Solide sélection pour le Festival de cinéma de Québec

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Pier-Luc Funk, Antoine Bertrand et Luca Asselin dans Embrasse-moi comme tu m'aimes d'André Forcier.

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Festival de cinéma de Québec

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Festival de cinéma de Québec

Le Festival de cinéma se déroulera du 14 au 24 septembre 2016. »

(Québec) Le Festival de cinéma de la Ville de Québec (FCVQ) est en train, lentement mais sûrement, de se doter d'une crédibilité à toute épreuve avec sa solide programmation. Sa sixième édition comprendra les nouveautés de Chloé Robichaud, Xavier Dolan et André Forcier, ainsi que trois films remarqués au récent Festival de Cannes. La direction a levé le voile mardi sur la très faste grille de 198 films, d'une diversité remarquable, qui seront présentés du 14 au 24 septembre.

On savait déjà que Pays, le deuxième long métrage de Robichaud, serait le film d'ouverture. La native de Québec était ravie mardi. «C'est un beau cadeau qu'on me fait. Je vais pouvoir inviter ma famille et ceux qui m'encouragent depuis mes débuts. [Le FCVQ] connaît une belle expansion et je trouve qu'Ian Gailer [le directeur général] fait un travail formidable. Je ne pouvais demander mieux : c'est une belle rampe de lancement.»

Le FCVQ avait aussi dévoilé qu'il projetterait Juste la fin du monde de Dolan, Grand prix du jury à Cannes, le surlendemain. «On est très content, même si l'équipe ne sera pas présente», a commenté Olivier Bilodeau. Deux ans après le vaste succès de Mommy en ouverture, le directeur de la programmation n'a pas eu de difficulté à convaincre le distributeur de le présenter en avant-première, cinq jours avant sa sortie en salle.

Le dévoilement de la programmation, mardi matin, nous a donc permis d'apprendre que ce sera le très attendu Embrasse-moi comme tu m'aimes du déjanté Forcier qui sera présenté entre les deux. Un très respectable triplé québécois pour les premiers soirs.

«On met toujours un effort particulier pour les films québécois. C'est normal : peu importe où tu vas, Berlin, Cannes, ils mettent l'accent sur leur cinéma national. On n'est pas différent pour ça. Puisqu'on est à notre sixième édition, ça facilite les choses pour avoir les films. [Les distributeurs] savent de quel bois on se chauffe.»

Ce qui permet aussi d'avoir une compétition relevée. On note la présence du controversé American Honey (Andrea Arnold), Prix du jury à Cannes, et du très bel Aquarius (Kleber Mendonça Filho), aussi présenté sur la Croisette. Bonne nouvelle, il sera aussi possible de voir un de mes gros coups de coeur à Cannes, le touchant Paterson de Jim Jarmusch.

Olivier Bilodeau n'a pas obtenu des réponses positives de tous, mais il est fier d'avoir réussi à programmer des films qui sont, injustement croit-il, un peu trop passés sous le radar à Cannes. Dont Aquarius, qui fait partie de ses coups de coeur.

En plus de ce long métrage brésilien rempli d'humanité, le directeur de la programmation retient Je me tue à le dire du Belge Xavier Seron, «une comédie absurde qui m'a jeté par terre». Ce premier film est coprésenté par le Festival du nouveau cinéma de Montréal, qui l'a aussi retenu dans sa prochaine édition.

Deux autres oeuvres en compétition obtiennent ses faveurs : La sociologue et l'ourson et Peter and the Farm. Le premier se distingue par l'originalité de son approche. Le coréalisateur Mathias Théry a longuement discuté avec sa mère (la sociologue) à propos de la crise qui a secoué la France lors du débat sur le mariage pour tous. Pour illustrer la teneur de ces enregistrements, il s'est servi... de peluches!

Le deuxième a ceci de particulier qu'il est produit par une Montréalaise bien connue : Melissa Auf der Maur. L'ex-bassiste de Hole et des Smashing Pumpkins est mariée avec le réalisateur Tony Stone. Son documentaire porte sur un ancien hippie, fermier au Vermont, aux prises avec ses désillusions et son alcoolisme. Le FCVQ espère que le couple pourra être présent lors de la projection.

Outre les films de la compétition officielle, le FCVQ remettra des prix pour le meilleur premier long métrage, ainsi que pour les courts en compétition nationale et internationale. Un prix du jury collégial sera également décerné.

Cette sixième édition rendra hommage au producteur des Contes pour tous, Rock Demers, à Robert Lepage et sa soeur Lynda Beaulieu, qui donneront d'ailleurs une classe de maître, ainsi qu'à l'acteur Julien Poulin.

Comme d'habitude, des projections extérieures viendront animer le FCVQ : La folle journée de Ferris BuellerLabyrinthe (qui met en vedette le regretté David Bowie); Le dîner de cons ou Les diaboliques.

Après le succès remporté l'an dernier par la présentation du Fantôme de l'opéra en ciné-concert, le FCVQ revient cette fois avec La ruée vers l'or. La partition du chef-d'oeuvre de Chaplin sera interprétée par 15 musiciens de l'OSQ. 

La programmation, qui regorge d'activités et de projections, est disponible au www.fcvq.ca/calendrier.

Pleins feux sur les films de Québec

Le FCVQ fera, comme d'habitude, une belle place aux films des réalisateurs de Québec pour cette sixième édition, tant pour le court que le long métrage. La soirée du premier samedi sera d'ailleurs consacrée aux neuf courts en lice pour une bourse à la création ainsi qu'au seul visionnement dans la région sur grand écran du très bon Les feuilles mortes, drame post-apocalyptique avec Roy Dupuis.

Le long métrage de Thierry Bouffard, Édouard A. Tremblay et Steve Landry vient d'ailleurs d'obtenir le premier prix du jury au Festival international de Rhode Island. Financé par un programme fédéral, Les feuilles mortes ne peut être diffusé qu'en vidéo sur demande. Sa présentation au FCVQ est donc une opportunité unique.

Mais ce n'est pas tout. Il y a bien plus. Comme Harry : portrait d'un détective privé de Maxime Desruisseaux, un documenteur «sorti de nulle part» qui a charmé Olivier Bilodeau. Le directeur de la programmation pointe aussi deux «vrais» documentaires : La cage : l'histoire de la Corriveau, d'Alain Vézina, ainsi que Le grand rêve du Petit Champlain d'Isabelle De Blois. Le premier relate la découverte de la célèbre cage dans un musée de Salem et son transfert ici; le deuxième, la résistance de deux visionnaires qui ont évité la destruction d'un quartier pour en faire un endroit unique.

Bilodeau note aussi la présence de Surfer sur la grâce, premier film de David B. Ricard. Le Québécois a suivi pendant cinq ans le parcours professionnel de son jeune frère Louis, champion de slalom en planche à roulettes. «Un très beau film poétique avec la musique d'Éric Dorion.»

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