Fébrilité et émotion à la fête du cinéma

  • L'accueil chaleureux a profondément ému Chloé Robichaud. (Le Soleil, Caroline Grégoire)

    Plein écran

    L'accueil chaleureux a profondément ému Chloé Robichaud.

    Le Soleil, Caroline Grégoire

  • 1 / 11
  • L'atmosphère était fébrile comme à toutes les fêtes, jeudi soir, à place D'Youville, parée aux couleurs du Festival de cinéma de la Ville de Québec. (Le Soleil, Caroline Grégoire)

    Plein écran

    L'atmosphère était fébrile comme à toutes les fêtes, jeudi soir, à place D'Youville, parée aux couleurs du Festival de cinéma de la Ville de Québec.

    Le Soleil, Caroline Grégoire

  • 2 / 11
  • Le ciel s'est dégagé pour l'arrivée des vedettes de <em>Pays</em>, de Chloé Robichaud. (Le Soleil, Caroline Grégoire)

    Plein écran

    Le ciel s'est dégagé pour l'arrivée des vedettes de Pays, de Chloé Robichaud.

    Le Soleil, Caroline Grégoire

  • 3 / 11
  • Emily VanCamp (Le Soleil, Caroline Grégoire)

    Plein écran

    Emily VanCamp

    Le Soleil, Caroline Grégoire

  • 4 / 11
  • Chloé Robichaud (Le Soleil, Caroline Grégoire)

    Plein écran

    Chloé Robichaud

    Le Soleil, Caroline Grégoire

  • 5 / 11
  • Macha Grenon (Le Soleil, Caroline Grégoire)

    Plein écran

    Macha Grenon

    Le Soleil, Caroline Grégoire

  • 6 / 11
  • Chloé Robichaud a gravi les marches du tapis rouge en compagnie de ses muses, Nathalie Doummar, Macha Grenon et Emily VanCamp. (Le Soleil, Caroline Grégoire)

    Plein écran

    Chloé Robichaud a gravi les marches du tapis rouge en compagnie de ses muses, Nathalie Doummar, Macha Grenon et Emily VanCamp.

    Le Soleil, Caroline Grégoire

  • 7 / 11
  • Rémy Girard (Le Soleil, Caroline Grégoire)

    Plein écran

    Rémy Girard

    Le Soleil, Caroline Grégoire

  • 8 / 11
  • Yves Jacques (Le Soleil, Caroline Grégoire)

    Plein écran

    Yves Jacques

    Le Soleil, Caroline Grégoire

  • 9 / 11
  • Nathalie Doummar ()

    Plein écran

    Nathalie Doummar

  • 10 / 11
  • L'équipe du film <em>Pays</em> (Le Soleil, Caroline Grégoire)

    Plein écran

    L'équipe du film Pays

    Le Soleil, Caroline Grégoire

  • 11 / 11

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'atmosphère était fébrile comme à toutes les fêtes, jeudi soir, à la place D'Youville, parée aux couleurs du Festival de cinéma de la Ville de Québec (FCVQ). On célébrait la sixième édition du FCVQ, qui grandit en vigueur à vue d'oeil. Mais aussi la présence de la grande visite pour son ouverture : Chloé Robichaud. La cinéaste prodigue de la capitale revenait à Québec pour présenter son Pays. L'accueil chaleureux qu'elle a obtenu a profondément ému la femme de 28 ans.

Signe précurseur: le ciel s'est dégagé pour Chloé, qui a gravi les marches du tapis rouge aux bras de ses muses : Macha Grenon, Nathalie Doummar et Emily VanCamp. Dans son sillage, toute l'équipe de Pays, dont Yves Jacques, un autre natif de Québec, et Rémy Girard.

À l'intérieur du Palais Montcalm, festivaliers, vedettes du monde artistique et notables se pressaient dans la salle bondée. Sans compter le jury, notamment Julien Poulin, Manon Briand et Roch Demers, et les nombreux invités de la réalisatrice: famille, amis et professeurs qui l'ont longuement applaudie. «J'ai l'impression d'être une rock star», a-t-elle blagué sur scène.

