La «folie» de Noël, selon Tocadéo

Patrick Olafson, René Lajoie, Benoît Miron et Dany... (Martin Roy, Le Droit)

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Patrick Olafson, René Lajoie, Benoît Miron et Dany Laliberté de Tocadéo

Martin Roy, Le Droit

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Deux ans après l'album Noël, le quatuor Tocadéo propose cet hiver son deuxième disque de Noël, Meilleurs Voeux.

S'il est bien sûr entièrement composé de nouveaux morceaux, il diffère surtout par son caractère live. On y retrouve « l'énergie qu'on a sur scène; ça amène une plus grande folie », estime Benoît Miron.

«Et puis on est sortis de notre zone de confort. On fait encore des ballades, mais on est allé chercher des chansons plus up tempo. Il y a aussi un peu de scat», souligne Patrick Olafson. La force du quatuor ? « Les harmonies vocales, qui sont très chaudes et très larges », rappelle-t-il.

Cette drôle d'énergie, ils la dispenseront à la Maison de la culture de Gatineau, le 8 décembre, dans le cadre d'une tournée de Noël comprimée au chausse-pied entre la fin de la récente série Ils chantent elle (déclarée « billet d'or  », au terme de 100 000 spectateurs) et leur prochaine tournée, Quatre, qu'ils entameront dès le 4 février. « C'est comme ça qu'on fonctionne le mieux, sous pression », expose René Lajoie. « Il faut juste savoir se renouveler. Mais même après huit ans [d'existence], on a encore plein d'idées. On a ce feu-là», poursuit Dany Laliberté. 

En tant qu'« autodidactes » les gars - deux ténors et deux barytons - ont  « une voix plus pop, moins placée, que les chanteurs lyriques », concède René Lajoie. Ils sont néanmoins « tous très versatiles », et n'aiment pas mieux que de redistribuer entre eux les rôles vocaux, pour varier les plaisirs.

Le succès de Tocadéo vient de sa grande connivence avec le public, estime René Lajoie : « On lui parle, on aime l'emmener dans nos coquineries. C'est vraiment un partage. » Et le public - essentiellement feminin, mais de moins en moins - en raffole : Tocadéo a écoulé plus de 75 000 exemplaires de ses cinq premiers albums. En spectacle, ils disent parvenir à séduire bien des hommes qui avaient été tirés par la manche par leur conjointe.

«Rire de nous-mêmes»

Tocadéo fonctionne comme une « PME familiale », expliquent ses membres : chacun des comparses met la main à la pâte, se spécialisant qui dans l'administration, qui dans la technique, la conception des décors ou le soin de l'image du groupe. 

Parmi ces quatre chums, pas de chef. Ni de tensions quand vient le temps de faire des choix pour étoffer leur répertoire par de nouvelles reprises. «Le seul véto, c'est le public, ou notre famille, qui l'impose. Mais les gens ont vraiment adopté le quatuor; ils embarquent dans nos folies», croit Dany Laliberté. 

En entrevue, le mot « folie » résonnera régulièrement dans la bouche des quatre chanteurs. Bien qu'ils soient toujours tirés à quatre épingles, façon crooners, « on ne se prend pas au sérieux. On n'a pas peur de rire de nous-mêmes, d'aller dans le ridicule et la nostalgie », rappelle-t-il. « On est 'vrais'. Au début, on a essayé d'être plus sérieux, plus austères... ç'a duré deux shows ! » seconde Benoît Miron, aussitôt appuyé par Patrick Olafson : «On s'emmerdait 'solide'!»

« On ». Encore et toujours, « on ». Pas une fois en 30 minutes d'entrevue, l'un des chanteurs n'aura employé le « je ». C'est beau, l'esprit choral ! Surtout à Noël...

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