Gabrielle Shonk: un premier album prêt à être partagé

Gabrielle Shonk a longuement fait ses devoirs avant de... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Gabrielle Shonk a longuement fait ses devoirs avant de séjourner en studio.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Gabrielle Shonk, que plusieurs ont découvert lors de son passage à l'émission télévisée La voix, en 2014, a achevé son premier album. Cet enregistrement de matériel original devait même être lancé cet automne, de manière indépendante, or l'intérêt grandissant des maisons de disques est venu brouiller les cartes, si bien que c'est sur scène qu'elle partage présentement ses créations, comme elle le fera avec Men I Trust le 25 novembre, à la Nef.

La chanteuse a longuement fait ses devoirs avant de séjourner en studio. Non seulement a-t-elle étudié en musique, mais dès 2008, elle s'est mise à sillonner les bars. Son passage à La voix s'inscrivait dans ce souci d'apprentissage : elle voulait à la fois surmonter le stress et se prouver qu'elle pouvait faire quelque chose de plus grand que les scènes où elle s'était produite jusqu'alors. 

«Ça m'a donné une grande visibilité et ça m'a donné une bonne tape dans le dos pour continuer et mener à terme mon projet de compositions, indique-t-elle. C'est sûr que l'émission est axée sur les reprises, mais j'avais déjà comme projet de faire un EP de pièces originales et après avoir fait La voix, je me suis dit pourquoi ne pas faire un album complet?»

Malgré le rayonnement que lui a procuré son passage au petit écran, Gabrielle s'est butée à des portes closes lorsqu'elle a abordé différentes maisons de disques avec ses chansons. Elle a donc décidé d'autoproduire son album, puis de lancer le simple Habit de manière indépendante, en juin. C'est à ce moment que tout a chaviré.

«Quand j'ai sorti Habit, il y a eu beaucoup d'attention, comme une sorte de buzz, et les gens du milieu ont rappliqué. Des labels à Montréal, à Toronto et même aux États-Unis m'ont écrit. Alors, j'ai mis mon plan initial sur pause, pour avoir l'opportunité de sortir ça avec une équipe qui aurait une plus grande portée.»

Éclectisme et cohérence

L'artiste a façonné son album avec le guitariste et réalisateur Simon Pedneault (Louis-Jean Cormier), qui fait partie de sa formation avec Jessy Caron (guitare), Gabriel Desjardins (claviers), Pierre-Emmanuel Beaudoin (batterie) et Cédric Martel (basse).

«C'est assez éclectique, mais il y a un fil conducteur, précise-t-elle. Je compose des chansons depuis que j'ai 14 ans, j'en ai maintenant 28 et c'est la première chose que je publie. Donc, il y a beaucoup d'influences, ce n'est pas un album qui a été composé en six mois...»

Gabrielle, qui a un bac en jazz, a régulièrement exploré le genre dans ses différents concerts. Toutefois, pour son propre matériel, elle a opté pour une facture folk et soul, en accord avec ses racines. Celle qui est née aux États-Unis, mais qui est à Québec depuis l'âge de 5 ans, a principalement écrit en anglais, soit sept chansons, tout en réservant une place à la langue de Molière sur trois autres pistes, qu'elle a peaufinées avec la complicité de Patrick Sauvageau. 

«Quand est venu le temps de créer, j'avais envie de faire des chansons en français, mais sans changer mon identité artistique. Tout le monde me disait : "Ben là, un album bilingue, pourquoi? Choisis une des deux [langues]", mais ma vie est bilingue, c'est les deux. Je voulais que ce soit un album vraiment introspectif et authentique, qui me représente.»

Le projet met par ailleurs à contribution son paternel, le bluesman Peter Shonk, qu'on a régulièrement pu voir sur scène avec son groupe Blues Avalanche. Pour la petite histoire, c'est lors d'un séjour à Québec que ce dernier a rencontré l'amour. Après s'être installé dans le New Jersey, le couple, devenu famille, est revenu dans la région lorsque la mère de Gabrielle a trouvé un poste à l'Université Laval.

Les planches d'abord

Le premier album de Gabrielle Shonk devrait paraître en 2017, une fois les pourparlers avec les étiquettes de disque terminés. Entre-temps, Gabrielle poursuit sa route sur les planches. Un peu plus tôt cette saison, elle était dans la métropole avec l'ensemble de sa formation, à l'occasion de Pop Montréal. On a aussi pu la voir régulièrement à Québec ou dans les environs et elle devrait mettre bientôt le cap vers Toronto.

À court terme, c'est à la Nef - naguère connue sous le nom de l'Espace Hypérion, rue Saint-Joseph - que Shonk donne rendez-vous à son public. Elle s'y produira en plateau double avec la formation de Québec Men I Trust, qui a séjourné en Chine récemment. Chacun présentera ses compositions, or des collaborations sont possibles, ainsi que la présence d'invités spéciaux.

«C'est l'idée à Dragos [Chiriac], l'un des deux membres fondateurs de Men I Trust et qui a travaillé sur mon clip. [...] Il a tripé sur cet endroit et il trouvait ça le fun, l'idée de faire briller les deux projets et de s'entraider. On a deux publics assez différents, mais ce qu'on offre peut plaire aux deux clientèles. Et c'est vraiment un truc d'amis, pour présenter notre matériel au monde de Québec, dans un bel endroit et faire un événement original.»

Vous voulez y aller?

  • Qui: Gabrielle Shonk et Men I Trust
  • Quand: 25 novembre, 20h
  • Où: La Nef
  • Billets: 20 $ (16 $ en prévente)
  • Info: lepointdevente.com

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