Pierre Kwenders au-delà des étiquettes

Les choses ont fait boule de neige pour... (Fournie par le Festival d'été)

Agrandir

Les choses ont fait boule de neige pour Pierre Kwenders depuis qu'il a prêté sa voix aux rappeurs acadiens de Radio Radio sur l'album Havre de Grâce, en 2012.

Fournie par le Festival d'été

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Festival d'été

Arts

Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) Entre ses premiers pas sur scène comme collaborateur de Radio Radio et le développement d'un projet solo qui fait des vagues ici comme ailleurs (Le Monde l'a récemment déclaré sauveur de la première soirée du Printemps de Bourges!), les dernières années ont souri à Pierre Kwenders. Avant de s'attaquer au prochain chapitre de son oeuvre, cet as du métissage dansant - récipiendaire du prix Espoir FEQ l'an dernier - s'amène à la place D'Youville le 8 juillet.

Les choses ont fait boule de neige pour Pierre Kwenders depuis qu'il a prêté sa voix aux rappeurs acadiens de Radio Radio sur l'album Havre de Grâce, en 2012. Deux EP et un album (Le dernier empereur bantou) plus tard, l'auteur-compositeur-interprète montréalais d'origine congolaise a laissé sa marque dans un créneau plutôt unique. Son mélange astucieux et vitaminé d'afrobeat, de rumba congolaise, de pop et d'électro lui a notamment valu une place dans la course au prestigieux prix Polaris et une nomination au gala des Juno. Un parcours remarqué que le principal intéressé décrit comme «un plongeon».

«Ç'a été comme un saut dans un océan, résume-t-il. Tu ne sais pas trop dans quoi tu t'embarques, tu as juste envie de sentir la fraîcheur ou la chaleur de l'eau. Et tu te sens bien parce que tu as besoin de faire ça. La musique avait toujours fait partie de ma vie, mais j'étais arrivé un moment où j'ai eu l'impression qu'il fallait vraiment que je fasse le saut. Je n'avais rien à perdre.»

Pierre Kwenders est arrivé au Québec à 16 ans, avec une connaissance limitée de la musique qui se faisait ici. «Depuis l'Afrique, j'écoutais Céline Dion. C'est une grande star internationale... qui ne connaît pas Céline? Et qui n'aime pas Céline? En tout cas, moi, je l'aime beaucoup!» rigole le musicien, qui raconte avoir ensuite découvert les airs d'Isabelle Boulay, de Pierre Lapointe, d'Ariane Moffatt ou de Jean-Pierre Ferland (il craque particulièrement pour l'album Jaune).

Influences québécoises

Quand on lui fait remarquer que ses influences québécoises n'ont pas grand-chose à voir avec la mixture sonore qu'il concocte de son côté, Pierre Kwenders s'esclaffe de plus belle. «Je pense que c'est venu un peu en écoutant toutes ces choses-là, en ayant grandi en écoutant la rumba congolaise, en ayant accès au hip-hop», résume celui qui a récemment signé des collaborations avec Yann Perreau et Valaire. «J'ai chanté longtemps dans une chorale, j'ai chanté du classique, ajoute-t-il. J'écoute aussi beaucoup de classique. J'ai quand même une bonne oreille. Quand la musique est bonne, je l'écoute. C'est tout ça qui m'inspire, mais je ne peux pas arriver en studio et copier tous ces genres. Je reste moi-même en m'inspirant de tous ces genres.»

Peu intéressé par les étiquettes dans ses habitudes de mélomane, l'auteur-compositeur-interprète ne l'est pas davantage quand vient le temps de qualifier sa propre musique. 

Il se montre réticent à faire entrer ses créations dans la boîte des musiques du monde et peut-être encore davantage sous la bannière «world 2.0» qui lui a été associée. «Ça sonne trop technologique! lance-t-il. Ça sonne comme un iPhone 2 ou 6! Après, ce sera quoi? De la world 3.0? On va finir par se perdre là-dedans.» Bon joueur, Pierre Kwenders ne se formalise toutefois pas de la tendance ambiante à vouloir tout classer.

«Oui, il y a le fait que je chante en plusieurs langues. Oui, il y a beaucoup de rythmes qui viennent d'Afrique parce que je viens du Congo. Mais dans ma musique, il y a autant d'ici que d'ailleurs. Je ne vois pas la nécessité de catégoriser ma musique. Mais pour mon plaisir à moi tout seul, je préfère juste dire que je fais de la trap congolaise. C'est une définition très simple : je chante en lingala et dans plusieurs autres langues, je mélange des rythmes d'un peu partout», décrit le musicien, qui place l'effet de surprise au coeur de sa création. Il promet d'ailleurs de nous étonner avec son prochain album, semble-t-il presque terminé et attendu à l'hiver 2017. 

«J'ai envie de surprendre les gens, évoque-t-il. Et je pense qu'ils vont être surpris. On verra si c'est de manière positive ou négative et de toute manière, on ne peut pas plaire à tout le monde. Personnellement, je suis très fier de ce qui s'en vient...»

Vous voulez y aller?

  • Qui: Pierre Kwenders
  • Quand: 8 juillet à 22h
  • Où: place D'Youville
  • Accès: gratuit
  • Info.: www.infofestival.com

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer