CRITIQUE

Future Islands: dense et danse

Le chanteur de la formation Future Islands, Samuel... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le chanteur de la formation Future Islands, Samuel T. Herring est une redoutable bête de scène, comme l'ont constaté les spectateurs présents au parc de la Francophonie, lundi soir.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 9 au 19 juillet 2015. »

(Québec) S'il fallait trouver une incarnation humaine au dicton «il ne faut pas se fier aux apparences», le chanteur de la formation Future Islands, Samuel T. Herring, serait un excellent candidat. Sous ses airs de gars d'à côté se cache une redoutable bête de scène. Sa réputation le précédait, c'est ce qu'on attendait de lui... Et il en a mis une couche de plus, lundi, au parc de la Francophonie.

La bande de Baltimore est de celles qui s'apprécient autant avec les oreilles qu'avec les yeux... sans oublier les pieds. Pendant la majeure partie de la soirée, les festivaliers massés devant la scène dansaient ferme. Vrai que la pop dense gonflée aux synthétiseurs de Future Islands a de quoi donner envie de se dégourdir les jambes. Et si l'on ajoute à ça l'énergie contagieuse du chanteur, l'effet s'en trouve décuplé.

Dire que Samuel Herring est habité par la musique relève presque de l'euphémisme. Quand il plonge dans une chanson, il a l'air en transe, voire carrément possédé : il se frappe la poitrine, glisse en mouvements latéraux, se jette à plat ventre, saute sur place, donne des coups de pieds, y va de moulinets avec les bras ou de déhanchements lascifs... 

Et vocalement aussi, l'Américain s'éclate et n'a pas peur de jouer dans les extrêmes : on a souvent eu droit au côté rauque de sa voix, lundi... Au risque de frôler par moments la cacophonie (quelques irritants retours de son n'ont pas aidé, ici). Difficile toutefois de lui en tenir rigueur. Un artiste qui se donne autant, ça force l'admiration. Le parc de la Francophonie n'était pas complètement rempli, mais ceux qui y étaient y ont goûté... Dans le bon sens du terme!

Owen Pallett

Est-ce parce qu'il se passe de présentations? Owen Pallett est arrivé à 20h sur la scène du parc de la Francophonie sans que la voix de l'annonceur du Festival d'été se soit fait entendre. Pas grave, l'Ontarien résidant à Montréal était déjà à l'oeuvre, enregistrant ses premières séquences. Parce qu'elle réside là, la recette de ce magicien du violon, qui s'est produit lundi seul ou en trio : créer des boucles sonores qu'il superpose jusqu'à bâtir un univers sonore touffu (voire parfois un peu échevelé) qui va du romantique à l'étrange, à l'onirique et on en passe. 

Souvent occupé par ses machines, ce collaborateur d'Arcade Fire offre une présence scénique plus axée sur le menu détail que sur le grand déploiement. Et s'il n'est pas le plus jasant des artistes, il a quand même connecté avec son public en prenant quelques demandes spéciales. Sympa.

Live Blog Le Festival d"été en direct - 13 juillet
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