Bilan du Festival d'été: l'année de toutes les malchances

Dans nos pages en 2008, on soulignait à... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Dans nos pages en 2008, on soulignait à juste titre que la capacité d'accueil maximale des Plaines étaient de 60 000 personnes «debout, tassées au coude à coude sur la totalité de l'espace habitable».

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le dernier Festival d'été de Québec (FEQ) aura été celui de toutes les malchances : le spectacle des Foo Fighters qui s'arrête après quatre pièces, Nickelback qui décommande et Iggy Azalea qui triche avec une performance d'à peine 40 minutes comme tête d'affiche sur les Plaines.

Malgré tout, le FEQ a réalisé un coup fumant avec le passage des Rolling Stones. Les papys du rock auraient attiré la foule la plus importante du festival. C'est peut-être vrai, mais j'ai peine à croire le chiffre de 102 000 personnes lancé par le chanteur Mick Jagger, chiffre qui lui a sûrement été glissé à l'oreille par des gens du FEQ.

Dans nos pages en 2008, le collègue François Bourque se livrait à une analyse approfondie après des chiffres exagérés pour certains spectacles. Il soulignait à juste titre que la capacité d'accueil maximale des Plaines était de 60 000 personnes «debout, tassées au coude à coude sur la totalité de l'espace habitable», 70 000 en forçant et en comptant les spectateurs à l'extérieur des clôtures.

Par ailleurs, le FEQ ne le dira pas, mais je suis convaincu que ses dirigeants sont déçus de ne pas avoir écoulé la totalité de leurs laissez-passer avec à l'affiche un groupe d'aussi gros calibre que les Stones dans un spectacle unique au Canada.

Est-il temps de revoir la formule du laissez-passer valide pour tout le festival, comme le suggère Daniel Rossellat du Paléo Festival de Nyon, en Suisse? Le grand manitou du FEQ, Daniel Gélinas, n'est pas du même avis que son homologue helvète sur cette question, mais il aurait tort de ne pas prendre en considération le point de vue d'un type dont le festival affiche complet depuis 13 ans.

Sites spécialisés

Le FEQ devra aussi chercher une façon de contrer les sites spécialisés dans la revente qui liquidaient des laissez-passer à 80 $ avant le début du festival. L'un de ces sites, 514-Billets, disposait même, selon des sources bien informées, «de plusieurs caisses de laissez-passer».

Cette situation atteint le FEQ directement dans son nouveau modèle d'affaires, où le prix du laissez-passer passe de 78 $ à 88 $, puis à 98 $ à mesure que le festival approche. En effet, qui serait assez idiot pour payer un laissez-passer 98 $ quand il sait qu'il peut en avoir un pour 80 $ d'un revendeur?

Et, question toujours sans réponse, comment ces gens rentabilisent-ils la revente de laissez-passer à seulement deux dollars de plus que le plus bas prix de vente original? Je serais curieux de savoir ce que Daniel Gélinas et son adjoint Claude Doré ont dit aux gens de 514-Billets quand ils sont allés les rencontrer au Concorde, où ils faisaient leurs affaires durant le festival...

***

Mes trois meilleurs spectacles

  • Primus and the Chocolate Factory: On sait que les gars de Primus sont des musiciens hors pair et originaux. Ils ont livré un spectacle avec au programme l'intégrale de leur dernier album, qui est une relecture de la trame sonore du film Willy Wonka au pays enchanté, et quelques classiques au rappel. Solide et audacieux.
  • The Black Lips: Ils ont beau avoir joué à peine plus d'une heure, les Black Lips ont donné à tous le goût d'en entendre davantage avec ce premier spectacle dans la capitale. Leur punk rock garage psychédélique fait partie de ce qui se fait de mieux à l'extérieur de la zone commerciale. On veut les revoir, et vite!
  • Boston: Non, ce n'est plus la même chose sans le regretté chanteur Brad Delp et il ne reste plus qu'un seul membre original. À la guitare et aux claviers, le multi-instrumentiste Tom Scholz a toutefois démontré tout l'éventail de son talent : les hymnes rock que sont More than a Feeling, Peace of Mind et Don't Look Back, Scholz les a créés de toutes pièces et il réussit encore à en tirer le maximum avec des musiciens triés sur le volet. 

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