Retour au vinyle pour les 40 ans de Beau Dommage

L'essentiel du coffret Microsillons nous ramène entre 1974... (Photothèque Le Soleil)

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L'essentiel du coffret Microsillons nous ramène entre 1974 et 1977, période durant laquelle le groupe a lancé quatre disques coup sur coup.

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(Québec) Pierre Bertrand aime bien dire qu'il a fait de la musique avant, pendant et après Beau Dommage. Quarante ans après la fondation du légendaire groupe québécois, l'auteur-compositeur voit beaucoup moins souvent qu'avant ses complices de l'époque. Et s'il a pris ses distances par rapport à l'industrie musicale, il se réjouit de voir que les chansons, elles, continuent de faire du chemin.

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Album de famille, de Beau Dommage

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Microsillons, de Beau Dommage

Joint il y a quelques semaines, Pierre Bertrand n'a pas minimisé l'importance de l'anniversaire souligné cet automne, notamment par la parution du coffret Microsillons, qui regroupe en format vinyle les sept albums lancés par Beau Dommage depuis 1974. 

«Ça nous rappelle qu'on a fait partie d'un groupe qui a eu une certaine importance dans l'histoire de la musique du Québec, note-t-il. C'est le fun de savoir qu'il y a encore et toujours un public qui se renouvelle. Il y a des plus jeunes qui découvrent nos chansons, souvent à travers leurs parents. C'est quand même assez extraordinaire le succès qu'on a eu et qu'on a encore. Les chansons continuent de voler de leurs propres ailes, même si nous, on n'existe plus en tant que groupe.»

Outre deux enregistrements immortalisés au Forum de Montréal et dans les années 80 et l'album issu d'une réunion de la formation 10 ans plus tard, l'essentiel du coffret Microsillons nous ramène entre 1974 et 1977, période durant laquelle le groupe qu'il a formé avec Marie Michèle Desrosiers, Réal Desrosiers, Robert Léger, Michel Hinton, Pierre Huet et Michel Rivard a lancé quatre disques coup sur coup. Un blitz créatif pour le moins condensé...

«Peut-être un peu trop, on était un peu naïf...» observe Pierre Bertrand. Selon lui, la formation a maintenu la cadence pour s'assurer de respecter les engagements pris avec la compagnie de disques Capitol. «D'ailleurs, on était impressionné quand on a reçu notre disque de voir qu'on avait la même étiquette que les Beatles! rigole-t-il. Dans le contrat, il était stipulé qu'on devait faire un album tous les neuf mois. Nous autres, on a pris ça au sérieux. On a fait du mieux qu'on pouvait pour rencontrer les obligations contractuelles qu'on avait, alors qu'on aurait peut-être pu se permettre de dire : "Ok, là, on va respirer un peu!"»

Démocratie

Selon le récit de l'ex-Beau Dommage, entre le studio, les répétitions et la tournée, les membres du groupe étaient pratiquement toujours ensemble à cette époque. Et la démocratie primait tant dans les choix créatifs que dans la redistribution des droits d'auteur. 

«Il y avait plusieurs auteurs, plusieurs compositeurs, plusieurs chanteurs, résume Pierre Bertrand. Tout le monde avait son poids et son importance et on avait beaucoup de respect les uns pour les autres. Quand on était sur le point d'entrer en studio pour faire le premier album, Robert Léger a suggéré qu'on sépare les droits d'auteur avec ceux qui ne composaient pas. Par exemple, le batteur Réal Desrosiers ne composait pas, mais il faisait la tournée avec nous, il faisait la promotion des albums, il travaillait aussi fort que nous pour que ce soit bon.»

La dynamique démocratique a également prévalu au moment de la rupture du groupe à la fin des années 70. «Ça s'est fait encore là dans le respect, assure Pierre Bertrand. Certains n'avaient plus envie de continuer, avaient le goût de prendre du recul. La vie changeait, il y en a qui se mariaient. On avait travaillé très fort ensemble pendant plusieurs années, mais les intérêts n'étaient plus les mêmes.»

La réunion des années 90 a été le fruit d'un consensus et les projets futurs, s'il y en a, devront aussi rallier tout le monde. Mais là, Pierre Bertrand n'alimente pas de faux espoirs chez les fans. «Il ne faut jamais dire jamais, mais ce n'est pas dans l'air, tranche-t-il. Le temps a passé, les choses ont changé. Mais les chansons continuent d'exister, c'est ce qui est important.»

Premier support

En 2009, à l'occasion de son 35e anniversaire, Beau Dommage avait lancé le coffret CD Album de famille rassemblant l'intégrale de la discographie du groupe, bonifiée de quelques inédits. Les chansons, déjà disponibles en format numérique, retrouveront donc mardi leur premier support avec le lancement de ce nouveau coffret, vendu au coût de 159,99 $.

«C'est l'idée de la compagnie de disque, explique Pierre Bertrand. Il y a un retour vers le vinyle, semble-t-il. C'est surtout les jeunes qui redécouvrent ça. Pourquoi pas?» demande le musicien, qui se dit toujours attaché à ses vinyles. «C'est des souvenirs, reconnaît-il. Je me rappelle quand j'ai acheté tel ou tel disque, que je ramassais mon argent pour pouvoir le faire. Je les ai gardés, je ne sais pas trop pourquoi. Il y a des albums qui ne sont toujours pas disponibles en CD ou en numérique, mais il y en a de moins en moins. Avec YouTube et cie, tout ressort.»

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