L'été en prolongation de VALAIRE

Le titre aux allures d'onomatopée, Oobopopop, s'est imposé... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le titre aux allures d'onomatopée, Oobopopop, s'est imposé comme une étiquette de la «philosophie» festive, positive et ensoleillée que cherchait VALAIRE. 

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(Québec) Dans la création d'un album voulu ensoleillé, le groupe VALAIRE (qui a récemment laissé tomber son titre de «Misteur») est allé chercher la canicule jusqu'au sud des États-Unis. Et c'est dans la chaleur estivale de la capitale que ces airs ont vu le jour (ou plutôt la brunante) sur les planches de l'Agora une bonne quarantaine de fois dans les derniers mois. Si l'album Oobopopop nous est arrivé tout juste avant l'automne, c'est avec la ferme intention de prolonger l'été.

À titre de musiciens officiels de la troupe de cirque Flip FabriQue pour le spectacle Crépuscule - Raviver les braises, les gars de VALAIRE ont eu le temps de prendre leurs aises à Québec cet été. Un lieu de travail dans le Vieux-Port - ils disent avoir longtemps cherché «la switch pour repartir le Moulin à images» de Robert Lepage - et des pénates installés dans Saint-Roch, où ils ont semblé prendre goût à la piscine municipale et aux institutions locales (le bar Le Dauphin a été mentionné au fil de l'entrevue). Pas des vacances, mais presque, pour la formation originaire de Sherbrooke, qui a profité de ce contrat estival pour roder ses nouvelles compositions.

«Le timing était parfait parce que l'album était prêt, mais il sortait juste en septembre, explique Louis-Pierre B. Phaneuf, alias Luis Clavis. On ne voulait pas tourner un album qui n'était pas sorti. Je ne sais plus s'ils l'ont proposé ou si on l'a demandé, mais tout le monde s'est mis d'accord pour qu'on joue de nos pièces. Et nous, on a proposé plusieurs nouvelles tounes parce qu'on voulait les casser, mais aussi nécessairement parce que quand tu as de nouvelles tounes, c'est celles-là que tu as envie de jouer.»

Nouveau nom, nouvelle équipe

Une décennie après la parution de son premier album, Mr. Brian, VALAIRE a ouvert vendredi dernier le cinquième chapitre de sa discographie sous un nouveau nom - ses membres ont eu envie de faire court en laissant tomber le «Misteur» - et entouré d'une nouvelle équipe. Farouchement indépendants depuis leurs débuts, les musiciens, qui ont gagné du terrain avec leur savant mélange d'électro, de pop et de jazz en l'offrant gratuitement sur le Web, sont officiellement entrés dans le giron de la compagnie de disques Indica.

«On se rendait compte qu'on faisait comme un quatre heures de bureau avant de commencer à faire de la musique, explique Luis Clavis. On perdait tout le mojo! Quand tu as 20 courriels à régler et des meetings pour parler de choses plates, c'est plus dur de faire de la bonne musique qui fait se sentir bien.»

Une fois les responsabilités déléguées, VALAIRE a poursuivi son «mojo» en prenant la route de la Louisiane. «On a écrit là une grosse partie des tounes. Pas toutes, mais c'est là que la direction s'est établie», précise François-Simon Déziel, France de son surnom. «Le côté brass bien funky et bien dans le tapis, ça vient de là...» ajoute son confrère Luis en donnant aussi une part du crédit funk et soul à la présence sur plusieurs morceaux du chanteur Alan Prater (The Brooks).

Puisé dans une banque d'échantillons sonores, le titre aux allures d'onomatopée Oobopopop s'est quant à lui imposé comme une étiquette de la «philosophie» festive, positive et ensoleillée que cherchait VALAIRE. 

«Juste la sonorité de ça, on trouvait ça drôle, raconte Luis Clavis. On dirait qu'avec le mood qu'on avait, avec la forme que ça prenait, on a eu envie de nommer l'ensemble de notre direction avec ce mot-là. On avait le goût d'une cohérence pour cet album. C'est une chose qu'on a toujours eu de la misère à avoir. On va toujours un peu dans tous les sens. Mais le fait d'avoir un mot, une espèce de philosophie, ç'a vraiment aidé à trouvé la cohérence de cet album-là.»

Reste maintenant à faire vivre cette énergie sur les planches. Pour sa tournée de lancement, VALAIRE a choisi d'aller à la rencontre de ses fans dans les bars : dans la capitale, ils feront escale à L'Anti le 21 septembre.

«Ça passe plus par la chaleur et la proximité, résume Julien Harbec. On veut sentir la sueur du monde. Avec Bellevue, on est allé sur de gros stages parce qu'on avait une scénographie qui exigeait ça. Et on voulait ça. Mais là, on y va vraiment dans le basic : nous autres et nos instruments.»

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