Fjord lance un deuxième mini album

Le duo de Québec Fjord, formé de Louis-Étienne... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Le duo de Québec Fjord, formé de Louis-Étienne Santais (à droite) et de Thomas Casault, jouit d'une immense popularité sur Internet. Leur extrait Blue a tourné près de 2,7 millions de fois sur Spotify.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Fjord, qui a su se tailler une place enviable dans l'univers de la musique en ligne, lance son deuxième mini album, le bien-nommé Textures. Pour le duo de Québec, cette nouvelle parution est l'occasion d'aller à la rencontre du public d'ici, mais également de commencer à bouger ses pions sur l'échiquier musical canadien et même international.

Plusieurs sont familiers avec certaines des six chansons de Textures. On y trouve en effet Blue, cet extrait lancé fin 2014, qui a tourné près de 2,7 millions de fois sur Spotify. Il y a aussi cette reprise de Hey Hey, My My (Into the Black), de Neil Young, qui est en voie d'atteindre les 450 000 écoutes depuis son apparition sur cette même plateforme numérique, il y a quelques mois. Comment une formation d'électro-pop, qui se distingue par ses envolées éthérées peut-elle se retrouver à chanter, avec une douce ironie, des lignes comme «rock and roll can never die»? 

«On était en train de composer complètement autre chose, raconte le claviériste Louis-Étienne Santais. Je me suis mis à jouer des accords et je me suis rendu compte que c'était ceux de Hey Hey, My My. Je me suis mis un peu à chantonner, parce que c'est une chanson qu'on aime beaucoup, puis Thom [Thomas Casault] s'est mis à la chanter et ç'a été un déclic : ç'a été évident que ça marchait bien pour sa voix.»

Complicité de longue date

Louis-Étienne et Thomas, qui ont respectivement 24 et 26 ans, font de la musique depuis l'adolescence. OEuvrant d'abord dans un contexte rock, avec une formation plus traditionnelle, ils ont rajusté le tir lorsqu'ils sont passés de quatuor à duo. Claviers, programmations et échantillonnages sont alors devenus leurs nouveaux jouets. Et peu à peu, la griffe de Fjord a émergé : la voix haut perchée de Thomas, les envolées planantes, tout comme les extraits de sonorités naturelles (bois, roches, vent, glaces) à travers les éléments synthétiques. 

Si leur complicité est forte, les deux musiciens n'oeuvrent pas en vase clos. L'apport d'une oreille extérieure leur est précieux. C'est ainsi que Claude Bégin (Karim Ouellet, Alaclair Ensemble), Gab Gagnon (Milk & Bone, Daniela Andrade) et Dragos Chiriac (Men I Trust, Ghostly Kisses) ont tous été impliqués, que ce soit du côté de la composition, de la réalisation ou du mixage.

«C'est quelque chose qu'on cherche à faire : travailler avec une troisième personne, qui n'a pas entendu nos productions, explique Thomas. La chanson arrive achevée à 90 %, la personne apporte de nouvelles idées, de nouvelles textures, de nouveaux sons, des fois de nouvelles mélodies, donc ça peut amener les chansons ailleurs.»

Après avoir séduit les oreilles avec ses deux mini-albums, Fjord veut aussi s'imposer par l'entremise de la scène. Le plan? Tourner d'abord au Québec, puis, graduellement, essayer de sillonner le Canada anglais, en assurant les premières parties de groupes établis. En 2017, l'objectif serait d'étendre les tentacules à l'étranger, du côté de l'Europe.

Mercredi, c'est sur les planches du Cercle que le groupe évoluera. On pourra y voir un troisième complice, Antoine Angers, épauler les deux hommes avec des lignes de claviers, de guitares et des choeurs. Et comme le visuel est important pour Fjord, des projections seront aussi au programme...

«Je pense que c'est important de faire vivre l'image avec notre son, de l'exposer pendant qu'on joue, indique Thomas. C'est un gros plus pour l'auditeur, pour la personne qui est là. Ça fait appel à un autre sens et ça rend l'expérience plus forte.»

Une grande indépendance

On dit souvent combien les redevances pour la musique en ligne sont minces (un demi-sou par écoute, sur Spotify). N'empêche, Fjord est parvenu à amasser une somme suffisamment importante pour que les gars aient de quoi payer le loyer... Or ce qu'il y a de particulier chez Fjord, c'est que la formation jouit d'une indépendance particulière, qui permet aux deux membres de mener leur projet comme ils l'entendent. Thomas est copropriétaire d'un resto de Sushi à Cap-Rouge, tandis que Louis-Étienne a sa boîte de musique de catalogue. En plus, les deux musiciens ont une compagnie conjointe, 55 Nord, qui signe des musiques originales pour des publicités ou des identités sonores - ils ont travaillé pour Centraide, Creemore Springs et Air Transat, entre autres. Cette grande indépendance a impressionné leur gérant torontois, Roland Broere, qui constate que ça enlève beaucoup de pression pour que le projet musical prenne son envol en douce : «Ils peuvent prendre des décisions sans se soucier de l'argent, tout est à propos de la créativité et de la dimension artistique et ça, c'est rare.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer