Une romance lesbienne élégante séduit sur la Croisette

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Cate Blanchett sur la tapis rouge après la présentation du film Carol au 68e Festival de Cannes.

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Du 13 au 24 mai, notre journaliste Éric Moreault est à Cannes pour suivre le festival de cinéma qui en est à sa 68e présentation. »

Agence France-Presse
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Deux ans après la Palme d'Or pour La Vie d'Adèle, une nouvelle histoire d'amour entre femmes pourrait séduire le jury de Cannes: Carol, romance élégante avec Cate Blanchett, a enthousiasmé une partie de la critique.

Fidèle à son style très sophistiqué et à une époque, les années 50 aux États-Unis, l'Américain Todd Haynes traite cependant le sujet d'une façon qui n'a rien à voir avec le réalisme cru d'Abdellatif Kechiche

Après Loin du paradis (2002), dans lequel il mettait en scène Julianne Moore en mère au foyer des années 50 s'abandonnant dans les bras de son jardinier noir, il livre un nouveau film marqué par l'empreinte des mélodrames aux couleurs chaudes de Douglas Sirk.

Dans Carol, adapté du roman éponyme de Patricia Highsmith (1952), écrit sous pseudonyme sur une thématique très osée pour l'époque, Cate Blanchett campe le personnage de Carol Aird, femme mûre, sophistiquée, mais fragile.

Elle est mère d'une petite fille et prisonnière de son mariage avec Harge, un riche banquier (Kyle Chandler, le coach Eric Taylor de la série Friday Night Lights) avec qui elle est en instance de divorce mais qui cherche à la retenir par tous les moyens.

Face à elle, Rooney Mara («Millenium : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes») joue Therese Belivet, jeune employée d'un magasin de jouets de Manhattan et aspirante photographe, qui s'interroge sur sa vie et sa relation avec son petit ami.

Entre Carol et Therese, le charme va opérer lors d'un premier échange intense de regards dans le magasin où travaille Therese. Leur attirance mutuelle, guindée et prudente, va se muer en liaison amoureuse, reflet de tous les obstacles de la société de ce début des années 50 qui minent une relation homosexuelle.

«Les deux femmes à la fin du film sont très différentes de ce qu'elles étaient au début», a souligné Todd Haynes lors de la conférence de presse du film.

Blanchett et les femmes

Cate Blanchett, 46 ans, qui avait endossé l'habit du chanteur Bob Dylan dans le précédent film de Todd Haynes «I'm not There» (2007), a souligné de son côté apprécier «les références visuelles remarquables» du cinéaste.

«Je savais quelle allait être la palette de couleurs, je savais quelle serait l'ambiance», a ajouté la comédienne, qui a reçu l'Oscar de la meilleure actrice en 2014 pour Blue Jasmine de Woody Allen,

Alors que le magazine Variety avait récemment rapporté des propos selon lesquels elle aurait eu de «nombreuses» liaisons avec des femmes, l'actrice australienne a par ailleurs démenti ces informations à Cannes.

«Est ce que j'ai eu des relations sexuelles avec des femmes ? La réponse est non», a-t-elle déclaré à la presse.

«Dans mon souvenir, il m'a été demandé «avez-vous eu des relations avec des femmes?» et j'ai dit oui, souvent. Si vous voulez dire des relations sexuelles avec des femmes, la réponse est non. Mais cela n'a pas été imprimé», a expliqué Cate Blanchett.

L'esthétique rétro aux couleurs chaudes, proche de celle de «Loin du paradis», avec des scènes d'intérieur baignant dans les tons jaunes et vieux rose et une Amérique vue par les vitres mouillées de voitures rutilantes aux courbes sensuelles, contribue à installer l'ambiance surannée des années 50 de ce film ciselé, qui a séduit une partie de la critique à Cannes.

Elle n'a pas non plus été insensible au duo d'actrices, tout en retenue et en subtilité, et notamment au jeu de Cate Blanchett dans son rôle de grande bourgeoise sûre d'elle et conquérante révélant ses fragilités, à la beauté fatale parfaite.

Le magazine américain Variety a salué les «performances brillantes» des actrices dans un film «d'un grand raffinement», soulignant en particulier le jeu «incandescent» de Cate Blanchett.

Pour le journal britannique The Guardian, Cate Blanchett «captive» dans ce film «beau» et «remarquablement intelligent», tandis que pour le site américain spécialisé Indiewire, le film est un «chef d'oeuvre».

Pour le magazine de cinéma Première cependant, il s'agit d'un «drame de société en costumes propre et sans bavures», mais «sans étincelle non plus».

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