Ice Cube chauffe les Plaines

De noir vêtu de pied à sa casquette... (Le Soleil, Yan Doublet)

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De noir vêtu de pied à sa casquette caractéristique des Dodgers de Los Angeles, Ice Cube n'a pas ménagé ses efforts pour faire lever le party samedi sur les Plaines.

Le Soleil, Yan Doublet

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) CRITIQUE / La malédiction pluviale du samedi a encore frappé au Festival d'été de Québec (FEQ). Ça n'allait pas réfréner l'ardeur des fanatiques de hip-hop, qui ont rempli le parterre des plaines d'Abraham pour Ice Cube et n'ont pas ménagé leurs ardeurs pour crier leur joie de s'éclater sur sa pulsion tribale. O'Shea Jackson (de son vrai nom), a été généreux et chaleureux : «Yo, je m'en fous de la pluie, je peux faire ça toute la nuit!» Le gars a absolument été la vedette d'une soirée très inégale.

Sept ans après son passage au FEQ en première partie IAM, le rappeur est revenu au sommet de sa gloire. Ice Cube a puisé dans tout son répertoire (sauf, curieusement, ses deux premiers et meilleurs CD solos). Le gars a aidé à forger le son caractéristique de la côte ouest, le gangsta rap pesant et au flow de mitraillette, au sein de N.W.A (remis au goût du jour par le film sur les rappeurs, l'an passé). Straight Outta Compton et Fuck tha Police ont d'ailleurs semé la frénésie dans la foule qui levait le bras à l'unisson (même si la grande majorité n'était pas née en 1989...).

Accompagné d'un compère pour dialoguer et arpenter la scène avec lui, Ice Cube n'a pas perdu l'énergie de son flux vocal et de son aplomb - quel MC. En plus, le vétéran, toujours aussi en verve, sait cajoler une foule pour la mettre à sa main. De noir vêtu des pieds à sa casquette caractéristique des Dodgers de Los Angeles, Ice Cube n'a pas ménagé ses efforts pour faire lever le party. Comme rapper sur un extrait de Jungle Boogie de Kool and the Gang pour les «ladies». Ça groovait...

À vue de nez, samedi soir, Ice Cube avait l'âge d'être le père des festivaliers ET des gars des trois premières parties. Ce qui ne l'a pas empêché de leur botter les fesses. Respect.

Travi$ Scott

Travi$ Scott a remplacé au pied levé Fetty Wap, dont un membre de l'équipe n'a pu entrer au pays. Si ça n'avait pas été le cas, on n'aurait pas manqué grand-chose. Même si le Texan arrivait avec un CV garni à titre de producteur ou coproducteur : Kanye West, Rihanna, Drake, etc. Sur scène, il mise sur un style moitié chanté, moitié rappé avec beaucoup, beaucoup d'autotune. Faut aimer. 

Évidemment, sur une grande scène comme celle des Plaines, les rappeurs font à peu près tous la même chose : marcher de long en large comme un ours en cage en criant souvent «Queeebec». Ça vaut ce que ça vaut. Disons que ça finit par être redondant. Heureusement, Travi$ Scott n'est resté qu'une demi-heure sur la scène d'une prestation désordonnée (qui m'en a paru durer le double).

Une chance qu'il avait un DJ potable, qui a réchauffé la foule pendant une quinzaine de minutes avant que se pointe le rappeur. Dommage.

Belly

C'est à Belly que revenait la tâche ingrate de commencer cette soirée maussade. Le Torontois, vêtu d'une robe de chambre avec Muhammad Ali écrit dans le dos, a livré une prestation honnête, sans plus. Il s'est un peu mêlé de politique américaine, invitant la foule à entonner «Fuck Trump» sur l'air d'I Am a God de Kanye West - de toute évidence, il aime les gros beats pesants.

Rae Sremmurd a pris le relais tout de suite après. L'énergique jeune duo du Mississippi, accompagné d'un DJ, sautillait partout sur scène, sans se soucier de la pluie - dès le deuxième titre, Slim Jimmy s'est retrouvé torse nu, bientôt imité par Swae Lee!

La conjonction de la pluie et des éclairages donnait des images spectaculaires et les (très jeunes) festivaliers s'éclataient autant que Rae Sremmurd. Swae Lee a même fait la danse de l'ananas, avec le fruit dans sa main pis toute, avant de le lancer dans la foule, pour le plus grand bonheur d'un festivalier (ça ne s'invente pas).

Côté musique, le duo manque clairement de diversité - on avait l'impression de toujours entendre la même rengaine, avec de petits changements dans les beats. Remarquez que la foule n'en avait cure, sautillant à qui mieux mieux et chantant à pleins poumons. Divertissant.

Live Blog Le Festival d'été en direct (jour 3)
 
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