Le «show de rêve» de Louis-Jean Cormier

Louis-Jean Cormier a su éviter le piège de... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Louis-Jean Cormier a su éviter le piège de la surenchère de l'instrumentation. Il a varié les dosages et s'est permis de beaux contrastes.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) CRITIQUE / Louis-Jean Cormier a débarqué au parc de la Francophonie en voulant bâtir un «show de rêve», étage par étage, «comme le Concorde, comme le Hilton». C'est exactement ce qu'il a fait, réinventant avec brio son répertoire, flanqué de 13 musiciens et choristes.

C'est en s'adressant à ses fans, les tutoyant, à son habitude, que Cormier a ouvert le concert. Élégant dans son costume gris, espadrilles blanches aux pieds, l'ex-Karkwa a salué la bravoure des spectateurs face à la météo peu clémente.

«Généralement, quand on commence à jouer, la pluie s'estompe», a-t-il lancé, optimiste. Ça n'a pas été le cas. La pluie est tombée tantôt de façon soutenue, tantôt sous forme de crachin. Là où il a vu juste, c'est lorsqu'il a déclaré «ce soir, ça va être une soirée mémorable, je le sais d'emblée». Non, ce n'était pas le grand confort physique, mais c'était certainement celui des sens.

Cormier a commencé seul au piano, appuyé d'une boîte à rythmes pour Jouer des tours. La chanson n'était pas terminée qu'Antoine Gratton venait le rejoindre au piano. Puis, Alex McMahon a fait son entrée à l'orgue Hammond, et les choristes, dont Coral Egan, sont apparus derrière les micros, le temps d'une version soul de L'Ascenseur. Le slameur David Goudreault est également venu y mettre du sien et, petit à petit, exactement comme l'avait prédit Cormier, le show de rêve a pris forme. 

On a senti que le chanteur a graduellement cessé de penser à la grosse machine qui l'entourait pour s'abandonner à ses pièces. Dès lors, les solides interprétations se sont succédé : une superbe St-Michel, pleinement sentie, une Tête première avec des crescendo efficaces ou encore Le jour où elle m'a dit je pars, où l'on savourait l'apport des cuivres.

Cormier a su éviter le piège de la surenchère de l'instrumentation. Il a varié les dosages et s'est permis de beaux contrastes. Deux titres ont été défendus de façon acoustique, guitares-voix, dont Au long de tes hanches, tirée de l'aventure des 12 Hommes rapaillés. Au terme de cette magnifique portion dépouillée, Cormier et sa bande ont terminé avec faste sur Tout le monde en même temps.

Le Pigeonnier n'était rempli qu'au trois quart, environ, caprices de dame Nature oblige. Or, rares sont ceux qui ont quitté avant la fin tant que la proposition valait le détour. Ils ont eu droit à un rappel de deux chansons. Le chanteur originaire de la Côte-Nord a alors salué ses «troopers» de fans, espérant qu'ils avaient une sécheuse qui fonctionnait bien et a fermé les livres avec Deux saisons trois quarts.

Mémorable, disait Cormier? Eh ben oui, de quoi en faire le chouchou du FEQ.

Peter, Bjorn & John

Les gars de Peter Bjorn & John n'ont pas semblé intimidés outre-mesure par la pluie, qui est tombée fortement tout au long de leur performance. Les Suédois sont arrivés avec un show énergique et parfaitement rodé, où les pièces s'imbriquaient les unes dans les autres. Le public n'a d'ailleurs pas résisté à se déhancher sur la pop rock dansante et accrocheuse des Scandinaves.

Le chanteur et guitariste Peter Morén, qui disait comment il trouvait belle la foule multicolore, dans ses imperméables, n'a ménagé aucun effort pour mettre les festivaliers au creux de sa main : il a bondi un peu partout, comme s'il avait des ressorts dans ses chaussures. Il a même descendu à quelques reprises dans la foule, y compris avec sa six cordes.

La troupe a proposé plusieurs compositions de son récent Breakin' Point, qui sonnaient vraiment bien, puis sont allés puiser dans le précédent, Gimme Some, plus rock, sans oublier de ramener le Young Folks de Writer's Block, ainsi que Objects of My Affection, qui a été une finale impeccable, avec des éclairages étoffés. Si certains ne connaissaient pas encore le trio, nul doute qu'il a marqué des points. Et ceux qui étaient familiers auront solidifié les liens...

Live Blog Le Festival d'été en direct (jour 3)
 
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