Natalie Portman reine de Venise et Première Dame

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Natalie Portman a fait courir les foules à son arrivée à la projection de Jackie.

AP, Ettore Ferrari

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Franck IOVENE
Agence France-Presse
Venise

L'actrice américaine Natalie Portman a créé l'événement mercredi à la Mostra de Venise avec Jackie, le film biographique attendu du Chilien Pablo Larrain où elle campe une Jackie Kennedy éplorée.

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Natalie Portman dans Jackie

Fournie par le Festival du film de Toronto

«Nous avons visionné des images, écouté des enregistrements de Jackie. Elle était froide, timide dans ses apparitions publiques, mais très différente lorsqu'elle parlait à un vieil ami», a déclaré Natalie Portman, 35 ans, en conférence de presse à Venise, à propos de ce rôle qui la met en bonne place pour un prix d'interprétation.

«Je me suis inspirée de choses réelles, je n'ai pas vu d'autres films ni d'autres actrices interprétant Jackie», a ajouté l'actrice oscarisée pour Le cygne noir en 2011 et dont la performance pourrait lui valoir la Coupe Volpi, qui récompense les meilleures interprétations à Venise.

En course pour le Lion d'Or, qui sera décerné samedi, Jackie raconte les quatre journées qui ont suivi l'assassinat de JFK à Dallas le 22 novembre 1963, vue à travers le regard de l'ex-Première Dame des États-Unis. Le film a été applaudi à la projection du matin réservée aux professionnels.

«Je crois que Jackie était une femme très mystérieuse, une des femmes les plus inconnues parmi les personnalités connues dans le monde. C'était un grand défi pour moi d'utiliser l'instrument du cinéma pour arriver jusqu'à elle», a déclaré le réalisateur Pablo Larrain, 40 ans, qui réalise son premier film hors de son Chili natal.

À l'image de ses prédécesseurs sud-américains, les Mexicains Alejandro González Iñárritu (avec Birdman) et Alfonso Cuarón (avec Gravité), il pourrait entamer à Venise sa marche vers l'Oscar.

Le film sera aussi présenté au Festival du film de Toronto, le 11 septembre.

Natalie Portman et Pablo Larrain à la conférence... (AFP) - image 2.0

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Natalie Portman et Pablo Larrain à la conférence de presse de Jackie

AFP

«Nous savons tous ce qui est arrivé à Kennedy, mais nous ne savons pas ce qu'ont été ces trois journées pour elle. J'ai cherché des tranches de mémoires, des morceaux d'idées qui ne sont pas montés chronologiquement. La narration est plus émotionnelle que chronologique», a expliqué Pablo Larrain.

Une personne en danger

Le metteur en scène et son actrice ont aussi indiqué s'être inspirés de conversations enregistrées de Jackie Kennedy avec l'historien Arthur Schlesinger.

Natalie Portman est impressionnante de ressemblance, aussi bien dans les traits que dans la façon de se mouvoir de l'ancienne Première Dame. La caméra de Pablo Larrain la suit de très près tout au long du film. La direction de la photographie est signée du Français Stéphane Fontaine.

«Cela a été difficile pour Natalie d'avoir des personnes de l'équipe aussi près pendant tout le tournage, mais je voulais quelque chose de proche, d'intime pour parvenir à ressentir ce que Jackie avait ressenti. On a capturé une humanité en danger, c'est une personne en danger», a-t-il expliqué.

«Je n'ai pas voulu la célébrité, je suis devenue une Kennedy», dit Jackie à un prêtre venu la soutenir. Elle lui fait part de ses doutes, de ses inquiétudes, de sa crainte ne plus plaire à un homme désormais.

Natalie Portman, dont la filmographie compte déjà une quarantaine de longs métrages (depuis Léon de Luc Besson en 1994), a admis avoir vécu le tournage «le plus dangereux» de sa carrière.

«Tout le monde connaissait Jackie, savait comment elle se déplaçait, comment elle marchait. Il y a avait donc la possibilité de comparer avec l'originale et cela me faisait très peur parce que je ne me suis jamais considérée comme une grande imitatrice», a-t-elle dit.

Elle s'est aussi glissée dans la garde-robe de l'ex-Première Dame et notamment dans le célèbre tailleur rose qu'elle portait à Dallas, à bord de la Lincoln décapotable, le jour du drame.

Robert Kennedy, frère du président défunt (interprété par le Suédois Peter Sarsgaard), se montre proche d'elle dans cette période douloureuse de la vie de Jackie.

C'est elle qui incitera «Bobby» à reprendre la politique. Il sera lui aussi assassiné, le 6 juin 1968, à Los Angeles, en pleine campagne électorale.

L'univers vu par Terrence Malick

Voyage dans le temps sera aussi présenté au... (Fournie par le Festival du film de Toronto) - image 4.0

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Voyage dans le temps sera aussi présenté au festival du film de Toronto vendredi.

Fournie par le Festival du film de Toronto

Le réalisateur américain Terrence Malick a présenté mercredi à la Mostra de Venise Voyage dans le temps, un film ambitieux, qui vise rien de moins qu'à raconter l'histoire de l'univers.

Immensités galactiques, paysages terriens sublimes, musique de Bach ou de Malher, tout concourt à faire de ce documentaire réalisé par l'auteur de L'arbre de vie (2011) un spectacle envoûtant.

Terrence Malick, à qui on doit aussi le chef-d'oeuvre La mince ligne rouge, a passé près de 10 ans sur ce film, réalisé en partie avec une équipe spécialisée dans les effets spéciaux dirigée par Dan Glass, qui a travaillé sur Batman - Le commencement  et La matrice rechargée.

Le film est raconté en voix off par Cate Blanchett, dans un propos plutôt philosophique. Mais c'est surtout un patchwork d'images, volcans en éruption, divisions de cellules microscopiques, scènes de la vie humaine montrant tout à la fois nos faiblesses, nos traditions mais aussi la façon dont nous exploitons cette planète.

Des images du téléscope géant Hubble et d'un satellite en observation autour du Soleil ont été mélangés avec des effets spéciaux dans un tourbillon visuel impressionnant.

Dan Glass et son équipe ont été dûment briefés sur les dernières théories concernant le système solaire, mais ils ont dû créer de toutes pièces certaines images de l'espace ou celles sur les formes primitives unicellulaires de vie.

«On a eu recours à tout ce qu'on pouvait trouver, du gel, du verre, des machines à fumée, afin de créer tout un éventail d'effets spéciaux», a expliqué Dan Glass dans un communiqué.

Paul Atkins, spécialisé dans le documentaire sur la vie sauvage a également expliqué combien les séquences sur la nature et les animaux sauvages avaient été parfois difficiles, en raison de l'exigence de Terrence Malick de filmer sans téléobjectif et au grand angle.  AFP

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