Légendes d'un peuple: le dernier mot aux artistes

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 9 au 19 juillet 2015. »

(Québec) Fallait-il qu'Alexandre Belliard tienne à les présenter, ses Légendes d'un peuple!

Alors qu'une pluie froide et souvent forte s'acharnait depuis une heure sur le parc de la Francophonie, ses courageux partenaires et lui ont improvisé une version acoustique du spectacle comme solution de dernier recours. Au grand plaisir de la soixantaine d'irréductibles en imperméable, agglutinés devant la scène, qui n'ont jamais cessé d'espérer.

Cette version raccourcie du spectacle racontant l'épopée des francophones d'Amérique s'est ouverte envers et contre tous sur En un seul peuple rapaillé, interprétée par Stéphane Archambault et Marie-Hélène Fortin et accompagnée seulement au violon et à la guitare. «Quoi qu'en disent les médias demain, les plus fous et les plus fighters étaient ici ce soir», a lancé Archambault, non sans à-propos.

Mara Tremblay a enchaîné avec Marie Rollet, sous un éclairage réduit à quelques projecteurs blancs et sur un fond de coups de tonnerre. La proposition ne manquait pas d'intimité ni de chaleur. Ce fut ensuite au tour de Jorane, intense dans Je sais que tu sais, une chanson rappelant l'injuste destinée des Premières Nations, puis de Patrice Michaud venu chanter l'histoire de Chomedey de Maisonneuve. De quelques dizaines, la foule était passée alors à quelques centaines.

Le spectacle s'est poursuivi sans anicroche au-delà de La Star du rodéo, un hommage au poète Denis Vanier interprétée avec énergie par Vincent Vallières, tous se moquant de la pluie, les uns portant l'imperméable, les autres non.

Luc de Larochellière

C'est sous un lourd ciel d'encre zébré d'éclairs brillants que, vers 20h, Luc De Larochellière a lancé Amère America. Il y avait décidément de l'électricité dans l'air quand il a fait une promesse à la foule : «tout ce que j'ai de moins obscur, tous mes hits qu'on peut mettre dans une heure».

L'artiste a tenu promesse, enchaînant rondement La route est longue, Si fragile, Si j'te disais reviens, Chinatown blues, Sauver mon âme, Cash City et quelques autres en compagnie de son orchestre. La voix de sa compagne Andrea Lindsay a été mise à profit notamment dans Beauté perdue, très appréciée des festivaliers, et Le problème avec toi, présentée avec humour par le couple.

Ce tour d'horizon d'une soixantaine de minutes aura seulement paru trop court. Sympathique de retrouver les chansons de Larochellière dans leur habillage de guitares et de synthétiseur des années 1980.

Antoine Corriveau

Accompagnée seulement du violoncelle, de la batterie et d'une guitare le plus souvent noyée dans la réverbération, la folk rock dense d'Antoine Corriveau a pris un ton incantatoire qu'on ne lui connaît pas sur disque. L'auteur-compositeur-interprète originaire de Trois-Rivières a offert sept titres tirés de ses albums Les ombres longues et St-Maurice/Logan, dont le pénétrant Le nouveau vocabulaire, qui a valu à son créateur le Prix de la chanson Socan, il y a tout juste deux jours.

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