Critique

Lisa LeBlanc: débordement d'amour à l'Impérial

L'Acadienne Lisa LeBlanc s'est présentée sur scène devant... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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L'Acadienne Lisa LeBlanc s'est présentée sur scène devant un public conquis d'avance qui scandait son nom.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) C'est devant une foule chauffée à bloc par le Québec Redneck Bluegrass Project et manifestement conquise d'avance que s'est présentée Lisa LeBlanc, vendredi soir à l'Impérial. «Li-sa! Li-sa! Lisa!» criaient ses admirateurs avant même qu'elle se pointe sur scène.

Une intro spéciale livrée par le quatuor vocal masculin Quartom a quelque peu déçu ses admirateurs - «Quessé ça?», a-t-on entendu ici et là. Banjo en main, la voix bien posée, l'Acadienne de Rosaireville s'est rapidement présentée pour attaquer en force l'énergique Gold Diggin' Hoedown, appuyée par un solide trio guitare-basse-batterie. 

«Jesus Christ, vous êtes-tu assez squeezés comme des sardines!» a-t-elle lancé en découvrant à quel point la foule logée dans le parterre était compacte. L'artiste a par ailleurs semblé manquer de mots devant le débordement d'amour qu'elle disait ressentir en provenance de la salle. 

Retrouvant ses esprits, Lisa LeBlanc a enchaîné avec Katie Cruel, autre titre tiré de son minialbum anglophone, marqué par un rythme lourd et rapide. Des chansons au rythme plus lent ont ensuite eu l'heur d'abaisser de quelques petits crans l'ardeur des festivaliers surstimulés. Ouf! Il était temps!

Retour sur scène du quatuor Quartom, avec lequel LeBlanc a ensuite offert Kraft Dinner et J'pas un cowboy, s'accompagnant elle-même à la guitare sèche. Difficile d'apprécier à leur juste valeur les harmonies vocales dans l'acous-tique criarde de l'Impérial.

Motel, Journal d'une rouspè-teuse et Downtown, défendues avec aplomb, ont rapidement et dangereusement ranimé la foule. 

Trois titres en anglais, dont la percutante You Look Like Trouble (But I Guess I Do Too), ont conclu le tour de chant. Lisa LeBlanc avait bien sûr gardé la populaire Aujourd'hui, ma vie c'est d'la marde pour le rappel.

Ode à la bouteille

Québec Redneck Bluegrass Project (QRBP) réunissait aux dernières nouvelles quatre Québécois et un Irlandais «qui font de la chanson à boire pour des gens qui boivent». La description lue en anglais sur le site Web de la formation correspond tout à fait au spectacle auquel on a eu droit vendredi soir. À ce qu'on a pu comprendre, QRBP est un groupe hommage à l'alcool et à l'ivresse dégradante qui résulte de sa consommation excessive. Le style fait en général penser aux Colocs aussi bien qu'à Plume, mais le «message», lui, se révèle beaucoup plus cru. 

Ce passage tiré de Je r'lève de brosse semble assez représentatif de l'ensemble de l'oeuvre : «Ben arrosé au gin tonic, e'jouais du hard-core acoustique / du death metal pas d'pédale, du rock dans l'fond pas d'distorsion / On a eu du gros fun dru, mais à matin, j'ai 'a tête dans l'cul / tout c'que j'peux faire, c'est jouer d'la guit', su'l'dos couché dans mon lit, encore.»

Le quintette a eu le mérite de livrer, entre deux gorgées de bière, et en dépit de l'exécrable acoustique de l'Impérial, une prestation menée rondement et avec énergie. Chu ben plus cool su'a brosse, dont le refrain a été repris en choeur par la foule, a remporté un vif succès. Entre autres numéros mémorables, il faut souligner celui du violoniste qui escalade - littéralement! - la contrebasse.

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