Solange et les vivants: exercice d'autopromotion **

Film maladroit et décousu, Solange et les vivants ne doit... (Fournie par K-Films Amérique)

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Film maladroit et décousu, Solange et les vivants ne doit probablement sa présence sur nos écrans au seul fait qu'Ina Mihalache est une Québécoise (installée en France depuis 2004).

Fournie par K-Films Amérique

Le SoleilÉric Moreault 2/5

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CRITIQUE / Il fallait bien qu'un jour un youtubeur bascule du côté du cinéma. Ina Mihalache vient de le faire avec Solange et les vivants, et les résultats sont plus que mitigés. Son petit film, qui se veut une introduction à son personnage fictif qui diffuse des vidéos sur le populaire site Web, tient davantage de l'exercice d'autopromotion plutôt vain qu'autre chose. En plus d'être profondément ennuyant.

Je ne fais probablement pas partie du public cible d'Ina Mihalache - ils sont près de 235 000 abonnés à sa chaîne sur YouTube, et certains de ses clips ont été vus plus de 500 000 fois. Mais je sais ce qu'est du cinéma, et Solange et les vivants n'en est pas. La réalisation est platement académique et pleine de tics; le scénario, mince comme une feuille de papier; et le propos, faussement songé. 

La Solange en question est une jeune femme solitaire qui refuse tout contact social. Lorsqu'un livreur sonne à sa porte, elle s'évanouit. Diverses personnes se relaieront ensuite auprès d'elle pour s'assurer que le fâcheux événement ne se reproduira pas. Ce qui est évidemment un prétexte à des saynètes où Solange peut discourir, en voix hors champ, sur tout et sur rien. Surtout sur rien, sans que ce soit particulièrement éclairant ou drôle. N'est pas Woody Allen qui veut pour jouer au neurasthénique. 

Film maladroit et décousu, Solange... ne doit probablement sa présence sur nos écrans au seul fait qu'Ina Mihalache est une Québécoise (installée en France depuis 2004). Il faut aussi être capable de supporter sa diction affectée et enfantine.

«J'aime beaucoup les films où il se dit en apparence rien, mais où c'est dit longuement», dit Solange dans une de ces vidéos. Ben voilà, tout est dit à propos de ce moyen métrage.

* * *

Comme le film est très court, le distributeur a eu la bonne idée de programmer La cour des mirages avant Solange... Le court métrage d'anticipation de Zoé Pelchat propulse le spectateur dans un monde étrange, celui de Jean-Marc (Paul Ahmarani), un hypocondriaque et germophobe. Lorsqu'il se fait dérober son désinfectant par des personnages hauts en couleur, il décide de les suivre dans un ailleurs qui le métamorphose.

Hautement original et au ton particulier, La cour des mirages s'avère, au contraire du film qui le suit, un beau moment cinématographique (à noter, les images sont signées Michel La Veaux, le directeur photo de Sébastien Pilote et Benoît Pilon, entre autres). Une bonne carte de visite pour la jeune réalisatrice québécoise, qui laisse espérer de belles choses pour un éventuel long métrage.

Au générique

  • Cote: **
  • Titre: Solange et les vivants
  • Genre: comédie
  • Réalisatrice: Ina Mihalache
  • Acteurs: Ina Mihalache, Francis Van Litsenborgh et Christian Henrard
  • Classement: général
  • Durée: 1h05
On aime: c'est très court

On n'aime pas: l'exercice d'autopromotion, le narcissisme de l'ensemble, le discours creux

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