Place au court: L'enfer marche au gaz

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Place au court est votre rendez-vous avec le court métrage dans notre application. Découvrez un nouveau film chaque mois. Une collaboration de la coopérative Spira.

Le vrombissant L'enfer marche au gaz est une expérience sonore et visuelle détonante qui immerge le spectateur dans un étrange monde parallèle. Peintre doué et habitué de jouer avec les formes, Martin Bureau a voulu en témoigner dans ce documentaire expérimental qui porte une forte signature et explose de partout. Attachez vos ceintures, on part.

Ce court représentait un défi à bien des égards. D'abord, il était produit dans le cadre d'un projet conjoint entre l'ONF et Spira qui limitait sa durée à cinq minutes. Avec cette contrainte, «il fallait être créatif».

Pour ce natif de Saint-Félicien, le tournage à l'autodrome local de ce mélange unique de course automobile et de démolition s'est imposé. Encore fallait-il être capable d'en traduire «l'intensité du moment» à l'aide d'un «coup de poing formel», même «si je raconte une histoire de course de chars». D'où l'expérimentation dans le traitement des images et du son (qui contient des bruits d'avions et de bateaux!). 

Autodidacte, l'artiste multidisciplinaire de 44 ans est venu au cinéma par la peinture. Les pochettes de CD créées pour les Fred Fortin et autres l'ont amené à tourner des vidéoclips. Puis à imaginer des installations dont il a réalisé les images. Ont suivi deux longs métrages documentaires avec Luc Renaud, Une tente sur Mars (2008) et Playa Coloniale (2012).

Sa démarche en art visuel inscrit l'exploration dans son ADN : «On a le réflexe de bousculer les formes.» Il l'associe volontiers au cinéma direct de Brault et Perreault, mais avec la volonté de brasser de Groulx et Morin.

L'enfer... posait ensuite un autre défi. «Ce que je ne voulais pas faire, c'est poser un jugement moral» sur ce chaos mécanique infernal d'odeurs de pétrole qui brûle et de bruits cacophoniques. Même si «tout est grossier, les valeurs environnementales sont bafouées, l'alcool coule à flots». «En magnifiant le sujet, la réflexion se fait tout seule», croit-il. De film en film, «j'apprends à tenir une posture». Et c'est loin d'être fini, Bureau a plein de projets cinématographiques en cours, dont une autre «course de chars».

Reste que ce que le réalisateur n'avait pas prévu, c'est que son film illustre à merveille la fracture entre les mondes urbain et rural. «Ça a été une forme de révélation. J'ai été le premier surpris de cette disparité. Pour paraphraser, il y a 50 % du monde qui ne comprend pas l'autre 50 %.» C'est vrai ici, aux États-Unis et partout dans le monde...

L'enfer marche au gaz, par Martin Bureau:

Pour découvrir plus de documentaires de l'ONF, rendez-vous sur la chaîne onf.ca/documentaire

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