Louis-Jean Cormier promet une «grand-messe» Motown

«Je me suis dit que j'aimerais faire un... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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«Je me suis dit que j'aimerais faire un show dansant, une revisite de mes chansons un peu vers les années 60», affirme Louis-Jean Cormier.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) Plus connu dans son aventure en solo pour son univers intimiste et ses ambiances soigneusement brodées, Louis-Jean Cormier rebrassera les cartes - et ses chansons! - lors de son spectacle de samedi au parc de la Francophonie. L'ex-Karkwa conviera alors ses fans à une soirée dansante, plus précisément à une «grand-messe Motown», selon sa propre description.

«Je me suis dit que j'aimerais faire un show dansant, une revisite de mes chansons un peu vers les années 60. Ça fusait un peu de partout, mais j'avais le goût que le soul, le gospel, le Motown soient là. Ce n'est pas une soirée dansante électronique. Je suis plutôt à l'aise dans ce qui est organique», a illustré Louis-Jean Cormier vendredi, en point de presse. 

Son groupe habituel gonflé d'une dizaine de musiciens et choristes, Louis-Jean Cormier a d'abord relevé ce défi «de changer de peau» à l'invitation des FrancoFolies de Montréal. Le spectacle qu'il devait à l'origine présenter au Festival d'été (FEQ) ne devait pas être celui-là. Mais les choses ont pris un tournant il y a un mois, lors d'une visite du directeur de la programmation du FEQ, Louis Bellavance. En entendant des maquettes, celui-ci a souhaité mettre les moyens pour que les festivaliers de Québec puissent eux aussi profiter de ces versions remaniées. 

«C'était compliqué parce qu'on est une vingtaine avec les techniciens. Finalement, je suis vraiment content qu'on ait trouvé une manière de le refaire une fois, parce que c'est un show merveilleux», s'est réjoui Cormier, qui dit avoir ancré ce projet dans une envie de «prouver que la musique est malléable», mais aussi de jouer avec son image. 

Comme un défi

«L'idée de partir en solo après l'épopée de Karkwa, c'était vraiment une démarche d'introspection et de personnalisation de ma création. Ç'a donné des trucs qui sont plus souvent qu'autrement plus intimes. Je pense qu'il y a une excitation à casser cette image-là de chanteur introspectif en chemise à carreaux. En flirtant avec ce style de musique-là et en comprenant aussi que les chansons peuvent y aller, c'était peut-être là qu'était le défi.»

Et le résultat? «Certaines chansons vont vraiment coller à Otis Redding, à Curtis Mayfield et même à Tom Jones, lance-t-il. Je me surprends moi-même dans mes propres chansons à y aller de moments à la Tom Jones. Ça me fait vraiment rire. C'est une célébration de la musique et c'est une revisite parfaite d'un répertoire qu'on n'est pas habitué d'entendre dans cette formule-là.»

L'expérience semble même assez concluante pour être immortalisée. «Il n'y a rien de confirmé, mais je caresse le rêve d'enregistrer un disque, parce que c'est vraiment trop le fun, avance Cormier. «L'idée d'entrer dans mon studio personnel avec les 14 intervenants, ça mijote!»

Retour «réconfortant»

Entre l'Impérial, les plaines d'Abraham et le parc de la Francophonie, Louis-Jean Cormier a goûté à plusieurs gabarits de spectacles au Festival d'été. Deux ans après s'être mesuré à la plus grande scène dans une formule carte blanche, l'auteur-compositeur-interprète choisit le mot «réconfortant» pour décrire son retour au Pigeonnier.

«J'ai adoré l'épopée sur les plaines d'Abraham. Mais les Plaines resteront toujours un habitat très, très vaste pour un petit chanteur québécois, qui peut bien jongler avec tout ce qu'il a d'humilité... Mais ça reste que c'est un très grand habitat. Des fois, on n'y croit même pas et on se pince en le faisant. Le Pigeonnier, ça nous ramène sur une scène qui est peut-être plus intime, plus facile à diriger. «Je pense que dans le métier qu'on fait, la chose la plus importante restera toujours la connexion avec le public», explique Cormier, qui ne nie pas avoir ressenti ce lien sur la grande scène. Mais le Pigeonnier, c'est comme tomber dans un petit char de course, nuance-t-il. Ce n'est pas un gros bateau.»

Quand on lui demande quel conseil il donnerait à Coeur de Pirate et Fred Pellerin, qui présentent à leur tour leur carte blanche cette année, Louis-Jean Cormier relativise les choses. «Ils n'ont pas besoin de mes conseils du tout, croit-il. Mais tout ce que je pourrais dire, c'est qu'avant le spectacle, il faut oublier qu'il y a des enjeux. Il n'y en a pas de toute manière. C'est de se forcer à ne pas avoir d'attentes et de juste célébrer ce moment-là.»

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