Crise à Deepwater Horizon: le puits du diable ***

Mike Williams (Mark Wahlberg) et les autres personnes... (Fournie par Remstar)

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Mike Williams (Mark Wahlberg) et les autres personnes sur la plate-forme Deepwater Horizon vont vivre l'enfer à la suite d'une série d'erreurs qui engendrent un effet domino apocalyptique.

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(Québec) CRITIQUE / L'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, le 20 avril 2010, a provoqué une énorme marée noire. Mais ce n'est pas au plus grand désastre écologique de l'histoire américaine que s'attarde Crise à Deepwater Horizon. Plutôt, à petite échelle, à la catastrophe qui a raflé la vie de 11 hommes dans l'immense incendie qui a suivi. Le film anxiogène de Peter Berg réussi assez bien à nous faire vivre la bravoure des héros ordinaires et les drames humains, sans éviter une certaine surenchère et un excès de mélo à la fin.

Honnêtement, on craignait le pire avec le réalisateur de Bataille navale (2012) et du Seul survivant (2014), avec Mark Wahlberg, qui revient devant sa caméra ici. Berg a démontré qu'il sait filmer les scènes d'action et leur imprimer un bon rythme qui génère une forte tension. Mais il a aussi révélé dans ces longs métrages son insistance à utiliser les gros plans et le ralenti dans les excès d'hémoglobine.

Cette fois, il fait preuve d'une surprenante retenue. On s'entend, il s'agit d'un film catastrophe (un genre dont la popularité ne se dément pas depuis les années 70 avec L'aventure du Poséidon, La tour infernale, etc.). L'Américain a la main lourde sur les séquences d'explosion, mais, bon, on imagine qu'il y a un certain réalisme. C'est plutôt quand il y a morts d'homme qu'il opte pour la modération, préférant les plans de réaction, tout aussi efficaces, que le voyeurisme malsain.

Mais avant d'en arriver là, Berg met patiemment en place les divers éléments qui ont mené à la catastrophe causée par la négligence criminelle d'hommes obsédés par les dépassements de coût (les travaux ont 43 jours de retard). 

Il s'attarde à Mike Williams (Wahlberg), à Jimmy Harrell (Kurt Russell, méconnaissable) et, dans une moindre mesure, à Andrea Fleytas (Gina Rodriguez, une actrice montante). Chacun d'eux a un rôle crucial à accomplir sur le monstre d'acier flottant, en particulier Harrell, le responsable des opérations.

Ils sont rapidement confrontés aux exigences des hommes de la pétrolière BP, en particulier l'intransigeant Vidrine (John Malkovich, toujours aussi bon). Bien que les tests démontrent certaines anomalies, il exige qu'on aille de l'avant avec l'extraction - au grand dam d'Harrell, qui prône une plus grande sécurité. 

Berg trace un parallèle facile mais efficace entre la tension au-dessus de l'eau et la pression qui monte du fond du golfe du Mexique. Le spectateur sait ce qui s'en vient, mais pas les hommes et les femmes qui vont bientôt vivre l'enfer à la suite d'une série d'erreurs qui engendrent un effet domino apocalyptique. Évidemment, le personnage de Wahlberg est d'un calme olympien.

Crise à Deepwater Horizon n'est pas avare de détails techniques dans la première partie, alors que le film adopte une approche presque documentaire. Un peu fastidieux, mais nécessaire pour la suite des choses. Et celle-ci est très explicite - coeurs sensibles s'abstenir.

Le film ne tombe pas dans les excès de Titanic, de James Cameron, mais il adopte la même approche en jouant sur la relation entre Mike Williams et sa femme Felicia (Kate Hudson), restée à la maison. Et en insistant sur les éléments plus mélodramatiques.

Bien que le scénario relègue à l'arrière-plan les causes et les impacts de ce désastre environnemental, les éléments sont assez explicites pour que le spectateur en tire ses conclusions tout en appréciant la dose d'adrénaline que lui procure Crise à Deepwater Horizon. C'est déjà plus que ce à quoi je m'attendais.

Au générique

Cote :  ***

Titre : Crise à Deepwater Horizon

Genre : drame

Réalisateur : Peter Berg

Acteurs : Mark Wahlberg, Kurt Russell et Gina Rodriguez

Classement : 13 ans et plus

Durée : 1h37

On aime : la reconstitution, la tension bien amenée 

On n'aime pas : l'insistance mélodramatique

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