Pas de président pour les César

Roman Polanski (que l'on voit ici en 2014)... (Archives AFP)

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Roman Polanski (que l'on voit ici en 2014) avait annoncé le 24 janvier qu'il renonçait à présider la cérémonie des César.

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Agence France-Presse
Paris

La 42e cérémonie des César, le grand rendez-vous du cinéma français, prévue le 24 février, n'aura pas de président, après le retrait du réalisateur franco-polonais Roman Polanski, sous la pression d'associations féministes, ont annoncé samedi les organisateurs.

Poursuivi depuis 40 ans aux États-Unis pour le viol d'une adolescente de 13 ans, Roman Polanski, 83 ans, avait annoncé le 24 janvier qu'il renonçait à présider l'événement.

«Le conseil de l'Académie des César a décidé qu'il n'y aurait pas de président [...]. On assumera ainsi le tumulte que vous avez vu», a déclaré le président de l'Académie, Alain Terzian, lors d'un déjeuner réunissant les 177 nommés de la cérémonie.

Peu après l'annonce en janvier du choix du réalisateur, une pétition avait été lancée pour sa destitution sur les réseaux sociaux, recueillant plusieurs dizaines de milliers de signatures, ainsi qu'un appel au boycottage de la cérémonie.

Pied de nez aux victimes de viol

«La désignation de Roman Polanski est un pied de nez indigne fait aux nombreuses victimes de viol et d'agression sexuelle», avait dénoncé le collectif Osez le féminisme.

La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, avait jugé le choix du cinéaste «surprenant et choquant».

Dénonçant une polémique «injustifiée» et «alimentée par des informations tout à fait erronées», Roman Polanski avait finalement «décidé de ne pas donner suite à l'invitation». Selon son avocat, Hervé Témime, cette controverse a «profondément attristé Roman Polanski et atteint sa famille».

Naturalisé français en 1976, Roman Polanski vit en France avec son épouse, l'actrice Emmanuelle Seigner. Le réalisateur du Bal des vampires, de Tess, du Pianiste ou de Rosemary's Baby, qui a reçu de nombreux prix à travers le monde, n'est jamais retourné aux États-Unis depuis son départ en 1978, pas même en vue de recevoir l'Oscar du meilleur réalisateur en 2003 pour Le pianiste.

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