Martha Wainwright, sensible et un peu échevelée ***

FOLK, Goodnight City, Martha Wainwright...

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FOLK, Goodnight City, Martha Wainwright

Le SoleilNicolas Houle 3/5

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(Québec) CRITIQUE / Martha Wainwright est une chanteuse née - bon sang ne saurait mentir. Elle a le don de livrer son matériel avec une intensité, une aisance et un indéniable abandon.

On peut le constater une fois de plus sur Goodnight City, son quatrième album solo.

Réunissant à moitié du matériel signé de sa propre main et à moitié des compositions écrites pour elle par des artistes aussi établis que son frérot, Rufus Wainwright, Beth Orton ou encore l'écrivain Michael Ondaatje, Goodnight City est, de prime abord, un album folk, qui célèbre les différentes facettes de Martha, de la mère à l'amoureuse.

S'il compte des moments forts (Traveller, Around the Bend) et assurément sensibles (One of Us, Piano Music), l'album s'égare aussi dans des directions discutables, comme le registre punk/new wave de So Down, le chant maniéré adopté sur Alexandria ou encore les teintes électro funky de Take the Reins.

Ces détours ne sont pas inintéressants, mais en font un album un peu échevelé, avec quelques baisses de régime.

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