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Sept mercenaires à l'assaut du Festival du film de Toronto

Denzel Washington sur le tapis rouge de la... (La Presse canadienne, Nathan Denette)

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Denzel Washington sur le tapis rouge de la projection des Sept mercenaires, qui ouvrait jeudi soir le Festival du film de Toronto.

La Presse canadienne, Nathan Denette

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Michel COMTE
Agence France-Presse
Toronto

Le festival international du film de Toronto s'est ouvert jeudi soir avec la projection d'un remake du western Les sept mercenaires, prélude d'une dizaine de jours qui vont faire la place belle au cinéma européen et aux femmes.

«Je voulais simplement voir Denzel Washington sur un cheval, je ne pensais pas à la couleur» de sa peau, a confié le réalisateur Antoine Fuqua en conférence de presse, entouré de sa brochette d'acteurs, pour justifier le choix de l'acteur noir Denzel Washington pour le rôle principal.

Sans aucune légèreté, cette version revisitée ne relèguera pas aux oubliettes Les sept mercenaires de John Sturges, vieille de plus d'un demi-siècle, inspiré lui-même par le Japonais Akira Kurosawa (Les sept samouraïs).

Denzel Washington - dans le rôle de chasseur de primes joué par Yul Brynner dans la version de Sturges -, embarque une équipe de fines gâchettes (Chris Pratt, Ethan Hawke...) pour protéger une bourgade du Far West d'un industriel (Peter Sarsgaard) cupide à la demande pressante d'une femme (Haley Bennett).

«J'avais dit que ce serait un événement», non pas avec une approche basée sur la discrimination raciale, mais plus en raison de la personnalité des acteurs, a souligné le réalisateur.

«Denzel entre dans une pièce, et toute la salle se fige. Clint Eastwood entre et toute la salle se fige. Est-ce parce que c'est un flingueur ou à cause de la couleur de sa peau? Nous laisserons le public en décider plutôt que de rendre ça évident», a-t-il ajouté.

L'idée n'était pas de faire un western classique où tous «les mecs blancs ressemblent à John Wayne» mais de réaliser un film «à partir du monde dans lequel nous vivons maintenant», a expliqué Antoine Fuqua, avant de fouler le tapis rouge et de donner le coup d'envoi de 11 jours de festival où vont être projetés environ 400 longs et courts métrages venant de plus de 80 pays.

Les femmes à l'honneur

Dans ce décor, les femmes sont de plus en plus à l'honneur.

Sans arriver à la parité chère au premier ministre Justin Trudeau, les organisateurs leur ont donné davantage de visibilité. Pratiquement un tiers des scénarios ou des réalisations sont l'oeuvre de femmes.

Le festival de Toronto ne décerne pas de palme ou d'ours comme à Cannes ou à Berlin mais uniquement un prix du public, donnant souvent le tempo aux récompenses hivernales à Hollywood.

C'est ainsi que des films ou des interprètes, mis en exergue en septembre à Toronto, ont décroché quelques mois plus tard l'Oscar (l'actrice Brie Larson dans Room - Le monde de Jack, Matthew McConaughey avec Dallas Buyers Club ou le film Esclave pendant 12 ans de Steve McQueen).

Au-delà des paillettes et du protocole autour du film d'Antoine Fuqua, les festivaliers ont découvert Message from the king, dernier long métrage du Belge Fabrice du Welz retraçant l'histoire d'un Sud-Africain, fraîchement arrivé à Los Angeles, qui venge la mort de sa soeur.

Autre première mondiale au programme en ouverture, le film chinois Je ne suis pas madame Bovary de Feng Xiaopang qui s'attaque avec un humour caustique au combat d'une gérante de café, escroquée par son ex-mari, contre les lourdeurs administratives et les pratiques ancestrales. Ou encore le long métrage de la Nigériane Kemi Adetiba pour une comédie grinçante sur un mariage somptueux sombrant dans un fiasco retentissant.

La France, avec 31 films produits ou coproduits, tient une place de choix au festival de Toronto, une représentation illustrée aussi par les réalisatrices (Mia Hansen-Love, Katell Quillévéré, Houda Benyamina) venues pour s'ouvrir le marché nord-américain en tentant de décrocher un distributeur au cours des journées dédiées au marché du film.

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