The Lumineers: conquête minimaliste

«C'est la plus grosse foule devant laquelle on... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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«C'est la plus grosse foule devant laquelle on a joué. Merci Québec, on se sent bien ici», a déclaré le chanteur et guitariste des Lumineers, Wesley Schultz (à droite), flanqué ici du multi-instrumentiste Jeremiah Fraites.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) CRITIQUE / Si Sting et Peter Gabriel avaient eu recours à 12 musiciens, à une scénographie recherchée et à des éclairages élaborés, jeudi, pour conquérir les plaines d'Abraham, vendredi, c'était tout le contraire. Les Lumineers ont séduit les festivaliers, qui s'étaient déplacés en grand nombre, en se contentant de leur répertoire minimaliste.

En début de programme, on a trouvé les Lumineers un peu casse-cou. Dès le deuxième titre, le groupe sortait le simple Ophelia. Puis, en quatrième, un autre gros canon avec Ho Hey. Un spectateur qui ne manquait pas d'humour a alors lancé «bon, ben le show est fini!»

Le jeune trio américain, augmenté de ses deux complices de tournée, avait visiblement une grande confiance en son répertoire. Car hormis trois espèces de lustres suspendus, à l'arrière-scène, et une grosse caisse à l'avant arborant le nom de la formation, il n'avait rien d'autre que ses chansons sur lesquelles s'appuyer. Or il a su les sortir au bon moment et soutenir l'attention avec des trouvailles toutes simples.

«C'est la plus grosse foule devant laquelle on a joué. Merci Québec, on se sent bien ici», a déclaré le chanteur et guitariste Wesley Schultz. Vrai que pour une première visite en ville, les Lumineers ont eu droit à tout un accueil...

Souhaitant installer une proximité avec la marée humaine qui s'étendait devant lui, le leader, flanqué de ses complices, est allé interpréter une séquence de quelques pièces, dont une reprise de Bob Dylan, Subterranean Homesick Blues, au beau milieu des festivaliers. Une idée qui a été très appréciée.

D'un titre à l'autre, la bande a varié les instrumentations et les combinaisons en gardant son aplomb. Parfois, Schultz se retrouvait complètement seul, armé de sa guitare, parfois il oeuvrait en duo avec le cofondateur, le multi-instrumentiste Jeremiah Fraites, pour ensuite évoluer avec tous ses collègues, dont la violoncelliste Neyla Pekarek.

Schultz a régulièrement invité les fans à chanter avec lui et n'a eu aucun mal à les convaincre. On a sorti les confettis sur Big Parade, seul véritable artifice de la soirée, et on a fini le tout sur l'incontournable Stubborn Love, qui a fait de nouveau chanter les Plaines.

Avec environ 75 minutes au compteur, le programme est apparu un peu court comparé à celui de jeudi. Toutefois, si l'on tient compte que l'attention commençait à chuter en fin de parcours dans les ballades, y compris dans la touchante Long Way From Home, dédiée au défunt père de Schultz, il était sans doute préférable de ne pas étirer la proposition et de finir en force.

Le vent fort, jeudi, n'avait pas permis au son de toujours voyager correctement sur les plaines d'Abraham et certains festivaliers s'en étaient plaints. Vendredi, on a pu vérifier qu'avec un vent moins fort, la sono était peu ou pas affectée.

City and Colour

L'un des éléments intéressants à propos de cette deuxième soirée du Festival d'été sur les plaines d'Abraham, c'est combien les univers des trois artistes à l'affiche avaient des parentés. La formation américaine d'indie folk Lord Huron a très bien mis la table, devant un public grandissant, qu'elle a réussi peu à peu à gagner.

Dallas Green, qui a suivi, n'a plus besoin de présentation. Avec son projet City and Colour, l'ex-Alexisonfire a partagé un répertoire parfaitement assuré, qu'une portion de la foule connaissait très bien. Des titres comme Sleeping Sickness ou encore Lover Come Back n'ont pas manqué de faire réagir.

Avec son projet City and Colour, Dallas Green a partagé... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Avec son projet City and Colour, Dallas Green a partagé un répertoire parfaitement assuré, qu'une portion de la foule connaissait très bien. 

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Le Canadien était entouré de quatre musiciens compétents. D'ailleurs, sous sa casquette et sa chemise verte à carreaux noirs, le leader, en voix, s'est fait peu bavard, laissant parler sa musique. Guitares vintages, pedal steel ou claviers aux sonorités intemporelles sont venus enrichir sa proposition, pour le plus grand plaisir de la foule.

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