Les Cowboys Fringants: portraits, politique, party

Avec l'album Octobre, les membres des Cowboys Fringants,... (La Presse, Édouard Plante-Fréchette)

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Avec l'album Octobre, les membres des Cowboys Fringants, Karl Tremblay, Marie-Annick Lépine, Jérôme Dupras et JF Pauzé, reprennent pas trop loin du territoire chansonnier qui a fait leur renommée, tout en amenant de nouveaux joueurs dans leur alchimie musicale.

La Presse, Édouard Plante-Fréchette

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(Québec) Chansons portraits, chansons de party, chansons à teneur politique. Au fil d'une carrière échelonnée sur deux décennies, Les Cowboys Fringants ont bâti un répertoire orienté sur ces trois axes en P. Avec un neuvième album original arrivé dans les bacs vendredi, le groupe continue d'enrichir sa trinité musicale. Mais question de rebrasser un peu les cartes, la festive bande invite de nouveaux complices dans l'équation.

Au bout du fil, la multi-instrumentiste Marie-Annick Lépine rigole en entendant notre théorie des trois P. Mais elle n'acquiesce pas moins devant l'étiquette. «Faudra que j'en parle à JF!» lance-t-elle, faisant référence à Jean-François Pauzé, principal auteur-compositeur des Cowboys. «Il a ce talent-là d'être capable d'écrire sur autre chose que lui-même. Ce n'est quand même pas facile de sortir de soi, d'aller chercher une observation sur la société et de la mettre en chanson sans que ça devienne trop pamphlétaire ou que ça tienne trop de l'exercice de style. Et ça donne de la variété en spectacles», ajoute la musicienne, qui s'arrêtera justement avec ses confrères Karl Tremblay (voix), Jérôme Dupras (basse) et JF Pauzé (guitare) au Grand Théâtre le 19 décembre.

Avec l'album Octobre, Les Cowboys Fringants reprennent donc pas trop loin du territoire chansonnier qui a fait leur renommée. On suit des personnages colorés et plus ou moins paumés : un livreur de pizza souffrant de solitude et s'accrochant à sa sobriété, un clown pathétique qui promet de perdre la sienne, une ex-toxicomane en quête de quiétude.

On passe dans le tordeur les promesses (ou les mensonges) d'élections, la braderie des ressources, l'apathie ambiante et la fausse solidarité qui ne sert qu'à donner bonne conscience. Et pour oublier nos misères, on s'offre une décoiffante fuite dans la Marine marchande, à laquelle Frannie Holder de Random Recipe prête sa voix.

Regard externe

Parmi les objectifs que se sont fixés Les Cowboys Fringants pour cette nouvelle aventure musicale, Marie-Annick Lépine évoque deux points : ajouter un petit côté celtique «à la Dropkick Murphys» que le groupe n'avait pas exploité à ce jour et amener de nouveaux joueurs dans l'alchimie musicale. C'est là que le batteur Pierre Fortin (Galaxie, Mara Tremblay, etc.) entre en scène.

«On tenait vraiment à avoir un drummer avec qui on n'avait jamais travaillé, explique Marie-Annick Lépine. C'est la chose qu'on peut changer. On est quatre qui sont là et qui vont rester... C'est notre neuvième album et à un moment donné, se renouveler à quatre, ce n'est pas toujours évident. Là, on est allé chercher un batteur qui a des idées et qui fait des choses qu'on aime au sein d'autres groupes.»

Les Cowboys Fringants ont également rompu avec leurs habitudes en s'adjoignant les services des réalisateurs Gus Van Go et Werner F (Les Trois Accords, Vulgaires Machins). Un atout de taille pour la musicienne, qui manie une bonne douzaine d'instruments (de l'incontournable violon à la nouvelle vielle à roue).

«Pour moi, ç'a tout changé de travailler avec des gens qui écoutaient ce que je faisais et qui me guidaient là-dedans, confie-t-elle. D'habitude, les gars me font confiance et je suis seule en studio les trois quarts du temps. Je n'avais jamais eu ce regard externe là. J'ai trouvé ça vraiment rassurant et vraiment plaisant de travailler avec des gens compétents, qui ont une bonne oreille.»

Du coffre en musique, mais une place prépondérante laissée aux textes et à leur interprétation. Les Cowboys Fringants ont cherché l'équilibre et l'ont atteint, selon Marie-Annick Lépine.

«Gus Van Go et Werner F, ils ont fait un travail de champions. Je trouve qu'il sonne, cet album-là. Il rentre dedans, mais on entend bien la voix. Elle est toute là. Les Cowboys, ça passe beaucoup par les textes. D'avoir la voix mixée en arrière-plan, ça n'a jamais été notre fort et ça ne le sera probablement jamais non plus.»

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