Ce qui vient aussi avec le fait qu'année après année, le FCVQ affiche un dynamisme et un professionnalisme sans cesse croissant sous la gouverne d'Ian Gailer, son directeur général. Cela ne passe pas inaperçu. «Nous avons toutes les raisons de nous réjouir de cet essor accéléré», a souligné Michel Roy, le président de Téléfilm Canada, un ancien de Québec, lui aussi.

Monique Simard, la présidente de la SODEC, n'a pas été en reste, mais c'est Julie Lemieux, conseillère responsable de la culture à la Ville de Québec, qui a le mieux résumé la situation et l'esprit de la soirée: «On est en train de réaliser un petit miracle.»

Pays

Après les mondanités d'usage, tout était en place pour la projection de Pays. On attendait avec impatience le deuxième long métrage de Chloé après Sarah préfère la course, présenté à Cannes en 2013. D'autant que la réalisatrice a élargi ses horizons avec ce drame politique teinté d'humour.

Le film se déroule sur l'île de Besco, magnifiquement filmée à Terre-Neuve. Le pays fictif de 170 000 habitants tire le diable par la queue. Ses ressources minières sont convoitées par une compagnie canadienne, avec la bénédiction d'Ottawa. Ses représentants débarquent avec leurs gros sabots pour convaincre les habitants de cette petite contrée d'abandonner ses velléités nationales et environnementales pour 1500 emplois... 

Dans la délégation canadienne, il y a Félixe (Nathalie Doummar), députée néophyte et idéaliste. En face d'elle, Danielle (Macha Grenon), la présidente du Besco, qui subit les pressions contradictoires de sa population et du Canada. Entre les deux, Émilie (Emily VanCamp), une médiatrice chargée de trouver un terrain d'entente.

Pays s'attardera d'abord longuement sur les tenants et aboutissants de cette négociation, pour ensuite scruter les états d'âme de ces trois femmes confrontées aux désillusions et aux limites de leurs mandats respectifs, ainsi que l'impact de leur travail sur leur vie familiale.

Comme dans son film précédent, Robichaud est plus dans l'allusion que l'explication. Elle maintient aussi une distance, notamment dans sa façon de cadrer. En résulte un film cérébral et complexe qui ne se laisse pas facilement apprivoiser. Dans sa volonté de traiter de plusieurs sujets complexes, Chloé Robichaud a surchargé son propos - qui trop embrasse mal étreint.

Pays est tout de même un long métrage pertinent, qui offre une perspective féministe crédible sur des maux qui rongent nos sociétés soi-disant démocratiques. Un film courageux.

Émile Schneider: la leçon de cinéma

Mylène Mackay et Émile Schneider dans Embrasse-moi comme tu m'aimes... (Photo fournie par Filmoption International) - image 3.0

Agrandir

Mylène Mackay et Émile Schneider dans Embrasse-moi comme tu m'aimes

Photo fournie par Filmoption International

Émile Schneider gravira peut-être le tapis rouge du Festival de cinéma de la ville de Québec, ce jeudi, avec l'aide d'une canne. Non, il ne se prend pas pour Pierre Sauvageau, son personnage dans Embrasse-moi comme tu m'aimes. Un banal accident. Le jeune homme qui veut partir à la guerre n'est pas son alter ego. Plutôt son grand-père!

Émile Schneider a mené un vrai parcours de combattant pour pouvoir jouer dans ce 13e long métrage d'André Forcier, qui se déroule en 1940. Le réalisateur ne prend pas vraiment au sérieux ce grand sec qui joue de la musique avec son fils, même s'il a plusieurs rôles au petit et au grand écran à son actif. «Je l'ai un peu harcelé», avoue-t-il. 

Un peu? Lui qui était prêt à accepter une figuration pour pouvoir scruter le travail de Forcier obtient une audition pour le rôle principal. Une vingtaine de jeunes acteurs sont déjà passés par là, dont plusieurs amis. 

C'est lui, toutefois, qui va décrocher le rôle de ce jeune homme qui rêve d'aller en découdre avec les nazis, mais qui reste coincé à Montréal parce qu'il doit prendre soin de sa soeur handicapée. À partir de ce moment, «j'ai fait beaucoup de recherches [historiques] et sur mon grand-père». 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la vie de celui-ci ressemble à un palpitant récit d'aventures. «Il était dans les Fusiliers Mont-Royal, le même bataillon que Pierre. À 23 ans, il s'est engagé et a participé au débarquement de Dieppe [un fiasco total pour les forces alliées]. Il a été capturé, s'est enfui d'Allemagne avec quatre autres Québécois, puis a été recruté par les services secrets. C'est un vrai héros de guerre.»

Ironiquement, son grand-père a fait dans la réalité ce dont rêve Pierre dans la fiction. «Ça a été un peu une recherche sur mes origines pour réfléchir à quel homme j'aurais été il y a 70 ans. C'est un peu ça que j'ai essayé de rendre dans le film.»

Embrasse-moi... est typique de l'univers du réalisateur d'Une histoire inventée. Le créateur s'inspire de la réalité, historique dans ce cas-ci, pour créer un univers décalé et onirique, mélange de poésie surréaliste et de réalisme magique teinté d'humour fantasque. «On sort de la dictature du réalisme», souligne l'acteur de 27 ans.

C'est dans ce décor qu'évoluent Pierre et sa jumelle Berthe (Juliette Gosselin), qui le désire sans que ce soit réciproque. Leur relation sulfureuse impose un grand degré d'intimité et de complicité pour les acteurs. «Quand j'ai rencontré Juliette, ça a été un coup de foudre. Dès les premières lectures, on a eu des frissons et bien connectés ensemble.»

Le contact était moins intimidant avec Mylène Mackay, qui joue son amoureuse Marguerite. Leurs parents étant herboristes, ils se sont connus enfants. Sauf que «c'est complètement un hasard qu'on se retrouve là: ça faisait 10 ans qu'on ne s'était pas vus. Mais il y a beaucoup de synchronicité autour des films de Forcier, de rencontres fortuites. Il travaille tellement longtemps et de façon presque obsessive que tout advient.»

Il faut dire que plusieurs acteurs auraient été prêts à monter à genoux les marches de l'oratoire Saint-Joseph pour en être, ce qui explique la distribution toute étoile, mélange de curieux et d'habitués comme Roy Dupuis. Schneider retrouvait celui qui jouait son père dans le très bon Là où Attila passe... (Onur Karaman). «On était très content, surtout qu'on a beaucoup de points communs.»

Il l'admet volontiers, ce film a été l'occasion de rencontres «extraordinaires». Mais le fait de travailler avec tous ses acteurs établis et un de nos plus grands réalisateurs a mis la barre haute. «J'étais plus nerveux, je voulais tellement bien faire.» Une fois le stress dissipé, Embrasse-moi comme tu m'aimes fut une aventure hors du commun.

«Chaque jour a été une leçon de cinéma.»

Au Musée national des beaux-arts du Québec, jeudi, à 19h

À voir au FCVQ

  • American Honey (Andrea Arnold), Palais Montcalm, 15h30
Le film d'Andrea Arnold a profondément divisé la critique à Cannes. Je fais partie de ceux qui ont cordialement détesté cette mauvaise téléréalité d'une platitude absolue sur des jeunes bums, mettant en vedette Sasha Lane et Shia LaBeouf. D'autres ont adoré ce road movie. À preuve: il a remporté le Prix du jury. À vous de voir.

  • Compétition nationale des courts, Le cabaret, 19h
Le FCVQ s'est forgé une renommée au fil des ans avec sa sélection étoffée de courts métrages. Cette sélection de six oeuvres est le premier volet de la compétition des meilleurs films québécois et canadiens.

  • Labyrinthe (Jim Henson), place D'Youville, 20h
OK, Jim Henson a fait mieux que ce film brouillon dont les effets spéciaux ont mal vieilli, mais Labyrinthe met en vedette le regretté David Bowie dans le rôle du roi des Gobelins. Une raison suffisante pour aller le voir sur grand écran extérieur. De toute façon, c'est gratuit.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer