The Magnetic Field: une vie en 50 chansons

Stephin Merritt en 2009... (Archives AFP)

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Stephin Merritt en 2009

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Shaun Tandon
Agence France-Presse
New York

Pour retracer ses 50 ans de vie en chansons, Stephin Merritt a choisi de conter son enfance voyageuse ou son talent pour attraper des «maladies bizarres»... mais pas un mot sur The Magnetic Fields, le groupe de pop-rock indépendant qui a fait sa renommée.

Connu pour ses paroles parfois caustiques chantées d'une voix grave et sa musique se frottant à pratiquement tous les genres, l'Américain Stephin Merritt a écrit un titre pour chaque année de sa vie sur le dernier album de The Magnetic Fields, 50 Song Memoir.

C'est avec un précédent album concept, 69 Love Songs, sorti en 1999, que l'auteur, compositeur et interprète avait connu son plus grand succès. Et il a à peine hésité quand le responsable de son label lui a proposé l'idée de ces mémoires musicales, dans un bar de la gare de Grand Central à New York.

Sa mère l'a ensuite aidé à retracer les 25 premières années de sa vie et son gérant, les 25 suivantes. Stephin Merritt a choisi les moments les plus marquants à chaque étape mais sans jamais mentionner son groupe de pop-rock et folk indépendant.

«On peut probablement écouter l'album sans même deviner qu'il parle d'un musicien», confie l'artiste, maintenant âgé de 52 ans, à l'AFP.

Composant souvent ses chansons avec un ukulélé et sans percussions, Stephin Merritt a cette fois joué plus de 100 instruments sur 50 Song Memoir, en tout cas selon son label, Nonesuch, puisque lui dit ne pas avoir compté.

«J'imagine que sur mon prochain album, Stephin Merritt, the Next 50 Years, il ne devra y avoir que des instruments que je n'ai jamais utilisés avant», plaisante-t-il sur le même ton pince-sans-rire qui imprègne ses paroles.

L'amour, ou presque

Sorti vendredi, 50 Song Memoir évoque l'enfance itinérante de Stephin Merritt, que sa mère bohème a fait voyager à travers les États-Unis, de Hawaï à une communauté dans l'État rural du Vermont.

Il a finalement atterri plus tard dans un petit appartement insalubre new-yorkais. Et signe d'ailleurs une ode à New York, Have You Seen It in the Snow, pour marquer 2001, l'année des attentats du 11 septembre.

Sur son disque, Stephin Merritt raconte aussi la tentative timide du père qu'il n'a jamais connu de le contacter, égrène la liste de ses maladies sur Weird Diseases et proclame son amour des bistrots sombres, où il compose souvent, avec Be True to Your Bar.

Mais curieusement pour un artiste dont les premiers albums narraient de sombres histoires d'amour impossibles, les mémoires musicales de Stephin Merritt sont particulièrement enjouées.

«Je suis au moins heureux de savoir que vous ne le trouvez pas implacablement déprimant», réagit-il, caustique, en entendant cette remarque.

L'album prend fin en 2015, lorsque Merrit révèle qu'il a, enfin, trouvé l'amour... ou presque. Sur Somebody's Fetish, il annonce avoir découvert que «rien n'est trop bizarre au point que personne ne le fasse».

En près de vingt ans depuis la sortie de 69 Love Songs, les ventes d'albums se sont effondrées à mesure que la musique en ligne prenait son essor. Mais Stephin Merritt le jure, avec toujours le même humour, il ne s'est pas préoccupé de l'aspect commercial pour son 50 Song Memoir, qui s'étale sur cinq CD ou vinyles.

«J'ai un groupe de pop, et je m'attends à avoir un type de son de batterie sur au moins la moitié des morceaux du disques. Je m'en tiens là pour les préoccupations commerciales», conclut-il.




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