Iqaluit, la grande aventure de Marie-Josée Croze

Dans Iqaluit, Marie-Josée Croze joue le rôle de... (Fournie par Les Films Séville)

Agrandir

Dans Iqaluit, Marie-Josée Croze joue le rôle de Carmen, qui accourt au chevet de son mari, gravement blessé. «C'est un personnage qui se prend le Grand Nord dans la gueule. Je l'ai pris comme le personnage (rires). Il fait vraiment froid.»

Fournie par Les Films Séville

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le hasard fait parfois bien les choses. Alors qu'Iqaluit s'apprête à prendre l'affiche, Marie-Josée Croze est de passage au Québec pour le tournage de la série américaine Jack Ryan, commandée par Amazon. Dimanche, elle s'est précipitée voir L'arrivée de Denis Villeneuve en vue des Oscars, qu'elle a regardés à la télé avec son chat, qui l'accompagne même à l'hôtel. Le lendemain, l'actrice de 47 ans a pris le temps de discuter avec Le Soleil du tournage éprouvant du long métrage de Benoît Pilon, mais aussi de son engagement qui l'a convaincue.

C'est Denys Arcand, avec qui elle tournait Le règne de la beauté (2014), qui lui a parlé du projet du réalisateur, dont le corpus lui était inconnu. Les films lui ont plu, mais encore plus la rencontre avec Benoît Pilon. 

«Il était sincère dans sa démarche. Le plus important, c'est le regard que pose un réalisateur sur son histoire. C'est un beau personnage, qui tient tout le film sur ses épaules. Mais ce qui m'a le plus motivée, c'était lui et son implication dans le monde inuit. Ce n'est pas quelque chose de fabriqué, ça vient du coeur. Ça me donnait envie de faire partie de cette aventure.»

Sur une autre planète

Car ça en était tout une. L'actrice s'est retrouvée pendant deux mois «dans un autre monde, comme si on arrivait sur une autre planète. J'exagère à peine». Le paysage lunaire d'Iqaluit, à 2000 km au nord de Québec, est un choc, tout autant que la température, même en été - «-4 °C à 4 °C». 

Marie-Josée Croze joue le rôle de Carmen, qui accourt au chevet de son mari, gravement blessé. «C'est un personnage qui se prend le Grand Nord dans la gueule. Je l'ai pris comme le personnage (rires). Il fait vraiment froid.» 

Le dépaysement l'a aidée à se glisser dans la peau de cette professionnelle - jusqu'à une certaine limite. «Dans des conditions difficiles, on atteint la forme de vérité. Mais après, il faut la forme physique pour tenir. C'est contre ça qu'on se bat. La fatigue physique, le froid...» À un point tel que l'actrice en faisait des migraines. «À un moment donné, j'ai demandé à Benoît si mon personnage ne pourrait pas trouver une tuque par hasard dans un taxi (rires).»

La sympathique actrice devait aussi composer avec la détresse de Carmen. «Je ne suis pas quelqu'un qui joue, je suis quelqu'un qui ressent : je me plonge dans les personnages. C'est quelqu'un qui souffre beaucoup. J'accompagnais cette souffrance par la force des choses. C'est pas le film où je me suis le plus marrée. On peut comprendre pourquoi.»

D'autant qu'en plus du dépaysement et de l'état grave de son mari, cette femme qui ignore tout du Grand Nord doit composer avec la stupeur de découvrir l'univers que s'est construit son conjoint. «C'est là que le film est intéressant. Qu'est-ce qui se passe quand quelqu'un t'échappe pendant six mois par année pendant 20 ans (rires)? C'est une vie parallèle, pleine de choses. C'est le choc de ces gens qu'elle rencontre.»

Choc pour l'actrice aussi dont c'était le premier séjour. «C'est quand même des gens qui ont des conditions de vie très difficiles. Et le prix de tout est extrêmement cher.» Du moins pour la citadine qui débarque pour un tournage : «Je n'aime ni la chasse ni la pêche plus qu'il faut. Je ne me suis pas dit : ouais, chouette», rigole la Parisienne depuis 15 ans. Mais certains y sont parfaitement heureux, ajoute-t-elle, en citant sa chauffeuse pendant le tournage, une trentenaire de Québec qui a choisi de s'y établir.

Peu de bons scénarios

On voit trop peu Marie-Josée Croze dans nos films depuis Les invasions barbares et son prix d'interprétation à Cannes en 2003. On lui fait encore des propositions, mais «le problème, c'est qu'il faut que ce soit les bons [scénarios] au bon moment et que j'aie envie de les faire». La chose ne la réjouit «pas particulièrement». «Ce qui me fait plaisir, c'est quand le scénario est bon. Ce qui est réjouissant, c'est quand des gens qui ont du talent pensent à nous.»

Comme Denis Villeneuve, peut-être, qui lui a offert un rôle dans Maelström (2000) qui lui a valu le Jutra et le Génie de la meilleure actrice? «S'il y a une actrice ou un acteur au monde qui n'a pas le goût de travailler avec Denis, c'est parce qu'il ne vit pas sur notre planète, je pense (rires).»




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer