Marjorie Fiset: musique de transition

À mi-chemin entre la chanson et le jazz,...

Agrandir

À mi-chemin entre la chanson et le jazz, le premier album solo de Marjorie Fiset, Janvier achève, combine les compositions de la musicienne et une série de reprises.

(Québec) La crise de la mi-vingtaine. L'expression a de quoi faire sourire les gens plus âgés, mais le phénomène existe réellement. C'est cette période de questionnement qui a nourri la création de la jeune artiste Marjorie Fiset, qui présente ces jours-ci son premier album solo, Janvier achève.

«On parle beaucoup de la crise de la trentaine ou de la quarantaine», note la musicienne originaire de Québec. «Mais je regarde autour de moi et je sens vraiment une crise de la mi-vingtaine dans le sens où c'est une période pendant laquelle on se pose beaucoup de questions. On a besoin de concrétiser tous nos rêves, prendre toutes nos idées éparpillées et de les ramasser en un seul tout», ajoute la chanteuse, qui a trouvé dans ce passage obligé l'inspiration pour créer des chansons, mais aussi la motivation pour mener son projet d'enregistrement à terme.

«J'avais besoin d'aller au bout de mes idées et j'ai l'impression qu'on a un peu de difficulté à le faire, à notre âge, parce qu'on a trop de portes ouvertes. Je suis une personne éparpillée et, pour une fois, j'avais envie de m'assumer dans ce que je suis.»

Cette idée de transition se transpose dans le titre de l'album, mais aussi dans son contenu, à mi-chemin entre la chanson et le jazz. Les compositions de la musicienne, qu'on a pu voir évoluer au sein du groupe The JMC Project, côtoient une série de reprises. Ou plutôt de reconstructions, devrions-nous préciser. Si certaines d'entre elles gardent un parfum d'adolescence, elles sont pratiquement méconnaissables. Son incursion dans l'univers de No Doubt (Sunday Morning), notamment, lui donne l'occasion de transformer du ska-rock sautillant en un jazz bien rythmé, mais tout de même intimiste.

Elle fait subir un traitement similaire au reggae de Bob Marley (Is This Love devient une ballade épurée piano-voix), ainsi qu'aux chansons de Jean Leloup (Sang d'encre), d'Indochine (J'ai demandé à la Lune) ou de Richard Desjardins (Va-t'en pas). Elle dit avoir acquis cette passion pour les métamorphoses musicales sur les bancs d'école, alors qu'elle étudiait en interprétation jazz à l'Université de Montréal.

«J'aimais beaucoup réarranger les pièces qu'on reprenait en examen, raconte-t-elle. Ma façon de faire du jazz, c'était d'aller chercher des covers pop et de les remixer à ma manière. Pour moi, le jazz, c'est une musique avec un spectre très large qui est ouverte à l'improvisation.»

Marjorie Fiset, qui a peaufiné ses connaissances en chanson en participant, en 2006, au projet 5X5 du Théâtre Petit Champlain, habite maintenant dans la métropole. Elle reste toutefois attachée à sa ville natale, où elle présentera ses nouvelles chansons trois fois plutôt qu'une dans les prochaines semaines. Elle foulera d'abord les planches de son école secondaire, la polyvalente de L'Ancienne-Lorette, mardi, avant de lancer son album au Cercle le lendemain. On la reverra finalement en mai, cette fois à L'AgitéE.

Vous voulez y aller?

Qui: Marjorie Fiset

Quand: mardi à 20h

Où: polyvalente de L'Ancienne-Lorette

Billets: 12$

Info: 418 872-9836, poste 5167

Quand: mercredi à 21h

Où: Le Cercle

Billets: 10$

Info: www.le-cercle.ca

Quand: le 3 mai

Où: L'AgitéE

Info: www.agitee.org

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer