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La contre-culture des années 60 en sons et en images à Londres

Des costumes - originaux et répliques - qu'ont... (AFP, Daniel Leal-Olivas)

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Des costumes - originaux et répliques - qu'ont porté les Beatles pour la couverture de leur album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band sont montrés dans l'exposition You Say You Want a Revolution? - Disques et rebelles de 1966 à 1970 qui s'ouvre samedi au Victoria and Albert Museum de Londres.

AFP, Daniel Leal-Olivas

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Remi BANET
Agence France-Presse
Londres

Du mouvement hippie à Mai 68, la contre-culture des années 60 est au coeur d'une exposition au Victoria and Albert Museum de Londres, immersion visuelle et musicale dans la révolte d'une partie de la jeunesse de l'époque contre les conventions et l'autorité.

«Nous voulons revenir à travers cette exposition sur l'importance de la fin de la décennie 60 sur le monde d'aujourd'hui», explique Victoria Broackes, commissaire de l'exposition You Say You Want a Revolution? - Disques et rebelles de 1966 à 1970, qui s'ouvre samedi.

«Ces années 1966 à 1970 - 1826 jours seulement - ont eu une influence indéniable, qu'il s'agisse du débat sur les droits des minorités, sur l'environnement ou sur les politiques néolibérales», ajoute-t-elle.

Muni d'un casque distribué à l'entrée, le spectateur parcourt, images d'archives à l'appui, les lieux emblématiques de la fin des années 60, de Haight-Ashbury, épicentre du mouvement hippie à San Francisco, jusqu'au Paris de mai 1968 en passant par Carnaby Street, à Londres, et le festival de Wood-stock, dans l'État de New York.

Outre les hippies nus dans la boue sous LSD, l'exposition - très dense, au risque de parfois survoler son sujet - revient aussi sur l'opposition à la guerre du Viêtnam et le mouvement pour les droits civiques aux États-Unis.

La musique, facteur de socialisation

Clé de l'immersion, le casque diffuse au fil des six salles des classiques musicaux de l'époque, de My Generation, des Who, à Imagine, de John Lennon.

«C'était une époque sans téléphones portables ni réseaux sociaux, et la musique, qui reflétait les bouleversements en cours, était un moyen de communication et un facteur de socialisation», souligne Geoffrey Marsh, autre commissaire.

Mais l'expérience est aussi visuelle : 350 objets (photos, affiches, livres, magazines et disques vinyles) et des extraits de «protest songs» tapissent les murs du musée.

Des vestes portées par John Lennon et George Harrison, une salopette en velours ayant appartenu à Mick Jagger et les restes d'une guitare sacrifiée sur scène par Jimi Hendrix finissent de plonger le public dans l'atmosphère contestataire de l'époque.

L'avant-dernière salle, plongée dans l'obscurité, est entièrement dédiée à Woodstock : l'herbe (synthétique) au sol et trois écrans disposés en forme de U, sur lesquels sont diffusés des extraits des concerts, tentent de recréer l'atmosphère du festival, considéré comme l'apogée de la culture hippie.

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