Assassin américain: l'agent fantôme **1/2

Croisement entre Jack Reacher et James Bond, Mitch... (Fournie par Lionsgate)

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Croisement entre Jack Reacher et James Bond, Mitch Rapp (joué par Dylan O'Brien) est le personnage central des romans de Vince Flynn.

Fournie par Lionsgate

Le SoleilÉric Moreault 2/5

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(Québec) CRITIQUE / Il aura fallu du temps avant que Mitch Rapp (Dylan O'Brien) naisse au grand écran. Presque 10 ans! Mais Assassin américain (American Assassin), qui se veut le premier film d'une franchise, ne risque guère d'être le prélude à une longue vie. Dommage parce que le long métrage sur cet agent fantôme essaie d'éviter les clichés du genre. Sans succès.

Mitch Rapp est le personnage central des romans de Vince Flynn, croisement entre Jack Reacher et James Bond. Assassin américain étant un antépisode de la série, la division cinéma de CBS avait beau jeu pour introduire le personnage. Lorsque le film débute, le jeune homme, qui a perdu ses parents à 14 ans dans un accident, voit sa fiancée mourir dans un attentat terroriste.

Éperdu de douleur, il entreprend de se venger. Sa croisade ne passe pas inaperçue à la CIA. La forte tête est recrutée par Irene Kennedy (Sanaa Lathan). La directrice adjointe le confie à Stan Hurley (Michael Keaton). L'ex-Navy Seal (le corps d'élite de la marine américaine) le soumet à un entraînement intensif pour transformer Rapp en machine à tuer.

Un vol de plutonium russe va toutefois précipiter l'imprévisible agent sur le terrain à la poursuite d'un mystérieux mercenaire qui tente de vendre sa marchandise radioactive à une faction iranienne...

Inutile d'en dire plus, on se doute bien que Mitch Rapp est en mission pour sauver le monde. L'électron libre est un personnage intéressant. Malheureusement, O'Brien (Le labyrinthe, 2014) manque un peu de coffre pour incarner cet écorché vif aveuglé par la rage. Surtout devant un acteur de la trempe de Keaton (Birdman), toujours aussi solide.

Encore que ce ne soit pas majeur au regard des grossières erreurs scénaristiques et de la réalisation sans imagination de Michael Cuesta. 

Les drames d'espionnage forcent souvent la note en terme de crédibilité et Assassin américain ne fait pas exception. On peut en laisser passer, mais il y a tout de même des limites à étirer l'élastique de la crédulité. Sans parler des dialogues insipides et vulgaires, des clichés et de la violence très graphique. À la décharge des quatre scénaristes (ce qui n'est jamais un bon signe), il y a quelques bons rebondissements et une intrigue qui évite la caricature.

Assassin américain aurait toutefois pu être beaucoup plus solide avec un autre réalisateur que Cuesta, qui avait pourtant fait du solide boulot avec la suspense Kill The Messenger (2014). Mais le réalisateur télé (Six pieds sous terre, Homeland...) semble dépassé par la tâche, cette fois. Sa mise en scène convenue peine à maintenir la tension inhérente au genre.

On a vu pire, mais on a aussi vu beaucoup mieux. Les amateurs de films d'action avec batailles, cascades et fusillades vont apprécier. Sans plus.

Au générique

  • Cote: **1/2
  • Titre: Assassin américain
  • Genre: drame d'espionnage
  • Réalisateur: Michael Cuesta
  • Acteurs: Dylan O'Brien, Michael Keaton et Sanaa Lathan
  • Classement: 13 ans et plus
  • Durée: 1h51
  • On aime: la présence de Keaton, quelques bons rebondissements
  • On n'aime pas: le manque d'originalité, la mise en scène insipide, les erreurs scénaristiques, la violence gratuite




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