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Nuit magique avec Patrick Watson

Patrick Watson... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Patrick Watson

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) De la magie, Patrick Watson en avait déjà fait au parc de la Francophonie pendant le Festival d'été de Québec (FEQ). Allait-il réussir à reproduire le miracle sur les Plaines, un endroit plus synonyme de grands espaces que de bulle feutrée. Oh que oui.

Le singulier auteur-compositeur-interprète n'a pas failli à la tâche en répondant à l'invitation du FEQ, qui lui offrait une carte blanche. Il avait le mandat de proposer un spectacle spécial, il a répondu en restant lui-même (ce n'est pas parce qu'on chante sur la grande scène qu'il faut se la jouer guindé...) et en proposant ce qu'il sait faire de mieux... juste en un peu plus gros : section de cuivres, quatuor à cordes, talentueuses choristes auxquelles Marie-Pierre Arthur a joint sa voix.

Les Plaines ont eu droit à plusieurs moments d'envoûtement, hier soir. Et pas que dans cette rencontre entre Patrick Watson et Robert Charlebois, arrivée vers la fin du programme. Les deux chanteurs ont partagé leurs univers respectifs en entonnant Je te laisserai des mots de Watson et Lindberg de Charlebois. Fallait entendre le plus jeune rigoler comme un gamin entre deux vers pour voir qu'il prenait son pied. On pouvait déduire la même chose de son sourire fendu jusqu'aux oreilles, plus tôt en soirée, lorsqu'il a contemplé l'ampleur de son public. 

Mais bien avant le duo annoncé, la magie de Watson et ses musiciens s'était déjà manifestée à plusieurs reprises, nourrie par une sonorisation impeccable et un emballage visuel élégant. Dans cette ouverture par une chorale, enchaînée à une magnétique interprétation de la récente Love Songs for Robots. Dans cette Words in the Fire acoustique interprétée «à l'ancienne» et sans artifices. Ou dans Adventures in Your Backyard, trépidante et joliment cuivrée, qui a permis à Watson de jouer les chefs de choeur avec le public des Plaines. Le spectacle a culminé avec le classique The Great Escape livrée en tête à tête et dans le noir, dans la lueur des cellulaires et les clignotements des macarons de festivaliers, sous une envolée de ballons. On ne pouvait demander mieux. 

The Barr Brothers

Juste avant Patrick Watson, The Barr Brothers a mis la table avec doigté, en déployant pendant une heure sa fascinante proposition indie folk. Passant du planant au bluesé, ponctué de délicieux dialogues guitare-harpe, la prestation des Montréalais a démontré que la grandeur du site des Plaines n'est pas incompatible avec une écoute attentive des propositions plus intimistes. À ceux qui en doutaient, la très belle How the Heroine dies livrée par les musiciens réunis à l'avant-scène autour d'un même micro, aura fourni la plus belle des preuves. 

Si le groupe rassemblé autour des frères Andrew et Brad Barr a aussi marqué des points avec Little Lover et son chouette trip de percussions (ça tapait sur des tuyaux, des roues de vélo, des cloches, etc.), sa relecture de Shine On You Crazy Diamond de Pink Floyd lui a valu de longues acclamations. 

En début de soirée, la pimpante Sarah Bourdon a présenté au Petit Impérial un bon échantillon de ses chansons pop teintées de soul, devant un public réceptif, mais pas trop démonstratif. Loin de se laisser démonter, la chanteuse a fourni elle-même des «whoohoo!» bien sonores pour fouetter les troupes entre les chansons. L'auteure-compositrice-interprète a autant de bagout que de voix... Et dans les deux départements, elle surpasse la moyenne des ours! Entourée de musiciens qu'elle avait elle-même accoutrés «en touristes» (bermudas pastel et bas aux genoux!) et qui lui ont de surcroît fourni de forts jolis choeurs, Sarah Bourdon a fait bon usage de l'heure qui lui a été confiée... et a sans doute gagné quelques admirateurs.

Live Blog Le Festival d'été en direct - 17 juillet
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