Megadeth: briser la voix

Megadeth n'a pas su réunir une foule monstre... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Megadeth n'a pas su réunir une foule monstre comme ce fut le cas pour Metallica.

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) La maintenant traditionnelle soirée metal du Festival d'été de Québec misait sur Megadeth, l'un des quatre grands du thrash avec Anthrax, Slayer et Metallica. S'il y avait une foule monstre lors du passage de ces derniers en 2011, c'était loin d'être le cas samedi soir. Température maussade? Premier samedi de la construction? Moins d'intérêt? Sûrement un mélange de tout ça. Et c'était loin d'être le spectacle du siècle, avec les problèmes de voix de Dave Mustaine.

Les festivaliers présents s'éclataient.... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 1.0

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Les festivaliers présents s'éclataient.

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On ne comptera pas d'histoires, Megadeth a toujours évolué dans l'ombre de Metallica - tout simplement pas le même calibre, même si les deux groupes partagent le même goût des structures complexes et des gros riffs secs et rapides. Pas le même sens du spectacle et de la complicité avec la foule, aussi, comme on a encore pu le constater.

Peu importe. Les festivaliers présents s'éclataient et Dave Mustaine, l'âme noire de Megadeth, était manifestement heureux de retrouver le public de Québec sur les Plaines. Le chanteur, jeans, chemise noire et longue chevelure bouclée, s'est toutefois mis à éprouver de sérieux problèmes de voix et de souffle au fil des chansons. Il a au moins pu compter sur la foule pour le refrain en français d'À tout le monde - une incontournable à Québec.

Megadeth a toujours eu une géométrie variable bâtie autour de Mustaine et du bassiste Dave Ellefson. Mais cette première prestation depuis huit mois revêtait un caractère spécial : il s'agissait de la première avec le guitariste Kiko Loureiro et le batteur Chris Adler depuis les départs de Shawn Drover et Chris Broderick. Les petits nouveaux s'en sont très bien tirés : c'était très tight.

Même si Megadeth aura bientôt un 15e CD, le répertoire de samedi faisait une très large place à Rust in Peace (1990) et Countdown to Extinction (1992), qui regroupent leurs pièces les plus connues, d'Hangar 18 à Symphony of Destruction, jouée en conclusion.

Était-ce en raison des difficultés vocales de Mustaine? Toujours est-il que le groupe a livré une relativement courte prestation : à peine 1h35, rappel compris, avec de très longues pauses. Dommage.

Sandveiss a offert une performance solide et mélodique. ... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 2.0

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Sandveiss a offert une performance solide et mélodique. 

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Sandveiss solide

Sandveiss s'est fait offrir toute une occasion pour un groupe de Québec : jouer sur les Plaines. Malheureusement pour le quatuor, il n'y avait pas encore beaucoup de métalleux lorsqu'ils sont montés sur scène à 19h. Pas grave : ils n'ont pas manqué de faire forte impression avec leur stoner metal à la Queens of the Stone Age qui s'inspire aussi du hard rock lent et lourd à la Black Sabbath.

Parlant de Sabbath, la voix de Luc Bourgeois rappelle, dans ses intonations et son intensité, celle du regretté Ronnie James Dio. Le répertoire manquait un peu de diversité, mais difficile de se faire une idée avec une demi-douzaine de morceaux. Reste que c'était pas mal solide et mélodique. On en aurait pris plus, contrairement à High on Fire.

High on Fire, qui jouait avant Megadeth, réunissait... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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High on Fire, qui jouait avant Megadeth, réunissait tellement de clichés du heavy métal qu'on aurait dit la réincarnation de Spinal Tap: les cheveux, la bedaine du chanteur, les amplis Marshall, les tatous, le son à 11...

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High on Spinal Tap

High on Fire, qui jouait avant Megadeth, réunissait tellement de clichés du heavy metal qu'on aurait dit la réincarnation de Spinal Tap : les cheveux, la bedaine du chanteur, les amplis Marshall, les tatous, le son à 11... Et le speed metal du power trio d'Oakland était à l'avenant, quelque part entre Motörhead et Slayer, mais en mode mineur. Le chanteur Matt Pike partage d'ailleurs une vague ressemblance avec Lemmy et la voix qui va avec. Très abrasif. Et répétitif.

On ne peut pas dire que le groupe a semé la frénésie dans la foule, plutôt indifférente, à part les mordus à l'avant. Bref, on a enduré comme un mal de tête : jusqu'à ce que ça passe.

Live Blog Le Festival d'été en direct - 18 juillet
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