Place au court: Ravages

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(Québec) «Place au court» est votre rendez-vous avec le court métrage dans notre application. Découvrez un nouveau film chaque mois. Une collaboration de la coopérative Spira.

Alan Lake a fait un long détour avant de se retrouver derrière la caméra. Études en arts visuels et en danse à Québec, puis chorégraphe, l'artiste de 39 ans a eu le goût de conjuguer toutes ses passions au sein de la même démarche. Ses films sont partie intégrante des spectacles de danse de sa troupe. Or, le très beau et expérimental Ravages, son dernier-né, mène sa propre vie, couronnée de nombreux prix.

«L'équipe est très touchée», explique-t-il. Le court métrage a obtenu le trophée de la meilleure réalisation au San Francisco Dance Film Festival, l'un des plus importants du genre aux États-Unis. Mais aussi le Prix du jury décerné par Plein(s) écran(s), une récompense d'autant plus importante aux yeux d'Alan Lake qu'il s'agit d'un festival moins pointu et que le jury était composé de trois réalisateurs québécois (André Turpin, Anne Émond et Maxime Giroux).

Film expérimental à la caméra très mobile parsemé de plans magnifiques, Ravages est «une étude sur le territoire». Lake, ses quatre danseurs («toujours les mêmes») et son équipe ont tourné à Saint-Raymond «pour faire émerger l'oeuvre des lieux».

Le tournage repose en grande partie sur l'improvisation, explique le réalisateur. «On envahit un lieu pour dégager des symboles, des fantasmes...» Le film prend réellement naissance dans la salle de montage, «une histoire symbolique abstraite». Ce matériau sert aussi de base à la création d'une oeuvre hybride sur scène qui intègre les images tournées. «Le spectateur peut ensuite la lire comme il le veut.»

Lui voit Ravages comme un cri d'alarme pour une humanité à la dérive. Il y a les ravages que peut créer la nature sur l'homme, et vice versa, mais aussi ceux créés par l'amour, la maladie...

En tournant des films, Alan Lake veut décloisonner les pratiques artistiques qui le guident, tout en favorisant l'accès à la danse moderne. Ravages en est un très bel exemple. Le réalisateur planifie un nouveau tournage en juin, toujours avec François Gamache à la direction photo. «Il est extraordinaire dans un contexte d'improvisation. Il collabore à la création.» Mais, pour l'instant, place à Ravages.

Ravages, par Alan Lake, avec David Rancourt, Esther Rousseau-Morin, Ariane Warnke St-Pierre et Dominic Caron.

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