Les confidences d'un directeur de la photographie

Aurora (Jennifer Lawrence) et Jim (Chris Pratt) sont... (Fournie par Columbia)

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Aurora (Jennifer Lawrence) et Jim (Chris Pratt) sont les deux seuls passagers éveillés sur l'Avalon, un vaisseau en route pour un voyage de 120 ans vers une nouvelle planète à coloniser.

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Frankie TAGGART
Agence France-Presse

Le directeur de la photographie mexicain Rodrigo Prieto n'a plus grand-chose à prouver, après avoir collaboré pendant deux décennies avec les plus grands réalisateurs, d'Oliver Stone à Alejandro Iñárritu en passant par Pedro Almodóvar et Cameron Crowe.

Il n'a toutefois pas encore gagné d'Oscars, les récompenses suprêmes du cinéma américain. Nommé une seule fois pour Souvenirs de Brokeback Mountain d'Ang Lee (2005), il est l'un des favoris du cru 2017 pour son travail dans Silence, le nouveau Martin Scorsese.

Le Mexicain pourrait ainsi poursuivre la conquête d'Hollywood entamée par son compatriote Emmanuel Lubezki, primé ces trois dernières années pour son travail avec des cinéastes mexicains eux aussi: Inarritu et Alfonso Cuarón.

«C'est quelque chose qui me ferait plaisir bien sûr», mais «pas ce qui me motive quand je tourne», a expliqué à l'AFP celui qui a aussi filmé le thriller de science-fiction Passagers, avec Jennifer Lawrence et Chris Pratt.

Rodrigo Prieto... (AFP, VALERIE MACON, GETTY IMAGES NORTH AMERICA) - image 2.0

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Rodrigo Prieto

AFP, VALERIE MACON, GETTY IMAGES NORTH AMERICA

À 51 ans, Rodrigo Prieto s'est notamment taillé une belle réputation pour son utilisation unique de l'éclairage et des couleurs, mais assure qu'il ne cherche pas à faire d'effets de style et se préoccupe avant tout des besoins du film.

«Je ne sais pas si les prix reconnaissent ce genre de choses», remarque-t-il, minimisant ses chances d'emporter une nouvelle nomination.

Depuis sa ville adoptive de Los Angeles, Prieto a contribué à une renaissance du cinéma mexicain aux côtés d'Inarritu dont il a mis en image les débuts: Amours chiennes, 21 grammes, Babel et Biutiful.

Toute première fois

C'est encore lui qui a dirigé la photographie d'Argo, film oscarisé de Ben Affleck, de La 25e heure de Spike Lee ou de 8 Mile de Curtis Hanson.

Silence est sa seconde collaboration avec Scorsese, après Le loup de Wall Street (2013), l'histoire très sexe, drogue et rock'n'roll de l'escroc financier Jordan Belfort.

«Nous nous sommes retrouvés, lui de New York et moi de Mexico à faire un film sur les prêtres portugais au Japon», se souvient-il ironiquement. «C'était un sujet qui nous était très étranger, mais ce fut vraiment une aventure incroyable».

Méditation sur la loyauté, la foi, le péché et le sacrifice, le film Silence est servi par les paysages grandioses des côtes accidentées de Taiwan. Une ambiance à l'exact opposé de celle du Loup de Wall Street.

Prieto a de nouveau filmé des scènes érotiques dans Passagers - les premières pour Jennifer Lawrence -, mais avec davantage de pudeur.

«Le plus important, c'est que les acteurs se sentent à l'aise, et je sais que Jennifer était [...] un peu nerveuse», raconte-t-il.

«Chris Pratt est bien évidemment un gentleman et nous nous sommes tous comportés de façon respectueuse. Mais ce n'est pas facile», ajoute-t-il.

Passion de jeunesse

Prieto s'est pris d'amour pour le septième art pendant son enfance à Mexico, où son grand frère et lui tournaient des films de monstres avec la caméra 8 mm de leur père, et ont appris la technique d'animation de image par image en regardant des films fantastiques comme Jason et les Argonautes.

Après avoir fréquenté une école de cinéma et des débuts au Mexique, il a posé ses valises à Hollywood en 2000.

Lorsqu'on lui demande quel genre de cinéaste il préfère - collaboratif, dictatorial, méticuleux, libertaire... -, il répond aimer la variété.

«Ang Lee et Oliver Stone sont deux styles presque exactement opposés et pourtant j'apprécie les deux. Ang est très précis. Oliver aime être étonné», décrit-il.

«Il s'épanouit quand il y a une dose de chaos sur le plateau et il faut toujours être en état d'alerte avec lui. Scorsese est un mélange des deux. Inarritu aussi. Ils sont tous les deux précis, mais ils laissent aussi les choses se passer comme elles viennent», conclut-il.

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