Edward Sharpe and the Magnetic Zeros: le son de la collectivité

Les membres qui composaient Edward Sharpe en 2013,... (Photo fournie par Universal Records)

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Les membres qui composaient Edward Sharpe en 2013, à l'époque de leur troisième album.

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 7 et 17 juillet 2016. »

(Québec) De par le look de son chanteur, ses sonorités rétro ou son aspect communal, la formation Edward Sharpe and The Magnetic Zeros semble appartenir à une autre époque. Néanmoins, la bande que d'aucuns associent au mouvement hippie a su parler à la génération actuelle dès son premier album, Up From Below (2009). Et elle compte faire de même avec son quatrième enregistrement, dont on aura un avant-goût mercredi soir, au Festival d'été.

D'emblée, une précision : non, le leader de la troupe ne se nomme pas Edward Sharpe. Le patronyme réfère plutôt à un personnage fictif, né de l'imaginaire du chanteur et principal compositeur de la bande, Alex Ebert. Celui-ci, après avoir tenté sa chance sur la scène électro-pop avec Ima Robot, s'est réinventé en territoire folk, avec des incursions du côté de la pop, du rock, de la musique psychédélique et même du jazz. Depuis 2007, la formation californienne a vu arriver et partir beaucoup de collaborateurs, dont la chanteuse Jade Castrinos - un sujet encore sensible, comme on pourra le voir dans l'entrevue ci-dessous -, mais a su garder sa personnalité et son noyau créatif. Le guitariste Christian Letts, avec lequel nous nous sommes entretenus, fait partie des fondateurs.

Q Lors de votre passage ce printemps à l'événement South By Southwest, à Austin, vous vous êtes consacrés uniquement à votre nouveau matériel. Est-ce à dire que vous allez faire une grande place aux titres inédits à Québec?

R C'est vraiment difficile à dire, car je ne sais pas moi-même à quoi m'attendre. Chaque journée est différente, car le plus souvent nous jouons sans liste de chansons préétablie, alors est-ce que ça va changer avec le nouvel album sur lequel nous travaillons? Je ne peux le dire, je ne sais jamais ce qui va arriver! [...] Dernièrement, on a même fait participer le public pour prendre leurs demandes spéciales. 

Q Comment faites-vous pour que ce ne soit pas un bordel complet sur scène?

R Je crois que c'est l'expérience, le fait que ça fait plusieurs années que nous le faisons. Parfois c'est un bordel complet, mais le plus souvent, ce ne l'est pas! En général, on est assez bons. Ça nous aide à rester sur notre garde, à être très présents.

Q Le prochain album semble presque achevé. La sortie est prévue pour quand?

R Oui, on est très avancés. On espère pouvoir sortir ça d'ici la fin de l'année, mais on verra.

Q Vos deuxième et troisième albums sont parus coup sur coup, en 2012 et en 2013. Vous avez visiblement voulu prendre plus de temps pour le quatrième. Parlez-moi un peu de votre approche...

R Alex a son studio à La Nouvelle-Orléans, qu'on aime beaucoup. C'était génial, on a tout écrit là et tout enregistré. [...] Je crois qu'on voulait simplement prendre plus notre temps pour écrire et pour la manière qu'on enregistrait tout ça. Ça n'a pas été si long en fait, puisqu'on a mis un mois et demi pour l'ensemble, y compris les orchestrations. Mais on a beaucoup réfléchi à la manière de le faire... Le studio d'Alex est hallucinant! C'est situé à un superbe endroit. C'est bien de sentir qu'on fait partie du voisinage quand on fait un projet du genre...

Q Vous avez cette image de groupe hippie ou psychédélique. Jusqu'à quel point avez-vous le mode de vie hippie?

R Je crois que ce sont les gens qui nous ont mis dans cette catégorie. Je ne me sens pas comme un hippie. Je crois qu'Alex voulait qu'il y ait cette dimension positive, et qu'il voulait rester dans ce spectre, qui peut nous associer à ce mouvement, mais je ne crois pas qu'on soit nécessairement un groupe hippie. 

Q Vous êtes une formation nombreuse et quand vous partez en tournée, il y a des gens qui s'ajoutent, d'autres qui partent, comment c'est de travailler ainsi?

R On est 10 et on a eu plus de gens par le passé. Certains s'ajoutent un certain temps... On est une superbe équipe et quand on écrit, on est plusieurs. C'est ce que je connais, je ne connais rien d'autre. J'adore avoir une grande famille sur la route. Je ne peux imaginer être dans un groupe à quatre. On a toujours eu au moins dix personnes et plus. Dix est notre nombre le plus bas! On a eu des soirs où des gens sont venus s'ajouter sans que ce ne soit prévu... 

Q Mais ça doit vous demander une certaine adaptation, pour vous ajuster à tout le monde, non?

R C'est la vie! On voit ce qui se passe. Certains doivent partir pour faire autre chose, mais on doit poursuivre...

Q Un des membres qui a quitté le groupe est la chanteuse Jade Castrinos. Sa voix jouait un rôle-clé dans certaines chansons, dons le hit Home. L'avez-vous remplacée?

R Vous savez quoi? Je préférerais juste ne pas parler de l'épisode Jade... Je préférerais parler d'autre chose...

Q D'accord, je comprends, mais une question demeure : voulez-vous la remplacer par une autre voix féminine ou est-ce que vous avez décidé de réarranger les pièces différemment ou d'en laisser tomber...

R Dorénavant, nous sommes dix gars dans le groupe. [...] On joue tout ce qu'on peut dans le temps que nous avons.

Q Comment les chansons évoluent-elles au fil des spectacles?

R D'aussi loin que je me souvienne, on a toujours poussé les chansons. Je n'ai pas l'impression d'avoir joué les chansons deux fois de la même manière. Je crois qu'au départ, c'était inconscient et peu à peu, on est devenus conscients de ça. Comme la pièce Up From Below, on ne sait jamais comment elle tournera. On a passé tellement de temps ensemble, sur scène ou à enregistrer que c'est comme une petite brise qui peut devenir un coup de vent très rapidement. On peut sentir les uns les autres ce qui se passe sur scène et pourtant, au même moment on n'en a aucune idée. J'ai du mal à décrire ça. Je sais que ça peut paraître bizarre, mais c'est génial de jouer assez longtemps avec les gens pour les connaître si bien musicalement.

=> Vous voulez y aller?

  • Qui : Edward Sharpe and The Magnetic Zeros
  • Quand : mercredi soir, à 21h30
  •  : parc de la Francophonie
  • Accès : laissez-passer
  • Info : infofestival.com

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