The Cult à la croisée des chemins

Ian Astbury et The Cult viennent de lancer leur 10e album.... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Ian Astbury et The Cult viennent de lancer leur 10e album.

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Festival d'été

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(Québec) The Cult a écrit une partie de la trame sonore des années 80 à renfort de Love Removal Machine, She Sells Sanctuary ou Fire Woman. Et le groupe est loin d'avoir rendu les armes: il vient de lancer Hidden City, son 10e album, qui est l'occasion d'une nouvelle tournée mondiale et d'un premier passage au Festival d'été.

Bien qu'il soit né à une époque où le hard rock avait la cote, The Cult a un ADN assez différent des Bon Jovi, Mötley Crüe et autres Poison. Le groupe a carburé aux riffs musclés, certes, mais il avait aussi dans son vocabulaire une fureur punk et des teintes new wave. Peut-être est-ce cette griffe particulière, combinée à la voix puissante de Ian Astbury et au jeu de guitare de Billy Duffy qui lui a permis de traverser les décennies sans trop de mal. Durant ce long périple musical, le groupe s'est néanmoins mis en veille à deux reprises, de 1995 à 1998, puis de 2002 à 2004.

«Il n'y a pas eu de séparation, je préfère parler de hiatus, précise Ian Astbury. On était sorti de la pièce... Quand vous travaillez si intensément, vous devez faire table rase à un moment donné. Tiens, pourquoi on ne parlerait pas de "repli stratégique"? Je n'étais pas allé dans le sud de la France en vacances. Durant le premier hiatus de The Cult, six semaines plus tard, j'étais en studio avec Holy Barbarians...»

La renaissance

Au retour de la deuxième pause, en 2005, The Cult s'est remis en marche avec Born Into This (2007), puis a flirté avec l'idée de lancer des capsules sonores réunissant 3 ou 4 pièces, plutôt que des albums traditionnels. Astbury demeure très attiré par cette façon de diffuser les compositions, à petite dose, sitôt qu'elles sont achevées. Il songe même à recommencer l'expérience, devant l'effondrement du disque compact et le fait que les usines de pressage de disques vinyles sont monopolisées par les grandes compagnies. 

À l'origine, le principe des capsules, peut-être en avance sur son temps, avait été accueilli plus ou moins chaudement par les fans. The Cult a donc renoué avec le format de l'album, ce qui a mené le groupe à l'excellent Choice of Weapon (2012), qui a véritablement réénergisé la troupe. Hidden City, paru plus tôt cette année, se veut une suite logique et vient clore un cycle, selon Astbury, qui y voit le dernier volet d'une trilogie. 

«C'est une trilogie en ce sens qu'il y a eu renaissance avec Born Into This, puis on est allé dans les recoins sombres de l'âme avec Choice of Weapon et nous voici à l'aboutissement de ce voyage.» 

La trilogie

Hidden City a marqué un retour à une collaboration pleine et entière avec le réalisateur Bob Rock, en compagnie duquel The Cult a signé plusieurs albums, dont l'incontournable Sonic Temple. Pour le groupe, Bob Rock est un «grand frère», celui qui permet d'affiner les idées musicales et de tempérer les visions parfois fortes et divergentes des deux leaders. Hidden City met d'ailleurs clairement de l'avant les signatures des têtes dirigeantes : autant il y a les riffs grinçants et les guitares lourdes d'un côté, autant il y a des titres nuancés de l'autre et même une pièce, Sound and Fury, où la six cordes de Duffy est entièrement muette au profit du piano.

«Ce sont des moments plus dépouillés et révélateurs qui ajoutent non seulement à l'expérience de l'écoute de l'album, mais aussi aux performances live : le programme n'est pas uniquement des riffs et des accords avec le volume dans le tapis.»

À ce propos, le chanteur souligne que The Cult tourne ces jours-ci non seulement avec sa section rythmique composée de John Tempesta (batterie) et Grant Fitzpatrick (basse), mais aussi avec un joueur de clavier, Damon Fox, ce qui permet d'enrichir le son de certains classiques et de proposer des titres plus nuancés.

Et demain?

Quand on demande à Ian Astbury si The Cult est le meilleur véhicule pour qu'il puisse s'exprimer, il fait une nuance. «Non, c'est un véhicule pour m'exprimer». Il rappelle qu'il avait lancé un album solo avant de remettre le groupe sur les rails, en 2000, et que ledit enregistrement, Spirit\Light\Speed, n'avait eu qu'une diffusion limitée, ayant été négligé par sa compagnie de disques. Aussi, lorsque le chanteur parle d'une fin de cycle pour The Cult, il apparaît évident que le groupe est à la croisée des chemins, qu'il s'agisse du format musical qu'il privilégiera pour la suite ou même d'une autre pause, le temps d'aventures solo...

«Terminer Hidden City était quelque chose de très important pour moi. Dix albums studio, je trouve que c'est un beau répertoire et peut-être qu'il sera temps de mettre mon énergie sur quelque chose de mon côté. Mais pour l'instant, The Cult est mon centre d'attention principal. On va tourner tout au long de l'année. On a des plans pour l'Amérique du Sud, l'Australie, d'autres shows en Amérique du Nord, peut-être des shows en Europe à la fin de l'année. Donc beaucoup de tournées et peut-être d'autres enregistrements et du contenu visuel...»

Apprendre des chicanes des Doors

En 2002, Ian Astbury se lance dans l'aventure The Doors of The Century avec les anciens Doors Ray Manzarek et Robby Krieger. Or la manière de mettre la tournée en vente, sous le nom et l'ancien logo des Doors, a profondément irrité le batteur John Densmore, qui a décidé de traîner le groupe en justice, ce qu'il a raconté en détail dans le livre The Doors Unhinged.

Astbury a été témoin de l'acrimonie et de l'amertume en coulisses, à son grand désespoir. Cet épisode lui a aussi ouvert les yeux sur l'importance d'entretenir le legs d'un groupe de façon saine et intègre. «Ç'a privé les fans des Doors d'une chance de voir Ray et Robby jouer pour des raisons enfantines. Je crois que ç'aurait pu se régler à l'occasion d'une conversation, mais c'était des blessures très profondes, des blessures artistiques, j'imagine, qui dataient de plusieurs années. [...]. Le legs des Doors a beaucoup souffert en raison de ce schisme et de ce livre qui n'étaient pas nécessaires. Ça n'a en rien enrichi le l'héritage des Doors, au contraire. Et il y a une équipe de gérance qui met sur le marché des figurines Bobbleheads de Jim Morrison... Il y aurait du ménage à faire dans la maison, je crois. L'héritage devrait être tellement mieux géré... Les Beatles, à titre d'exemple, ont formidablement bien géré leur héritage et entretenu leur légende, avec beaucoup d'intégrité.»

Vous voulez y aller?

  • Qui: The Cult
  • Quand: vendredi 8 juillet à 21h20
  • Où: parc de la Francophonie
  • Billets: laissez-passer

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