The Cult: éclectique et électrique

Le charismatique Ian Astbury n'a pas seulement perdu... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le charismatique Ian Astbury n'a pas seulement perdu quelques longueurs de cheveux avec l'âge : un peu de voix aussi.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) CRITIQUE/ La dernière fois que The Cult est venu à Québec, en 2012, au Grand Théâtre, il y avait deux pelés et trois tondus, moi inclus. Et la performance était correcte, mais pas transcendante. Vendredi, le parc de la Francophonie débordait de partout et les Britanniques nous ont servi une soirée éclectique et électrique de Festival d'été (FEQ) comme on les aime, avec leur hard rock décapant. D'autant qu'auparavant, Steve Hill a solidement mis la table.

The Cult est parti en tombe avec Wild Floweret Rain, entrecoupées par Dark City, une chanson de leur plus récent album - ils ont d'ailleurs joué cinq pièces d'Hidden City (2016), histoire de montrer qu'ils sont encore pertinents (ce qui a un peu désarçonné la foule).

«Ils» étant, ici, Ian Astbury (voix) et Bill Duffy (guitares), le coeur du groupe et seuls membres originaux (1981). Si ça le fait en musique, il faut admettre que le charismatique Astbury n'a pas seulement perdu quelques longueurs de cheveux avec l'âge : un peu de voix aussi. Les aigus sont hors de portée... Duffy, par contre, n'a rien perdu de son doigté, a-t-on souvent pu constater. Ses riffs sont toujours aussi affûtés!

Avec John Tempesta à la batterie et deux musiciens de tournée, Astbury et Duffy ont ébranlé les colonnes du temple sonique. Le groupe n'a pas eu peur de puiser dans son répertoire pour en extraire des pièces moins connues (percutantes Gone et Rise), tout en servant généreusement les succès, surtout à la fin. C'est tout à l'honneur des Cult, qui auraient pu choisir la voie de la nostalgie.

Reste que les festivaliers, avec une moyenne d'âge assez élevée, étaient là pour se souvenir de l'époque bénie des Anglais, celle de Fire Woman et She Sells Sanctuary, servies en toute fin de parcours et qui ont semé la frénésie.

Ça n'a pas empêché le groupe de revenir au rappel avec une nouvelle chanson, G.O.A.T. Puis de nous asséner une version très inspirée et acérée de Love Removal Machine.

Passés date, les Cult? Pantoute.

Steve Hill en solo

La mode est au minimalisme cette année au FEQ. Il y a beaucoup de duos, alors Steve Hill a décidé de montrer qu'il pouvait faire ça tout seul comme un grand. Le bluesman québécois a décidé de jouer à l'homme-orchestre, s'accompagnant à la batterie et à l'harmonica tout en multipliant les passes de six-cordes. Fort, très fort. 

La dernière fois qu'on avait vu ça au parc de la Francophonie, c'était l'impayable Fred Fortin. Steve Hill a relevé le défi sans coup férir. Il était en forme et en voix, l'animal. Et pas question de bouder son plaisir et celui de la foule : il s'est lancé dans un medley du légendaire Robert Johnson avec un solo pas piqué des vers.

Steve Hill... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 5.0

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Steve Hill

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Bien sûr, c'est difficile de maintenir le rythme en solo. La prestation a d'ailleurs connu un petit passage à vide aux deux tiers, mais Hill, en vieux renard de la scène, a redressé la barre. Notamment avec une solide version de Voodoo Child de Jimi Hendrix - on a eu une pensée pour le regretté Stevie Ray Vaughan.

Prieur & Landry

En début de soirée, Two Miles Left n'a pas laissé un souvenir impérissable - c'est un euphémisme. Prieur & Landry, qui suivait, ont assuré. Du stoner rock au gros blues-rock sale, avec des influences grunge, le duo pèse lourd, même s'il peine à varier ses effets. Gab Prieur, le guitariste à la voix d'écorché vif à la Chris Cornell, et Eliot Landry (batterie) m'ont fait une très forte première impression.

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