Patrick Bruel: histoire d'amour

Pour Patrick Bruel, terminer  sa tournée au Festival... (Photothèque Le Soleil)

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Pour Patrick Bruel, terminer  sa tournée au Festival d'été est l'apothéose : «Pour nous, c'est un rêve. Ça fait des années qu'on en parle.»

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Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 9 au 19 juillet 2015. »

(Québec) Pour le jour de la fête des Français, le Festival d'été de Québec (FEQ) a réservé l'un des plus québécois des chanteurs de l'Hexagone : Patrick Bruel. Son histoire d'amour avec la Belle Province a commencé «de manière foudroyante» il y a 25 ans et ne s'est jamais essoufflée depuis.

Bruel parle de sa relation avec les Québécois comme d'un coup de foudre. Il faut avoir assisté à l'un de ses spectacles pendant la «Bruelmania» au début des années 90 pour affirmer qu'il dit vrai. Ses admirateurs (admiratrices!) criaient tellement qu'on ne l'entendait même pas chanter. La folie s'est calmée, mais Bruel a encore une place privilégiée dans le coeur des Québécois. Il vient d'ailleurs nous visiter plusieurs fois par année. «Je crois qu'on ne s'est jamais déçus les uns les autres. Ça, pour moi, c'est très important», avance-t-il pour expliquer ce lien étroit. 

Bruel voulait se produire sur les Plaines depuis quelques années déjà. Il avait goûté à cette scène en 2008 à l'occasion du 400e anniversaire de la ville, alors qu'il participait au spectacle Paris-Québec sous les étoiles, qui réunissait entre autres Salvatore Adamo, Hugues Aufray, Isabelle Boulay, Yves Duteil et Robert Charlebois. Son interprétation de La complainte du phoque en Alaska en duo avec Diane Dufresne avait fait un tabac. «Un moment qui ne s'oublie pas», avait écrit la critique du Soleil à l'époque. 

Cette fois, c'est en solo que le chanteur de 56 ans montera sur les planches, précédé d'Ariane Moffatt en première partie. «C'est le bouquet final d'une tournée qui a commencé il y a un an et demi. On est passé par tous les genres de salles : moyennes, très grandes, des stades, des spectacles en plein air. Mais je crois qu'on termine en apothéose parce que terminer au Festival d'été de Québec, pour nous, c'est un rêve. Ça fait des années qu'on en parle.»

Pour ce spectacle où il s'est entouré de cinq musiciens, Bruel entonnera des chansons de son dernier album Lequel de nous, paru en 2012, quelques reprises, ses grands succès et peut-être quelques surprises. «Personne ne sera frustré», promet-il.

Fan des Stones

Bruel n'est pas peu fier de se retrouver sur la même scène que les Foo Fighters et les Rolling Stones. «Ça a de la gueule», admet-il. Vous risquez d'ailleurs d'apercevoir sa chevelure ondulée au spectacle des Britanniques. En 1973, alors qu'il avait 14 ans, Bruel avait assisté en cachette de ses parents à un spectacle de la bande de Mick Jagger à Bruxelles. Les Stones étaient alors interdits en France pour des histoires de drogue. Il était parti en train avec des amis. «C'est un souvenir inoubliable», décrit-il. 

Les Stones et les Beatles l'ont introduit à la musique américaine. «On les écoutait pas mal à la maison, se rappelle-t-il. Après, il y a eu toute la mouvance des années 70 à commencer par Pink Floyd et tout ce qui a suivi. Mais les Stones, bien sûr, ça a été très fondateur pour quelqu'un de mon âge. C'était très important. C'est extraordinaire de voir que 40 ans plus tard, ça n'a pas pris une ride.»

Impressionné par l'énergie de Mick Jagger, il tente d'en donner tout autant à son public. «On est comme des gamins, nous, de venir à Québec parce qu'on vient dans ce festival qu'on a vraiment désiré faire depuis longtemps, on est reçus, fêtés, honorés, on se retrouve en vedette sur la grande scène. En même temps, il y a notre petit coeur d'ado et de fan qui est frétillant à l'idée de voir les Stones.»

Après plus de 30 ans de carrière, Bruel affirme avoir toujours le feu sacré et espère continuer dans le domaine encore longtemps. «L'énergie est là», affirme-t-il. Et son public lui est fidèle : ses salles sont pleines et il compte plus d'un million d'abonnés sur sa page Facebook. «À la radio, à la télé, en concert, je m'amuse tellement que ça transpire», conclut celui qui commence à travailler sur son prochain album.

=> Vous voulez y aller?

  • Qui : Patrick Bruel
  • Quand : mardi soir, 21h
  • : plaines d'Abraham
  • Accès : laissez-passer
  • Info : www.infofestival.com

Trois passions

Patrick Bruel jongle avec trois passions : la musique, le jeu et le poker. La première, il la partagera sur les Plaines mardi soir. La seconde, il la vivra cet automne alors qu'il tournera le film Les terres saintes, réalisé par Louise Archambault (Gabrielle) et tiré du roman du même nom de l'écrivaine française Amanda Sthers, ex-conjointe de Bruel. La troisième, il la consomme par pur plaisir lorsque le temps lui permet. 

Q Dans laquelle de vos trois passions doit-on prendre le plus de risques?

R Les trois. Parce que le plus grand risque, c'est de ne pas en prendre. Je pense que toute activité liée à sa passion comporte une part de risque qui est indispensable. Je dirais que le risque de l'artiste est plus intéressant que celui du joueur de poker parce que le risque de l'artiste, c'est de se renouveler, c'est d'aller là où on l'a jamais vu, là où on ne l'attend pas. Alors qu'au poker, le risque est souvent calculé par des probabilités. Après, il y a des manières d'inventer de nouvelles façons de jouer, c'est possible d'être créatif, mais on ne peut pas être créatifs chaque fois. 

Q Dans laquelle la chance joue-t-elle le plus grand rôle?

R La chance d'un artiste, c'est au début. Quand la chance se présente, il faut la saisir et après, c'est du travail et du travail pour maintenir le don du ciel qu'on a eu. [...] Au poker, le hasard est présent dans le jeu, mais il n'est pas déterminant. 

Q Laquelle est la plus payante?

R Au poker, il y a des années où on est devant et d'autres où on est derrière. C'est un équilibre qui se fait. Mais l'argent du poker reste au poker pour moi, donc c'est un truc à part. Pour un artiste, c'est très aléatoire. Il y a des périodes formidables, d'autres plus difficiles, mais tant qu'on fait ce qu'on aime, qu'on se regarde bien dans la glace le matin, pour moi, tout va bien.  

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