Le père des films de zombies est mort

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Grâce au réalisateur George Romero, né à Toronto, les films de zombies sont devenus un phénomène social.

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Jake Coyle
Associated Press
New York

George Romero, dont le classique Night of the Living Dead (La nuit des morts-vivants) a transformé le cinéma d'horreur, est décédé dimanche à l'âge de 77 ans.

Grâce à lui, les films de zombies sont devenus un phénomène social. Il a compté de nombreux imitateurs, de nombreux zélateurs.

Le réalisateur, qui était né à Toronto, souffrait d'un cancer au poumon, a indiqué sa famille dans un communiqué de presse publié par son impresario Chris Roe. Il est mort en écoutant la musique du film The Quiet Man (L'homme tranquille) de John Ford, un de ses films fétiches. Sa femme Suzanne Desrocher et sa fille Tina Romero étaient à ses côtés.

Night of the Living Dead a été le premier film réalisé par Romero. Plusieurs le considèrent comme une critique contre le racisme. Le seul personnage noir réussit à survivre aux zombies mais est tué par des sauveteurs.

Il a tourné une quinzaine de films, dont Creepshow, Day of the Dead (Le jour des morts-vivants) et The Dark Hill (La part des ténèbres).

Selon le critique de cinéma, Roger Ebert, Day of the Dead est «l'un des meilleurs films d'horreur, et nécessairement l'un des plus effrayants». Ce film est «horrible, écoeurant, dégoûtant, violent, brutal et épouvantable, mais il a été tourné de brillante façon».

«C'est un film drôle, amusant et s'attaque sauvagement à la société de consommation américaine», a-t-il ajouté.

Relation amour-haine

Romero a eu une liaison amour-haine avec le genre qu'il a grandement contribué à créer. Il a dit de la série The Walking Dead qu'elle n'était qu'un «opéra-savon». Il dit regretter que des longs-métrages à grand budget comme World War Z rendent impossible le tournage d'oeuvres de zombies plus modestes. Il a souvent maintenu qu'il n'aurait jamais tourné un film d'horreur s'il n'avait pas pu y rattacher un message politique.

«On me dit que je suis prisonnier d'un genre, que je suis un réalisateur de films d'horreur. Attendez un instant, je suis capable de dire exactement ce que je pense, a déjà déclaré Romero à l'Associated Press. Je peux parler de ce qui se passe dans notre société, de le commenter, de l'illustrer. Je ne me sens pas piégé. C'est ma façon de m'exprimer.»

Le décès de Romero a suscité de nombreuses réactions. Pour l'écrivain Stephen King, il était son collaborateur favori. «Il n'y en aura pas d'autres comme toi», a-t-il écrit.

De son côté, le réalisteur Guillermo del Toro a déclaré que «cette perte est si énorme».




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