Où tu vas quand tu dors en marchant...? 4: à l'assaut des remparts!

Une scène du parcours déambulatoire de 2014... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Une scène du parcours déambulatoire de 2014

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Carrefour de théâtre

Arts

Carrefour de théâtre

Le 16e Carrefour international de théâtre de Québec se déroule du 21 mai au 7 juin 2015. »

<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Une petite révolution se prépare à l'intérieur des murs de Québec.

Une petite révolution se prépare à l'intérieur des... (infographie Le Soleil) - image 1.0

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infographie Le Soleil

Dans une toute nouvelle mouture, la quatrième depuis les débuts de l'aventure, le parcours déambulatoire Où tu vas quand tu dors en marchant...? se prépare à occuper la vieille ville pendant neuf jours et à répandre par la bouche de ses tableaux du théâtre dans les environs du parc de l'Artillerie, de la Fabrique d'obus, de l'ancienne école Saint-Louis-de-Gonzague et de l'îlot des Palais. À quelques jours du début de l'événement, Le Soleil a fait le point avec les artisans de ce volet du Carrefour international de théâtre.

Une petite révolution se prépare à l'intérieur des... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

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Le Soleil, Erick Labbé

1 Les Palais

  • Par le Théâtre Rude Ingénierie et l'Orchestre d'Hommes-Orchestres
  • À l'Îlot des Palais

Qui sont-ils? 

Deux collectifs d'artistes multidisciplinaires qui collaborent souvent et s'échangent des membres. On leur doit entre autres le Cabaret brise-jour et Notre Coney Island (Mois Multi en 2014), devenu Dreamland.

Que préparent-ils? 

«Nous avons travaillé l'idée du triangle intérieur/extérieur et de la paroi qui existe entre les deux. On a inventé des intérieurs à l'extérieur, on brouille un peu la piste. Ça sera un bon mélange du travail des deux compagnies, un travail musical et visuel à la fois, comme le fait bien l'Orchestre, et un travail bien multidisciplinaire aussi avec Rude Ingénierie, qui amène un côté mécanique et visuel. Il y a beaucoup cette idée d'avoir accès au vrai, et à une rediffusion du vrai ailleurs, autant dans le son que dans l'image. On va capter le travail des musiciens et le rediffuser différemment ailleurs. Et tout ça sous la forme d'un petit parcours où les gens pourront se promener et observer deux angles de vue sur un même sujet, celui d'un travail des musiciens autour de l'idée d'habiter et l'idée de jouer de la musique ensemble. Les gens vont avoir accès à 18 musiciens qui enregistrent une pièce pendant deux heures, en constant mouvement, en constant développement.» 

Un lieu inspirant parce que...? 

«On est à la jonction de la haute ville et de la basse ville. On est en bas, mais on utilisera le mur des Nouvelles Casernes, en haut, pour la projection vidéo. On a aussi été inspirés par le fait que sur le même lieu, il y a des habitations et un parc. Ce jeu-là de l'intérieur/

extérieur est devenu la base de notre réflexion, même si nous n'avons malheureusement pas pu avoir accès aux habitations.»

Entrevue réalisée avec Bruno Bouchard, membre des deux collectifs

 

Alexandre Fecteau... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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Alexandre Fecteau

Le Soleil, Yan Doublet

2 Fêter quoi?

  • Par Alexandre Fecteau
  • À la Fabrique d'Obus

Qui est-il? 

Auteur et metteur en scène, lauréat du prix John-Hirsch 2013. Avec le Collectif Nous sommes ici, il a entre autres produit L'étape, Changing Room et le NoShow, né au Carrefour en 2013 et qui était de retour à l'affiche du Périscope ce printemps.

 

Que prépare-t-il? 

«L'idée de ce lieu en long et l'idée de la fête m'ont amené vers l'idée de la parade, un peu à la Carnaval de Rio, où la parade se faufile au milieu de la foule, où c'est participatif... Ma question, c'est : "Est-ce que fêter, c'est quelque chose en soi, un but en soi, ou s'il faut des raisons pour fêter?" Dans mon tableau, on y va un peu à l'extrême pour dire que toutes les raisons sont bonnes pour fêter. Les gens vont pouvoir dire ce qui est à fêter dans leur vie, les petites et les grandes choses. Il y aura ensuite des célébrations empruntées à plusieurs cultures : dragons chinois, samba, fête des Morts à la mexicaine, gay pride... À l'intérieur de la Fabrique, il y aura un contrepoint avec la tradition d'un festival des lanternes à la Thaïlandaise, où, au lieu d'accorder une importance à quelque chose, on essaie de s'en libérer par un geste symbolique. Ce sera à l'aide d'une installation visuelle participative.»

Un lieu inspirant parce que...? 

«On est encore un peu dans l'entre-deux, entre haute ville et basse ville, ce n'est pas dans les grands axes. On aura accès à l'intérieur de la Fabrique d'obus. J'ai appris en parlant avec des gens de Parcs Canada que les remparts d'aujourd'hui sont très petits comparés à ceux d'avant. À la Fabrique, c'est la vraie hauteur des remparts d'origine, et le rempart est devenu un des murs de l'usine. Quand on se penche sur le lieu, ça nous rappelle des choses qu'on a oubliées, comme la présence militaire à Québec. Il y a eu une activité de production d'armement là, en ville, jusque dans les années 60! Ce n'est pas si lointain que ça!» 

 

Le duo Doyon-Rivest ... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 4.0

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Le duo Doyon-Rivest 

Le Soleil, Erick Labbé

3 Projections à court terme

  • Par Doyon-Rivest
  • Au Champ de parade

Qui sont-ils?

Mathieu Doyon et Simon Rivest forment un duo d'artistes visuels. On les a vus à l'Oeil de Poisson, à VU et au Musée national des beaux-arts du Québec, entre autres.

Que préparent-ils? 

«On travaille souvent des propositions très franches, donc il est assez difficile d'en dire sans trop en dire. Ce sera un ciné-parc, ça tourne autour de cet archétype. On a tourné un film, évidemment, qui sera diffusé sur les écrans. Il y aura un dispositif où la lumière aura un rôle important à jouer... Le jeu théâtral comme tel se passera à l'écran. On trouvait que c'était intéressant parce que le ciné-parc est un artéfact, un symbole que tout le monde reconnaît. C'est souvent ce qu'on fait dans notre travail, on part d'éléments facilement reconnaissables et on les pervertit, on en change légèrement le sens pour brouiller un peu les cartes.» 

 

Un lieu inspirant parce que...? 

«On connaissait bien le parc pour y avoir bu de la bière quand on était jeunes... [rires] On était très inspirés, mais il a fallu s'assurer que notre oeuvre cadre dans le lieu. On vient des arts visuels, donc on avait envie d'habiter l'espace de façon sculpturale. C'est un très grand espace. Il y avait ce défi, cette envie de faire quelque chose comme ça, comme on n'est pas dans un musée, on n'est pas dans une oeuvre d'art pérenne, il y a énormément de gens qui déambulent... C'était des données très importantes.»

La marrionnette géante de Pierre Robitaille... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 5.0

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La marrionnette géante de Pierre Robitaille

Le Soleil, Yan Doublet

4 Machineries

  • Par Pierre Robitaille, assisté de Vano Hotton
  • Au Parc de l'Artillerie

Qui est-il? 

On a vu son travail de marionnettiste avec Pupulus Mordicus, dont il assume la codirection avec Martin Genest, notamment dans le Cabaret Gainsbourg, Les Enrobantes et, plus récemment, cet hiver, dans Méphisto Méliès, présentée au Périscope. Il a aussi beaucoup travaillé avec Ubus Théâtre. 

Que prépare-t-il? 

«Comme il y a longtemps eu une usine à munitions dans le coin, on est revenus à l'idée d'une usine. Et comme c'est un genre de trou, on s'est dit que ce serait intéressant de faire un peu comme dans [le film] Metropolis, où on entre dans les bas-fonds de la ville. On entre dans un endroit où, au lieu de fabriquer des bombes et des obus, on fabrique des rêves mécaniques. Je veux que les gens soient immergés dans une espèce de machine fantomatique, avec des ouvriers qui vont se promener au travers des gens - ce seront des danseurs doublés de marionnettes. Il y a une grande marionnette de quatre mètres de haut, très éthérée, qui représente un peu le rêve qui est en train de se créer. Le portail sera comme une bouche mécanique qui avale les spectateurs.»

Un lieu inspirant parce que...? 

«J'étais très content pour différentes raisons. La compagnie Pupulus Mordicus, pour laquelle je suis directeur artistique, est née tout à côté, dans la redoute Dauphine, il y a 20 ans. De revenir au parc de l'Artillerie 20 ans plus tard, ça me faisait drôle. Il y avait l'idée de revenir aux sources de ma compagnie et du travail que je fais actuellement. Ce que j'aime beaucoup dans ce bout du parc de l'Artillerie, que je connais bien, c'est que c'est une partie du Vieux-Québec que les gens connaissent peu. C'est un genre de no man's land entre la haute et la basse ville.»

EÉdith Patenaude, Laurie-Ève Gagnon et Marie-Hélène Lalande... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 6.0

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EÉdith Patenaude, Laurie-Ève Gagnon et Marie-Hélène Lalande

Le Soleil, Erick Labbé

5 Le désordre

  • Par Les Écornifleuses
  • Dans la cour de l'ancienne école Saint-Louis-de-Gonzague

Qui sont-elles?

Laurie-Ève Gagnon, Marie-Hélène Lalande, Joanie Lehoux, Valérie Marquis et Édith Patenaude, cinq filles issues d'une même cohorte du Conservatoire d'art dramatique de Québec, ont notamment participé au Carrefour de théâtre en 2013 avec Les reines. Elles se sont aussi fait remarquer pour L'absence de guerre, présentée à Premier Acte, puis au Trident.

Que préparent-elles?

«Comme on est dans une cour d'école, on a voulu faire un clin d'oeil à l'enfance dans cette permission qu'on a, quand on est petit, de vraiment profiter du moment présent, de ne pas se sentir alourdi par des responsabilités, par un horaire établi, par des règles, des lois. L'idée, c'est qu'un désordre est possible, il est permis quand on est enfant. On oublie qu'on a le droit, comme adulte, de s'arrêter et de ne rien faire. On a voulu créer un territoire pour la pensée, un endroit où le temps s'arrête. Structurellement, les gens vont arriver dans une zone qui est une interprétation de notre vie très organisée, sécurisée. On veut que les gens ressentent un danger à traverser un immense mur devant eux. Le danger, c'est qu'ils pourraient être moins productifs, manquer quelque chose, un appel... De l'autre côté du mur, on invite les gens à ne rien faire, dans différentes petites zones, parfois contemplatives, parfois participatives... C'est une zone de désordre. Ce sont les gens qui créent leur moment.»

Un lieu inspirant parce que...?

«Quand Frédéric Dubois nous a présenté l'endroit, il nous a dit d'essayer de s'inspirer de ce lieu-là. Au début, on avait beaucoup d'idées liées à l'enfance, mais finalement, on trouvait que ça ne laissait pas assez de place à la poésie. Ça reste quand même une source d'inspiration. C'est un lieu à différents niveaux, avec plusieurs paliers. Ce n'est pas un rectangle d'asphalte avec des lignes dessinées par terre. C'est étagé, c'est accidenté, c'est comme s'il y avait de petites scènes naturelles. Il y a beaucoup d'arbres aussi, qui apportent une magie naturelle, avec une vue magnifique sur la ville.»

Entrevue réalisée avec Laurie-Ève Gagnon et Marie-Hélène Lalande

=> Vousvoulez y aller?

  • Quoi : Où tu vas quand tu dors en marchant...? 4
  • Quand : du 21 au 23 mai, du 28 au 30 mai et du 4 au 6 juin, de 21h à 23h, en continu
  •  : îlot des Palais, parc de l'Artillerie, ancienne école Saint-Louis-de-Gonzague, Champ de parade, Fabrique d'Obus et Nouvelles Casernes
  • Coût : gratuit
  • Info : www.carrefourtheatre.qc.ca

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