Tragically Hip: complètement Hip!

Gordon Downie, en pantalon de cuir, chemise pâle... (Photo Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Gordon Downie, en pantalon de cuir, chemise pâle et chapeau de cowboy, était aussi maniaquement intense que d'habitude.

Photo Le Soleil, Caroline Grégoire

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Festival d'été

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Festival d'été

Qu'il s'agisse de la programmation, des artistes qui viendront et des performances qu'ils offriront, vivez le Festival d'été de Québec au jour le jour avec l'équipe du Soleil. Ce rendez-vous culminera du 9 au 19 juillet 2015. »

(Québec) Chaque passage des Tragically Hip au Festival d'été de Québec (FEQ) revêt un caractère particulier en raison de l'intensité sauvage de leurs prestations sur scène. La gloire du rock canadien a encore une fois envoûté la foule du parc de la Francophonie, profitant de la réédition de Fully, Completely (1992) pour interpréter en entier ce magnifique album. Oh joie!

Les Hip ont d'abord joué de solides succès, dont une furieuse version de leur hymne New Orleans is Sinking qui a semé la frénésie dans la foule. Après une petite pause, le groupe est revenu avec Courage, qui ouvre Fully, Completely avec panache et fougue.

Au fil des morceaux de cet album, les gars ont joué avec éloquence et aplomb leur rock pesant, sans fioritures, efficace mais toujours appuyé sur de superbes mélodies. Des projections cinématographiques à l'arrière et cinq rideaux de scène à l'avant-plan complétaient un dispositif scénique qui mise sur la simplicité. Même après les 12 chansons de Fully, on en aurait repris.

Heureusement, les Hip sont revenus pour un solide rappel, enchaînant Poets et un solide Blow at High Dough : ça sautait partout dans le parc de la Francophonie.

Le quintette ontarien, en plus de 30 ans de carrière, est toujours uni et soudé autour du théâtral Gordon Downie. Le chanteur, en pantalon de cuir, chemise pâle et chapeau de cowboy, était aussi maniaquement intense que d'habitude. Quelles prestance et présence!

Un bémol? L'intégrale nous a privés de quelques autres classiques. Pas grave.

Picard

Pascale Picard était ravie d'avoir un parc de la Francophonie bien plein, vendredi soir. Un baume, sûrement, pour la chanteuse de Québec dont la carrière n'a, pour l'instant, pas renoué avec les sommets de son premier CD, duquel elle a d'ailleurs choisi plusieurs morceaux (Thinking of It, Smilin', Annoying...). Ce n'est pas sa pop-rock générique, même si elle l'interprète avec conviction de sa voix aiguë, qui va lui permettre de se distinguer.

Pour l'occasion, Pascale Picard a présenté une version franco de Blame It On Me, qui a écorché les oreilles - ça faussait. Cela dit, la jeune femme n'a pas ménagé ses efforts - pas de danse, déclarations d'amour, pot-pourri de succès - pour conquérir la foule qui, de toute évidence, était là pour les Hip. Elle a de l'attitude, la Picard, nul doute. Mais ce ne fut pas suffisant.

Thomas comme Patrick

Les spectateurs qui tripent sur Patrick Watson n'ont pas été trop dépaysés par les atmosphères musicales de Thomas Medard. Le Belge, qui se produit sous le nom de scène The Feather et chante en anglais, propose un folk rock bien tourné, mais qui aurait mieux convenu à une petite salle qu'à un spectacle extérieur. La foule écoutait d'ailleurs d'une oreille distraite et applaudissait poliment, sans plus. Mais Medard n'en avait cure : «On n'a jamais joué devant autant de gens, même en Belgique», a-t-il lancé, ébahi.

Il y aura moins de monde samedi soir, au Cercle, mais ce sera certainement plus approprié pour apprécier.

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