La mort de Prince le hisse en tête des ventes

Prince en 2011... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Prince en 2011

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Associated Press
New York

Les ventes de la musique de Prince ont explosé depuis le décès de l'artiste la semaine dernière.

Selon Nielsen Music, 2,3 millions de chansons ont été vendues au cours des trois jours ayant suivi sa mort, dont près d'un million le jour même.

Purple Rain a été le titre le plus populaire, suivi de When Doves Cry, Little Red Corvette et Let's Go Crazy.

Du côté des albums, c'est The Very Best of Prince qui est arrivé en tête des ventes.

Le chanteur de 57 ans a été retrouvé sans vie, jeudi, dans sa résidence de Paisley Park en banlieue de Minneapolis.

Une autopsie a été effectuée vendredi, mais les autorités ont prévenu qu'il faudrait plusieurs semaines avant que la cause du décès ne soit révélée.

Le shérif du comté de Carver, Jim Olson, a déclaré que le corps de Prince ne portait aucune marque de violence et que rien ne permettait de croire à un suicide.

Trésors inédits

Connu pour son intense créativité pendant ses 40 ans de carrière, le chanteur Prince pourrait continuer à ravir ses fans au-delà de la mort grâce aux trésors inédits enfermés dans des chambres fortes.

Mais qui va décider de leur sort? Le prince de la pop, décédé brutalement à 57 ans dans des circonstances encore inexpliquées, n'avait pas d'enfant connu, pas d'épouse, plus de parents et gardait d'une main de fer ses créations.

Il avait un appétit insatiable de composer, allant jusqu'à donner des bipeurs à ses musiciens et à organiser une rotation de ses ingénieurs pour pouvoir enregistrer n'importe quand.

Dans un entretien au magazine Rolling Stone réalisé en 2014, mais publié après son décès, Prince a non seulement confirmé une rumeur persistante sur l'existence d'une chambre forte dans son complexe de Paisley Park, près de sa natale Minneapolis, mais aussi révélé qu'il en avait plusieurs.

«Je ne l'ai jamais dit auparavant, mais je n'ai pas toujours donné aux maisons de disques la meilleure chanson. Il y a des chansons dans la chambre forte que personne n'a jamais entendues», disait-il.

Il révélait avoir conservé des «tonnes de trucs» dans ses chambres fortes y compris des albums inédits, dont deux conçus à l'époque du mythique Purple Rain.

Il a laissé entendre qu'il souhaitait réaliser une création historique, où de futures publications réuniraient les meilleures chansons - des hits et des titres restés dans l'ombre - de sa carrière.

Prince «était comme un entonnoir. C'est comme si quelqu'un déversait ces chansons en lui et qu'elles continuaient tout simplement à sortir de l'autre côté, comme un robinet d'eau coulant sans cesse», racontait Alan Leeds, responsable de la propre maison de disques de Prince, Paisley Park Records, dans un documentaire de la BBC en 2015.

Brent Fischer, un compositeur ayant longtemps travaillé avec Prince, estimait dans ce documentaire que 70 % des enregistrements n'avaient pas été publiés.

La «liberté» du streaming

Cette créativité obsessionnelle a généré l'un des conflits les plus célèbres de l'industrie musicale.

Lorsque Warner Brothers essaie de réfréner ses ardeurs, Prince abandonne son nom de scène en 1993 pour un cryptogramme imprononçable baptisé «love symbol» et écrit «esclave» sur son visage pour dénoncer ses obligations contractuelles.

Il a fallu attendre 2014 pour leur réconciliation, mais le chanteur a rapidement identifié un nouveau canal qui l'a enchanté: l'écoute en flux sur Internet.

L'an dernier, il a conclu un partenariat avec Tidal, service de streaming du rappeur Jay Z qui est le seul habilité à diffuser légalement sa musique. Prince avait expliqué que Tidal était synonyme de «liberté».

Signe que l'artiste ne s'attendait pas à mourir, son 39e album studio HitnRun Phase two, diffusé sur la plateforme Internet en décembre est plutôt décevant en tant qu'ultime opus.

Contrairement à la légende du rock David Bowie, qui a publié son dernier album Blackstar deux jours avant son décès en janvier d'un cancer tenu secret, il est peu probable que Prince ait envisagé l'album sorti fin 2015 comme son dernier.

Ce second volet de HitnRun Phase One contient en effet des chansons déjà connues du public comme Xtraloveable, jouée depuis 1982, mais jamais éditée.

Énigmatique sur l'avenir

Les albums posthumes représentent un juteux marché.

Michael Jackson est entré depuis sa mort en 2009 à deux reprises dans le top 5 des meilleures ventes aux États-Unis avec des albums contenant des chansons inédites.

Et Elvis Presley, décédé en 1977, a atteint la première place des charts britanniques l'an dernier avec un album où il est accompagné par l'Orchestre philharmonique royal de Londres.

Mais Sheila E., musicienne de Prince ayant eu une liaison avec lui, estime que les inédits devraient rester dans les chambres fortes.

«Il a toujours travaillé avec qui il voulait et s'il avait voulu qu'ils soient publiés, il les aurait publiés», a-t-elle déclaré sur la radio Fox News Latino.

Que voulait Prince? Il avait été très énigmatique quand le magazine Rolling Stone lui avait demandé s'il souhaitait que les coffres-forts soient ouverts lorsqu'il serait «parti».

«Non, je ne pense pas à après. Je pense seulement à l'avenir quand je ne veux pas parler en temps réel», avait-il dit.  Avec AFP

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer