La Berlinale swingue avec Django

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L'actrice Cécile de France, le réalisateur Étienne Comar et l'acteur Reda Kateb, du film Django

AFP, John MacDougall

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Agence France-Presse
Berlin

La Berlinale, festival de cinéma à la dimension politique assumée, a débuté jeudi avec un premier appel à la résistance à Donald Trump, dans l'attente de la projection du film d'ouverture consacré à la fuite du jazzman Django Reinhardt face aux nazis.

Quelque 18 films sont en lice pour l'Ours d'or qui sera remis le 18 février par un jury présidé par Paul Verhoeven, le réalisateur sulfureux de Basic Instinct, Starship Troopers ou plus récemment Elle avec Isabelle Huppert.

Certains de ses collègues ont profité de la conférence de presse du jury jeudi matin pour lancer un appel contre la politique américaine voulue par M. Trump.

«Je veux que l'on sache qu'il y a de nombreuses personnes dans mon pays qui sont prêtes à résister», a déclaré l'actrice Maggie Gyllenhaal.

L'acteur mexicain Diego Luna a usé d'humour pour dénoncer le projet de mur entre le Mexique et les États-Unis que souhaite bâtir M. Trump : «Je vais enquêter sur la façon d'abattre les murs, il y a de nombreux experts» en la matière à Berlin.

«Nous ne sommes pas là pour envoyer un message, mais pour écouter des voix différentes et les célébrer», a néanmoins nuancé l'acteur.

Mercredi, la ministre allemande de la Culture Monika Grütters avait déjà souligné que la Berlinale avait pour message «la diversité culturelle contre le simplisme populiste».

Le marathon cinématographique démarre, lui, avec Django, incarné par l'acteur français Reda Kateb, révélé dans Un prophète. Le film marque les débuts derrière la caméra du Français Étienne Comar, jusqu'ici connu comme scénariste et producteur (Des dieux et des hommes, Mon roi). Le film raconte comment le célèbre guitariste a été forcé de fuir en 1943 le Paris occupé en raison de son appartenance à la communauté manouche persécutée par les nazis. «Je ne voulais absolument pas réaliser un biopic, mais raconter une histoire qui a des correspondances avec la période contemporaine, avec le statut de l'artiste dans un monde en crise», a expliqué le réalisateur à l'AFP avant la présentation du film.

«Oui à la vie»

Pendant 11 jours, 400 films provenant de 70 pays vont être diffusés dans le cadre du premier grand festival de cinéma de l'année en Europe et le seul à être ouvert au public.

«Nous avons là un programme qui dit oui à la vie et des artistes qui décrivent des quotidiens bouleversés par des apocalypses, mais dans lesquels il y a toujours une porte de sortie», a résumé Dieter Kosslick, directeur de la Berlinale.

Fidèle à sa tradition, le festival accueillera films d'auteur et grosses productions américaines. Logan, troisième volet des aventures du super-héros Wolverine avec Hugh Jackman, sera ainsi présenté en avant-première. Face à ces grosses machines, des cinéastes reconnus comme la Polonaise Agnieszka Holland (Europa Europa), une des quatre réalisatrices en compétition, et le Roumain Calin Peter Netzer, lauréat de l'Ours d'or 2013, viendront présenter leur nouveau film.

Côté français, Martin Provost (Séraphine) réunit dans Sage Femme un duo inédit : Catherine Frot et Catherine Deneuve dans le rôle d'une femme venue troubler la tranquillité de la fille de son ancien amant.

Richard Gere, Laura Linney, Rebecca Hall et Chloë Sevigny seront à l'affiche du thriller The Dinner, présenté vendredi, sur deux familles liées par un terrible secret. Ardent défenseur de la cause tibétaine, l'acteur américain en a profité pour rencontrer jeudi Angela Merkel. La chancelière allemande avait reçu l'an dernier George Clooney pour évoquer le sort des réfugiés en Europe. La Berlinale avait ensuite récompensé de l'Ours d'or le film italien Fuocoammare, par-delà Lampedusa, sur la crise migratoire. Cette année, cette thématique sera toujours d'actualité, avec des actions de solidarité et le dernier film du Finlandais Aki Kaurismäki (L'autre côté de l'espoir), sur la rencontre entre un quinquagénaire finlandais et un réfugié syrien dans Helsinki.

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