Deep Purple chauffe les Plaines

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Ian Gillan était en voix et derrière lui, le groupe était on ne peut plus synchro, servi par une excellente sono.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) Ni le ciel menaçant ni le vent ou le temps frisquet ne sont parvenus à effrayer le public du Festival d'été de Québec (FEQ), dimanche, sur les plaines d'Abraham. La machine Deep Purple est parvenue à réchauffer la foule grâce à une redoutable performance, carburant aux classiques, aux nouveautés et aux perles négligées du passé.

On s'en souviendra, initialement c'est Nickelback qui devait se charger du concert de clôture. Or, à la suite des ennuis de santé du chanteur Chad Kroeger, le FEQ a demandé à Deep Purple de se charger du boulot. Bonne idée! Dès l'ouverture, avec l'incontournable Highway Star, on a su qu'on était en voiture: Ian Gillan était en voix et, derrière lui, le groupe était on ne peut plus synchro, servi par une excellente sono.

Bien qu'ils font le circuit des festivals cet été, les gars n'ont pas opté pour la facilité. Aussi, pas moins de quatre titres du récent Now What?! se sont faufilés dans la soirée, sans pour autant en miner le rythme. Parmi celles-ci, Vincent Price a particulièrement bien marché. Il faut dire que les musiciens sont de premier ordre, aussi les envolées virtuoses d'orgue, gracieuseté de Don Airey, et celles de guitare, d'un Steve Morse qui avait pris soin de couvrir une de ses mains d'un gant, avaient de quoi soutenir l'attention. Les musiciens savaient faire des prouesses sans sombrer dans les excès ou la démonstration et sans perdre de vue la dimension mélodique. 

En guise d'apéro à une Perfect Strangers mordante, Don Airey s'est permis un segment où il a repris Gens du pays, pour le plus grand plaisir de la foule. Morse, de son côté, a servi l'impressionnante instrumentale The Well Dressed Guitar, en plus de dialoguer avec le vaste public, en fin de spectacle, durant Black Night. D'ailleurs, des dialogues, on en a également eu entre Ian Gillan et Steve Morse, avec une sympathique Strange Kind of Woman ou encore entre Airey et Morse, pendant la reprise de Hush, tout premier succès de la formation britannique, en rappel. 

En plus de ressortir Hard Lovin' Man, pièce rarement jouée sur scène, Deep Purple a aussi déterré The Mule, qui a permis à Ian Paice de nous rappeler l'étendue de son savoir-faire derrière sa batterie - baguettes lumineuses comprises!

Outre les envolées instrumentales, il faut souligner la cohésion et le son d'ensemble du groupe, au rendez-vous sur chaque titre. On a également été heureux de constater à quel point Gillan, du haut de ses 69 ans, a su faire bon usage de sa voix. Certes, elle n'a plus sa souplesse exceptionnelle des beaux jours, mais son chant était assuré, juste, et le vétéran a pu se permettre ici et là ses fameux cris aigus, sa signature habituelle.

Nul doute que la foule a été conquise. Et lorsqu'est venu le temps d'appuyer Gillan durant le refrain de l'incontournable Smoke On The Water, personne ne s'est fait prier. Même la pluie a eu la bonne idée de nous épargner tout au long du concert. Une finale réussie.

Alan Parsons, qui semblait ravi de renouer avec... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Alan Parsons, qui semblait ravi de renouer avec le public d'ici, a été bien accueilli en première partie.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Alan Parsons

Lorsque le Alan Parsons Live Project s'est arrêté à Québec, en mars dernier, Daniel Gélinas, le directeur général du FEQ, était dans la salle. Et il avait bien aimé ce qu'il avait vu. Aussi, quand est venu le temps de trouver quelqu'un pour assurer la première partie de Deep Purple, Alan Parsons est devenu un choix logique. 

Parsons s'est pointé avec ses sept comparses pour un voyage à travers son répertoire, des titres aux inflexions progressives à ceux plus pop. Certaines chansons, telle Days Are Numbers, sonnent un peu datées et auraient pu bénéficier d'une mise à jour, mais d'autres comme The Raven ou la suite The Turn Of A Friendly Card ont très bien fonctionné. 

Au sein de la bande, plusieurs ont pris le micro, dont Parsons, avec des résultats variables. En revanche, rien à reprocher au plan musical, chacun étant brillant, notamment le guitariste Alastair Greene. Une ouverture de soirée bien accueillie, d'autant que Parsons a semblé ravi de renouer avec le public d'ici et qu'il avait le chic de s'exprimer en français.

Live Blog Le Festival d'été en direct - 19 juillet
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