L'embarras du choix: frôler le ridicule *

Dans L'embarras du choix, le coeur de Juliette... (Fournie par AZ Films)

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Dans L'embarras du choix, le coeur de Juliette (Alexandra Lamy) balance entre un banquier déjà fiancé et un cuisinier sympathique (Arnaud Ducret, à droite), qui s'entend comme larron en foire avec son père (Lionnel Astier, au centre).

Fournie par AZ Films

Le SoleilÉric Moreault 1/5

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CRITIQUE / Nous prenons des décisions chaque jour. Sans même trop y réfléchir, parfois, du plus simple au plus compliqué. Imaginez l'enfer que peuvent vivre ceux qui souffrent d'indécision chronique. Comme Juliette (Alexandra Lamy). Surtout si elle doit choisir entre les deux hommes qu'elle aime... D'un sujet porteur, Éric Lavaine livre malheureusement avec L'embarras du choix une comédie sentimentale insipide, qui frise le ridicule - involontairement.

Donc Juliette, même à 40 ans, laisse les autres prendre les décisions pour elle. Surtout son père aimant (Lionnel Astier), restaurateur bourru, et ses deux copines, la sérieuse Joelle (Anne Marivin) et la rieuse Sonia (Sabrina Ouazani). 

La route de la femme croise celle de Paul (Jamie Bamber), un banquier écossais traditionaliste. Seul problème, le beau gosse est fiancé... Pour se consoler, Juliette se laisse charmer par Étienne (Arnaud Ducret), cuisinier sympathique, qui s'entend comme larron en foire avec le père de sa nouvelle flamme. Tout va pour le mieux jusqu'à ce que Paul revienne à Paris pour annoncer à Juliette qu'il a quitté sa promise pour elle...

Évidemment, les deux hommes sont aux antipodes, mais le coeur de Juliette balance. On est dans le vaudeville convenu avec les quiproquos et les doubles sens propices aux malentendus. Les personnages sont à peine esquissés et la réalisation terne d'Éric Lavaine n'apporte rien à ce long métrage raté. Pire que son pas très inspiré Barbecue (2014). 

Alexandra Lamy fait ce qu'elle peut - l'actrice a du ressort comique, ayant interprété pendant cinq ans le rôle principal féminin de la version française d'Un gars, une fille de Guy A. Lepage. Mais le comique de situation ne lève pas et la plupart des gags tombent à plat.

La prémisse du film, l'indécision chronique, promettait pourtant de belles choses. Faire des choix peut parfois s'avérer lourd de conséquences. Ou pas. Mais il faut assumer ceux-ci. On aurait aimé que L'embarras du choix pousse justement sa réflexion plus loin dans le double sens du titre. On reste en surface, même pour une comédie de genre.

En fait, on sent le calcul du public cible dans le scénario, celui des femmes qui ne jurent que par les déconvenues de Bridget Jones. Sauf que Juliette n'a pas la même pétulance ni la même pertinence que la Britannique. Sans être «blonde», il s'agit d'un personnage unidimensionnel pour lequel on ne ressent aucune sympathie.

Après une demi-heure de ce film fade et qui fait à peine sourire à quelques reprises, j'avais déjà hâte qu'on en finisse. Et plus ça avance, et plus ça s'enfonce dans le ridicule et les clichés du genre. La finale, sous les pétales de roses et la sirupeuse Paradise de Coldplay, a fini de m'achever.

À éviter.

Au générique

Cote: *

Titre: L'embarras du choix

Genre: comédie sentimentale

Réalisateur: Éric Lavaine

Acteurs: Alexandra Lamy, Arnaud Ducret et Jamie Bamber

Classement: général

Durée: 1h35

On aime: pas grand-chose

On n'aime pas: à peu près tout




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