Les Oscars politiques, l'humour au secours

Jimmy Kimmel a enchaîné les références à Donald Trump... (AP, Chris Pizzello)

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Jimmy Kimmel a enchaîné les références à Donald Trump durant les premiers moments de la cérémonie.

AP, Chris Pizzello

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Agence France-Presse
Hollywood

Le présentateur des Oscars, Jimmy Kimmel, a enchaîné les références à Donald Trump durant les premiers moments de la cérémonie dimanche, mais préféré l'humour à l'acrimonie.

Durant son monologue d'ouverture, l'animateur du talk show du soir Jimmy Kimmel Live s'est notamment félicité que les services d'immigration aient laissé l'actrice française Isabelle Huppert entrer sur le territoire américain.

Un pied de nez au décret migratoire de Donald Trump, aujourd'hui suspendu.

«Nous sommes très accueillants envers les étrangers à Hollywood», a-t-il expliqué.

«Nous ne discriminons pas les gens selon leur pays d'origine», mais «en fonction de leur âge et de leur poids», a-t-il plaisanté, en référence notamment au manque de rôles proposés par Hollywood aux actrices d'âge mur.

Le présentateur a aussi évoqué le nouveau président des États-Unis en rendant hommage à Meryl Streep, nommée pour la vingtième fois aux Oscars pour son rôle dans Florence Foster Jenkins.

Lors de la cérémonie des Golden Globes, début janvier, l'actrice américaine avait mené une charge nourrie contre Donald Trump, appelant le monde du cinéma à faire acte de résistance contre la politique migratoire et les discours du président.

Dès le lendemain, l'ancien promoteur immobilier avait contre-attaqué, estimant, dans un tweet, que Meryl Streep était «une des actrices les plus surévaluées d'Hollywood».

Dimanche, en ouverture, Jimmy Kimmel a demandé au public de rendre hommage à l'actrice de 67 ans, «très surévaluée», par des «applaudissements totalement immérités».

Le présentateur a ensuite fait mine de réclamer le départ des journalistes de CNN, du Los Angeles Times et du New York Times, en référence à la décision de la Maison-Blanche d'écarter vendredi ces organes de presse d'un point de presse du porte-parole Sean Spicer.

Plus tard, le ton est devenu plus grave lorsque l'Italo-Britannique Alessandro Bertolazzi est venu recevoir son prix pour le meilleur maquillage et la meilleure coiffure, dans le film L'escadron suicide.

«Ceci est pour tous les immigrés», a-t-il clamé, lors de son passage sur la scène.

Avant même le début de la cérémonie, la soirée s'annonçait déjà politique.

Plusieurs personnalités nommées aux Oscars se sont ainsi présentées sur le tapis rouge avec un ruban bleu en solidarité avec l'organisation de défense des libertés ACLU.




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