Interpol: le bonheur à trois

Maintenant officiellement un trio, le groupe alternatif new-yorkais...

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Maintenant officiellement un trio, le groupe alternatif new-yorkais Interpol se présentera à cinq sur la scène du parc de la Francophonie, vendredi soir.

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

<p>Ian Bussières</p>

(Québec) «Personne n'entretient de sentiment négatif envers Carlos, mais on s'est rendu compte qu'on était bons en trio. Il y a là une énergie qui me rappelle les premiers albums de The Police. C'est très cool et on dirait que moins il y a de monde impliqué, mieux c'est. C'est plus compliqué quand tu as plusieurs voix qui travaillent sur la même chose», a résumé le batteur Sam Fogarino en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

La formule se serait imposée d'elle-même quand Fogarino, le guitariste Daniel Kessler et le chanteur, guitariste et, maintenant, bassiste Paul Banks ont décidé de recommencer à écrire après une pause de quelques années.

«Paul a réalisé qu'il avait besoin de cet élément de basse pour travailler sur ses mélodies vocales. Alors, au lieu d'embaucher quelqu'un d'autre, il a décidé de prendre la basse. Quand je les ai rejoints une semaine plus tard, on était déjà devenu un trio! La dynamique était bonne, ça a pris seulement deux heures pour sentir comment ce serait puissant. On s'est rendu compte qu'on était capables de le faire sans aide extérieure.»

Poursuivre en trio

Les gars ont tellement apprécié l'expérience qu'ils comptent poursuivre leur «trip à trois» même si le claviériste Brandon Curtis et le bassiste Brad Truax continueront de les accompagner en spectacle.

«Probablement que Brandon et Brad ne deviendront jamais des membres officiels d'Interpol, mais ils seront toujours les premiers que nous appellerons quand nous partirons en tournée. Nous aimons travailler avec eux. Et sur El Pintor, pour la première fois, Brandon a écrit ses partitions de clavier, quelque chose dont Carlos se chargeait auparavant», enchaîne Fogarino au sujet du processus de création de leur dernier opus.

Mais alors que Banks se charge de plus de la moitié des instruments, comment s'y prend-on pour que le meneur du groupe n'en vienne pas à occuper tout le plancher? «Très bonne question», répond le batteur. «Mais Paul est un gars qui est très ouvert sur tout et le groupe n'a jamais été totalement centré sur lui. Il est très réceptif à nos suggestions.»

En fait, selon Fogarino, la création pour Interpol a toujours été un effort collectif. «Il n'y en a pas un qui arrive avec une idée complète et arrêtée et qui dit aux autres quoi faire. Ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe.»

«Oui, Daniel amène souvent l'idée de base d'une pièce, la progression des accords. C'est comme ça que la plupart des pièces d'Interpol voient le jour. Mais ensuite, tout le monde s'implique et amène ses idées. Même concernant l'aspect rythmique, tout le monde fait sa part, il n'y a personne qui prenne quoi que ce soit à la légère.»

Si la pause prise par le groupe à l'automne 2011 s'imposait, selon le batteur, celui-ci avance cependant que les admirateurs n'auront probablement pas à attendre quatre ans avant un autre album d'Interpol. «Quatre ans, c'est très, très long. Après cette tournée, on prendra bien sûr quelques mois de congé, mais sans plus. On veut mettre à profit l'élan dont on dispose», conclut-il.

Indépendant un jour, indépendant toujours

L'escapade chez l'étiquette majeure Capitol pour l'album Our Love to Admire lancé en 2007 aura été de bien courte durée pour Interpol, qui était de retour dès l'opus suivant sur l'étiquette indépendante Matador, où il a lancé tous ses autres albums.

«Partir pour une étiquette majeure, ça n'arrivera plus. Nous sommes sur Matador, nous sommes chez nous», résume le batteur Sam Fogarino. «Nous n'avons pas l'ambition de devenir les prochains Coldplay.»

Les membres d'Interpol apprécient le fait que les gens de Matador Records les respectent comme artistes. «Ils pensent comme nous concernant les vidéos et la façon dont les albums sont lancés», explique Fogarino, en précisant toutefois qu'à l'époque la décision de passer chez Capitol avait été mûrement réfléchie.

«Il ne faut pas oublier que Capitol avait alors une belle équipe. Tous les gens qui étaient responsables des albums Kid A et Amnesiac de Radiohead étaient encore là. Ils s'occupaient bien de nous. C'était comme chez Matador, mais avec beaucoup plus de moyens.»

Cependant, tous les membres de cette équipe ont été mis à la porte peu de temps après l'arrivée du groupe new-yorkais. «Ils les ont remplacés par des gens qui s'en foutaient! Du jour au lendemain, c'était comme si on n'était même plus sur une étiquette de disques. On n'avait même plus aucun contact de leur part», déplore Fogarino.

Interpol avait alors déjà commencé à plancher sur son quatrième album, qui devait encore paraître sur Capitol. «Ce qui est bien, c'est que Capitol a accepté de nous laisser partir avec notre disque. Nous l'avons proposé à Matador, qui a accepté de nous reprendre. Il y a des groupes qui n'ont pas cette chance, notamment Spoon, qui n'avait pas pu faire ça quand il a quitté Elektra Records et qui avait été plusieurs années sans rien faire paraître pour cette raison.»

Le Nord-Est sans la neige

Les gars d'Interpol se souviennent très bien de la dernière virée qui devait les mener dans le nord-est des États-Unis et au Canada, en novembre dernier, alors qu'ils ont été immobilisés à Buffalo pendant 50 heures par une tempête de neige monstre. Cette fois-ci, ils n'ont pas pris de risque, ils ont décidé de traverser ce secteur en juillet.

«Heureusement pour nous, nous étions en face d'une caserne de pompiers, alors nous n'avons jamais été en danger. Mais nous ne pouvions plus avancer. Toutes les routes étaient fermées. Parfois, le soir, nous allions faire de longues marches. C'était un peu surréaliste comme ambiance», se souvient le batteur Sam Fogarino. «Le seul truc qui n'allait pas, c'est que nous avons reçu beaucoup d'attention à cause de cet épisode, alors que d'autres personnes avaient vraiment besoin d'aide, comme les plus pauvres ou les personnes âgées qui n'avaient pas accès à leur médication», résume-t-il. 

 

=> Vous voulez y aller?

  • Quoi : Interpol (invités : Viet Cong et Heat)
  • : parc de la Francophonie
  • Quand : vendredi soir, 21h30
  • Accès : laissez-passer 
  • Info : www.infofestival.com

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