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Pour sa cinquième présence à Cannes, Xavier Dolan présente un film qui compte sur une distribution cinq étoiles: Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard, Léa Seydoux et Gaspard Ulliel.

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Du 11 au 22 mai, notre journaliste Éric Moreault est à Cannes pour suivre le festival de cinéma qui en est à sa 69e présentation. »

(Québec) BILLET / Bon, ça y est. Mai: le grand moment cinéphilique de l'année. Où je ressens cet étrange mélange d'anticipation, de stress et d'excitation. Dans une couple de jours, je fais ma valise pour Cannes (en espérant qu'elle ne se perde pas en chemin comme l'an passé). Xavier Dolan et Kim Nguyen aussi. Depuis 2009, pas un festival ne passe sans qu'un cinéaste québécois débarque sur la Croisette. C'est une réussite extraordinaire pour chacun d'eux et pour notre cinéma. D'où le compte rendu quotidien sur toutes nos plateformes de LA fête du cinéma.

Le film de Kim Nguyen, Two Lovers and a... (La Presse Canadienne, Ryan Remiorz) - image 1.0

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Le film de Kim Nguyen, Two Lovers and a Bear, a été retenu à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes.

La Presse Canadienne, Ryan Remiorz

Il y a plus de 50 ans que le Festival de Cannes reconnaît la spécificité de notre cinéma. Pour la suite du monde, de Michel Brault et Pierre Perrault, était en compétition en 1963. Le même Brault remporte le Prix de la mise en scène, ex aequo, en 1975, avec le poignant Les ordres, première d'une bonne série de récompenses. En tout, au moins 75 longs métrages présentés en première mondiale (sans compter les courts), qu'ils aient été en lice pour la Palme d'or, dans la section Un certain regard ou dans les sections parallèles de la Quinzaine des réalisateurs (la plus accueillante) et de la Semaine de la critique.

On ne le dira pas assez: c'est énorme. Même ceux qui fréquentent peu ou pas le cinéma, comme mon voisin, ont la fierté exacerbée. Cannes, pardonnez le cliché, c'est les Jeux olympiques du cinéma. Avec ses 4000 journalistes. Avec les vedettes, les athlètes de pointe et la démesure clinquante et commanditée.

Oublions ce dernier volet, ce qui compte, ce sont les oeuvres. Celles qui nous font écarquiller les yeux. Juste la fin du monde de Dolan et Two Lovers and an Bear de Nguyen sont très représentatives. Pour ce dernier, dont Rebelle a représenté le Canada aux Oscars en 2013, il s'agit d'une première présence. Son long métrage est à la Quinzaine, une section plus pointue qui mise sur le cinéma d'auteur différent.

Dolan est passé par là avec Les amours imaginaires (2010) et Laurence Anyways (2012). Pour sa cinquième présence et sa deuxième en compétition, il présente un film qui portera assurément sa signature très forte, mais qui compte aussi sur une distribution cinq étoiles: Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard, Léa Seydoux et Gaspard Ulliel. Autrement dit, la quintessence de Cannes: le septième art à son zénith et des stars. (Petite parenthèse : c'est drôle, les trolls qui étaient sur toutes les tribunes pour dénigrer le jeune prodige sont drôlement silencieux depuis son Prix du jury pour Mommy, il y a deux ans).

On aura l'occasion d'en reparler abondamment lors de la présentation de leurs longs métrages, prévue pour le milieu des festivités. Sans oublier la présence de François Jaros, dont le court Oh What a Wonderful Feeling est en compétition à La semaine de la critique et l'actrice Sophie Nélisse, qui accompagne Mean Dreams du Canadien Nathan Morlando à la Quinzaine.

Sur papier, la sélection de cette 69e édition est très forte, mélange de vieux routiers (Loach, Verhoeven), d'abonnés (les Dardenne, Jarmusch, Almodóvar) et d'étoiles montantes (Refn, Guiraudie, Nichols). Mais ce qui a surtout retenu l'attention, cette année, c'est la sécurité, attentats de Paris et de Bruxelles obligent.

Les autorités ont, pour la première fois, simulé une attaque terroriste avec de (fausses) explosions d'autos, une intrusion armée sur le tapis rouge et de multiples coups de feu. Le tout largement diffusé sur vidéo. Le but était de rassurer les milliers de festivaliers, professionnels et membres de l'industrie et d'envoyer un message à d'éventuelles têtes brûlées sur le degré de préparation des forces constabulaires. C'est raté: la simulation était tellement réussie, digne de Hollywood, qu'elle a apeuré bien du monde.

Honnêtement, j'essaie de ne pas trop y penser. Il faut continuer à vivre. Et fréquenter les lieux de création. C'est la meilleure forme de résistance qui soit.

Couvrir le Festival de Cannes pour vous est un immense privilège (même si l'énergie contagieuse de mes trois tornades et la présence de ma douce ingénue vont me manquer). La moindre des choses est d'essayer de vous traduire son atmosphère particulière, vous en faire vivre les palpitations et émotions fortes, du 11 au 22 mai. Je vous en reparle dès mon arrivée.

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