Gala: de la danse et de l'humanité

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Gala prend véritablement son erre d'aller quand cette petite communauté improvisée d'interprètes se retrouve réunie sur scène.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Des artistes amateurs (de Québec, svp!) et quelques pros, beaucoup de danse et de l'impro, des moments d'attendrissement et de franche rigolade. Sorte d'ovni multicolore des arts de la scène, Gala, du chorégraphe français Jérôme Bel, s'est réinventé mardi à La Bordée.

Bâti comme un spectacle amateur de fin d'année, Gala cultive la diversité. On y trouve des gens de tous âges (entre la fillette et la tête blanche), de gabarits et de looks différents (de la ballerine au travesti), d'origines ethniques et de conditions physiques diverses (certains vivent avec un handicap). Ils ont en commun d'aimer danser et de résider dans la région. Parce que si Gala voyage beaucoup, le spectacle se renouvelle partout où il passe avec une distribution locale. 

Gala s'ouvre sur un diaporama silencieux dans lequel des images représentant des scènes et des salles en tous genres défilent pendant de longues minutes, comme pour rappeler au public que le spectacle n'obéit pas au même décorum partout. L'expérience a quelque chose de contemplatif, mais elle s'étire toutefois si longtemps qu'elle donne l'impression de scruter un écran de veille d'ordinateur...

Puis, le rideau se lève enfin sur un environnement scénique on ne peut plus neutre : un tapis blanc recouvre la scène, encadrée d'une étoffe noire. La couleur, ce sont les interprètes qui l'amèneront. Au sens propre - le lycra fluo et les paillettes ont la cote! - comme au figuré.

CRITIQUE / Des artistes amateurs (de Québec, svp!) et... (Infographie Le Soleil) - image 2.0

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Infographie Le Soleil

Ils seront d'abord appelés à effectuer seuls, à leur manière, quelques figures imposées empruntées au ballet (une pirouette, un grand jeté) ou à la pop (le moonwalk à la Michael Jackson sur l'air de Billie Jean). On les rassemble ensuite en couples dépareillés le temps d'un exercice de valse. En solo ou en duo, ils s'exécutent avec plus ou moins d'aisance et de précision, mais la connexion avec le public est presque instantanée : des «oh» attendris devant les plus jeunes du groupe (la mignonne et minuscule Flavie Nicol et le jeune et bien dégourdi Manuel Bégin), des rires francs ou des expressions d'encouragement devant les gaucheries ou les interprétations qui surprennent. 

Joyeux chaos

Le spectacle prend véritablement son erre d'aller quand cette petite communauté improvisée se retrouve réunie sur scène. Quelques-uns de ses membres sont invités à interpréter leur propre danse, sur une musique qu'ils ont choisie, tandis que leurs confrères et consoeurs essaient d'imiter leurs mouvements. Joyeux chaos en perspective... Surtout quand le sujet principal donne dans le breakdance ou manie sportivement le cerceau!

Dans une rencontre résolument humaine, Gala exploite les maladresses en évitant les malaises. Difficile de ne pas se laisser gagner par le groupe d'interprètes amateurs - qui comprend aussi un danseur professionnel, une comédienne et une artiste de cirque -, qui se dévoilent (littéralement!), se mettent en danger et prennent un plaisir évident dans l'aventure. Et le sentiment est contagieux, si l'on se fie à la longue ovation réservée à la troupe impromptue mardi. 

Gala est présenté une nouvelle fois à La Bordée mercredi.

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