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Festival de cinéma de la ville de Québec

Un homme de danse: la passion jusqu'à la pointe des pieds***

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(Québec) CRITIQUE / Un homme passionné et d'une grande classe. C'est la façon dont on qualifierait Vincent Warren à la sortie de la projection du documentaire Un homme de danse de Marie Brodeur. Pour avoir été l'une de ses élèves dans ses cours d'histoire de la danse dans les années 90, la vérité ne pourrait être plus près.

On fait connaissance avec Vincent Warren, alors qu'il s'apprête à quitter son appartement qu'il habite depuis les années 60. En remplissant ses boîtes de dessins, de livres, de bibelots, il plonge dans ses souvenirs. Ses débuts comme danseur, ses amours, sa retraite de la scène. À travers son histoire et les témoignages notamment de Brian Macdonald, de Jeanne Renaud et d'Annette av Paul, qui ont dansé avec lui, le cinéphile revit en filigrane l'évolution de la danse au Québec la montée du style contemporain avec Martha Graham et José Limon dans les années 60-70, une époque où les arts prenaient de plus en plus leur place.

L'histoire de Vincent Warren en soi n'est pas banale. Il naît en Floride, le dernier de 14 enfants. Ses frères jouent tous au football alors que lui s'intéresse au ballet. Un passe-temps hors du commun encore aujourd'hui pour un garçon. À 12 ans, il réussit à se payer ses premières leçons de danse avec son salaire de camelot. Inutile de dire qu'il est le seul garçon de sa classe! Mais son amour de la danse est plus fort et malgré les commentaires parfois disgracieux à son égard, il persévère. Il déménage à New York dans le but avoué de faire une carrière professionnelle. Il s'entraîne dans la même classe que Rudolf Nureyev, se joint au Metropolitain Opera Ballet où il côtoie la cantatrice Maria Callas et danse au Santa Fe Opera Ballet où Igor Stravinsky est chef d'orchestre. 

En 1961, il se joint aux Grands Ballets Canadiens à Montréal et devient rapidement premier danseur de la compagnie grâce à son charisme et sa présence sur scène. De son propre aveu, un événement tragique fait de lui un meilleur danseur : la mort de son amoureux, le poète Frank O'Hara en 1966. Il exprime sa souffrance à travers la danse. Ses rôles dans le ballet Carmina Burana et l'opéra rock Tommy le propulsent au-devant de la scène.

À 40 ans, Vincent Warren prend sa retraite après avoir passé 18 ans avec Les Grands Ballets Canadiens. «J'ai quitté la scène, mais pas la danse», confie-t-il. Aujourd'hui encore, il partage ses connaissances de l'histoire de la danse à la bibliothèque de l'École supérieure de danse du Québec qui porte aujourd'hui son nom et qui compte plus de 25 000 documents (DVD, livres, gravures, etc.) liés à la danse, dont plusieurs lui appartiennent. C'est en quelque sorte son legs.

Un homme de danse, qui a remporté le Prix de la meilleure oeuvre canadienne au Festival international du film sur l'art en 2016, sera présenté vendredi à 10h au Cabaret à l'occasion du Festival de cinéma de la ville de Québec. Il prendra l'affiche au cinéma Le Clap le 30 septembre.

Au générique

Cote :   ===

Titre : Un homme de danse

Genre : documentaire

Réalisateur : Marie Brodeur 

Classement : général 

Durée : 1h23 

On aime : faire connaissance avec un homme aussi passionné, être témoin de l'évolution de la danse au Québec

On n'aime pas : le passage sur la danse indienne un peu long

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